Un homme d’une quarantaine d’années a été arrêté après s’être introduit dans une zone sécurisée de l’aéroport de Shannon, où il est monté sur l’aile d’un avion de transport C-130 Hercules de l’US Air Force et a tenté d’endommager son fuselage à l’aide d’un outil. Interpellé par les forces de sécurité et placé en garde à vue pour dégradations, il fait l’objet d’une enquête visant à déterminer ses motivations ainsi que les failles de sécurité ayant permis son intrusion. L’incident intervient dans un contexte sensible pour l’aéroport qui a été accusé d’avoir servi d’escale technique à des vols opérés par l’ICE dans le cadre d’expulsions de migrants en situation irrégulière depuis les États-Unis vers leurs pays d’origine, suscitant des critiques de la part d’associations et d’élus irlandais.
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L’Inde étudie la possibilité d’utiliser des serpents et des crocodiles comme « une barrière biologique » dans environ 175 km de zones marécageuses impossibles à clôturer. Soutenu par le ministre de l’Intérieur Amit Shah, ce projet vise à renforcer la dissuasion dans une région déjà surveillée par drones et capteurs, mais où les passages illégaux persistent.
Les syndicalistes Başaran Aksu et Doğukan Akan ont entamé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements qu’ils subissent en détention et pour exprimer leur solidarité avec la résistance des mineurs de Doruk. . Selon une déclaration syndicale, Aksu a été privé d’eau potable pendant 48 heures à son arrivée en prison et confronté à de graves problèmes d’hygiène, tandis qu’Akan a été ciblé de restrictions. Détenus dans une prison de type T à Süleymanlı (Akhisar), les deux hommes dénoncent l’absence de réponse à leurs recours et affirment que leur situation vise plus largement la répression des luttes syndicales.
Zaid et Gino comparaîtront à nouveau devant la Cour d’appel de Paris le 15 avril, dans le cadre de procédures judiciaires liées à des demandes d’extradition. La justice française doit statuer sur la requête de la Hongrie visant Zaid, près d’un an après avoir refusé une demande similaire concernant Gino, et examiner parallèlement un nouveau mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne contre ce dernier. Ces audiences constituent des étapes clés pour les deux affaires. Afin de les soutenir, le Comité de Solidarité Budapest appelle à se rassembler le mercredi 15 avril à 13 h au Palais de Justice de Paris (métro Cité), chambre 5, pôle 7.
Le tribunal régional de Flensbourg a rejeté l’application de l’article 129 du Code pénal allemand visant des militants du mouvement Letzte Generation (Dernière Génération), estimant que les éléments retenus par le parquet ne permettaient pas de qualifier leurs actions d’« organisation criminelle ». Les juges ont considéré que les blocages attribués au mouvement relevaient plutôt d’infractions telles que la coercition ou des dommages matériels, sans atteinte avérée à l’ordre public ni perturbation des services publics, et ont souligné leur dimension de participation au débat politique.
Malgré cette décision, d’autres procédures similaires restent ouvertes en Allemagne contre des militants du mouvement Letzte Generation, engagées dans différentes juridictions par plusieurs parquets sur la base de l’article 129 du Code pénal allemand. Il s’agit de dossiers distincts, mais relevant d’une même stratégie judiciaire visant à qualifier certaines actions de désobéissance civile comme relevant d’une « organisation criminelle ». Cette disposition, qui permet des pouvoirs étendus d’enquête et de surveillance et expose à de lourdes peines, est de plus en plus contestée lorsqu’elle est appliquée à des mobilisations liées au climat, tandis que d’autres décisions judiciaires sur des affaires similaires sont encore attendues dans plusieurs villes allemandes.
Plusieurs organisations palestiniennes alertent sur la dégradation des conditions de vie de prisonniers palestiniens libérés puis déportés vers l’Égypte dans le cadre d’accords d’échange entre Israël et le Hamas. Elles évoquent environ 250 personnes concernées, dont