Finalement, ce sont 431 personnes qui ont été arrêtées administrativement ce samedi durant la manifestation d’activistes anti-nucléaire à la base militaire de Kleine Brogel. Pour encadrer le rassemblement pacifiste, la Défense avait mis à disposition 900 militaires pour la sécurité de la base. 250 agents de police locaux et fédéraux étaient également sur place. Selon la porte-parole de la Défense, ce dispositif a coûté 150000€ de plus. Elle a déclaré que l’action avait été non-violente et qu’il n’y a pas eu de dégradations. Tous les manifestants ont été relâchés dans la soirée.

Le journal basque Gara a publié un communiqué d’ETA dans lequel l’organisation donne son éclairage sur la fusillade survenue le 16 mars dernier en région parisienne, au cours de laquelle un policier français est décédé.

ETA affirme que la fusillade a débuté après que la police française ait neutralisé et séquestré quatre militants de l’organisation et ait tiré deux fois en direction d’un de ses membres au sol et sans arme. Après avoir entendu les coups de feu, trois autres militants se sont approchés et ont demandé aux policiers de jeter leurs armes et de s’en aller. Deux policiers ont commencé à se retirer pendant que d’autres ont pointé leurs armes et ont commencé à tirer. ETA déclare que ses membres ont tiré neuf coups de feu alors que les policiers français beaucoup plus. ‘La fusillade trouve son origine dans l’action de la police française contre nos militants, et en aucun cas l’inverse. Ce sont eux (les policiers français) qui ont approché les gudaris (soldats en basque) d’ETA pour les séquestrer et qui ont été les premiers à tirer’. Suite à cette fusillade, un militant basque de 27 ans, qui a affirmé appartenir à l’ETA, a été arrêté.

Alors que les présidents français et espagnol ont promis d’éradique une à une toutes les bases de l’organisation, l’ETA appelle dans son communique le gouvernement et les citoyens français à une profonde réflexion sur où veut les entraîner l’ivresse répressive du gouvernement espagnol. En outre, elle demande à Paris et à Madrid d’abandonner le chemin stérile de la répression et, à travers le dialogue et la négociation, à se positionner en faveur d’une solution démocratique basée sur le respect de la volonté du peuple basque.

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Les Kurdes sont venus des quatre coins d’Europe à l’appel de la Fédération des associations kurdes, pour dénoncer notamment les opérations menées par la police belge il y a tout juste un mois à l’encontre de la télévision ROJ-TV. Il y a d’ailleurs eu un peu d’agitation avant le début de la manifestation, lorsque des organisateurs ont reconnu parmi les policiers en civils présents certains enquêteurs de la police fédérale qui avaient opéré la descente brutale et dévastatrice au siège de ROJ-TV. Les organisateurs ont menacé de ne pas lancer le cortège tant que ces personnes étaient présentes. La police fédérale s’est faite plus discrète et le cortège a démarré.

Les 5.000 manifestants présents au début de la manifestation se sont vite retrouvé 10.000 à la petite ceinture. Comme à la manifestation du 6 mars, notre Secours rouge a participé à la constitution dans la manifestation d’un groupe de solidarité internationaliste (photo 1). Ce groupe était ouvert par une délégation du MLKP. La manifestation a débouché au Cinquantenaire. Ou un podium accueillait des orateurs et des musiciens kurdes. Les manifestants ont repris les slogans, chanté et dansé devant les caméras de ROJ-TV qui organisait une émission en direct (photo 2).

Manifestation kurde à Bruxelles

Manifestation kurde à Bruxelles

Manifestation kurde à Bruxelles

Manifestation kurde à Bruxelles

A l’occasion de la journée d’actions européennes contre les armes nucléaires, plus de 800 personnes s’étaient rassemblées à la base militaire de Kleine Brogel pour y dénoncer la présence de vingt bombes. Malgré la forte présence policière locale ainsi que celle d’agents fédéraux et de militaires, une quarantaine de personnes ont réussi à pénétrer dans l’enceinte pour organiser un pic-nique sur la piste d’atterrissage des F-16. Elles ont toutes été interpellées et seront détenues administrativement jusqu’à ce que le parquet décide de les libérer. Le mot d’ordre de la manifestation était de mener une action de désobéissance afin de paralyser la base de Kleine Brogel et ainsi rendre impossible l’usage des bombes nucléaires étasuniennes qui y sont entreposées.

Action à la base de Kleine Brogel

Action à la base de Kleine Brogel

Arrestation à base de Kleine Brogel

Arrestation à base de Kleine Brogel

Ce samedi 3 avril, la Confédération des associations kurdes en Europe organise à Bruxelles une grande manifestation en soutien à ROJ-TV et en protestation contre l’opération policière anti-PKK du 4 mars. Des milliers de Kurdes sont attendus d’Allemagne, de France, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et de Scandinavie. Le départ aura lieu à 11 heures gare du Nord.

Le Secours Rouge propose aux forces révolutionnaires et progressistes de Belgique de former un bloc solidaire dans la manifestation, avec comme premier lieu de rendez-vous la petite pyramide de la place Rogier entre 10h00 et 10h30. A 10h30, nous irons ensemble rejoindre le rassemblement kurde.

[rouge]EDIT: modification du lieu de rendez-vous (pour cause de travaux); nouveau lieu: place Rogier devant le Sheraton.[/rouge]

Ce mercredi 31 mars s’est tenu, comme tous les mercredi, un rassemblement contre l’extradition du militant révolutionnaire turc Faruk Ereren de l’Allemagne vers la Turquie. Un tract a été distribué.

Lire le tract – format pdf

Manifestation pour Faruk Ereren

Manifestation pour Faruk Ereren

Özgürlük, qui signifie ‘Liberté’ en turc est un bureau d’information alternative proche de la gauche extraparlementaire turque. Hier matin, son agence d’Amsterdam a été perquisitionnée par les unités antiterroristes néerlandaises. Par le passé, l’organisation avait déjà fait l’objet de perquisitions dans le cadre d’opérations policières visant le DHKP-C. Ce mardi, trois personnes auraient été arrêtées et mises en garde à vue. Leurs identités sont pour l’instant toujours inconnue.

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Le 15 avril 2009, une quinzaine de militants du comité d’action et de soutien aux sans-papiers avaient perturbé le lancement de la campagne des libéraux européens pour les prochaines élections européennes. Aux cris de ‘A bas les frontières, stoppez les déportations!’, les militants ont fait irruption peu après le début du congrès organisé à Tours et Taxis devant un petit millier de militants libéraux venus de toute l’Europe. Après un bref instant de confusion, la police est intervenue pour déloger manu militari les militants qui avaient tous été appréhendés, parfois brutalement, par la police.

C’est aujourd’hui que se tenait la première audience du procès de cette affaire. Les avocats des six membres du CAS poursuivis à cette occasion ont demandé et obtenu le report de l’affaire au 24 avril. Ils ont fait remarquer que les seuls témoignages présents dans le dossier étaient des témoignages de policier, et qu’un procès ne pouvait se faire sur base d’une telle ‘enquête’.

Par ailleurs, la date de la prochaine audience du deuxième procès CAS (les échauffourées lors de l’occupation du hall de l’Office des étrangers) vient d’être fixée au 6 mai. On sait que le parquet essaie de joindre ces deux affaires, et que les avocats des activistes tentent d’empêcher cette jonction.

Huit personnes ont été interpellées mardi matin au Pays-Basque français dans le cadre d’une enquête sur des attentats ou des tentatives d’attentat contre des agences immobilières, terrains de golf et villas, réalisés par le mouvement ‘Euskal Herria ez da salgai’ (‘Le Pays-Basque n’est pas à vendre’). Les huit hommes ont été placés en garde à vue à Bayonne, âgés pour la plupart d’une trentaine d’années, ils ont été interpellés à Ascain, Ciboure, Saint-Jean-de-Luz, Cambo-les-Bains, Briscous, Anglet.

Les policiers de la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT) et les gendarmes de la Section de recherches de Pau (Pyrénées-Atlantiques) agissent dans le cadre d’une enquête préliminaire de la section antiterroriste du parquet de Paris portant sur plusieurs attentats commis avec des engins artisanaux au Pays-Basque français entre 2007 et 2009 (photo).

Action de 'Le Pays-Basque n'est pas à vendre'

Action de ‘Le Pays-Basque n’est pas à vendre’

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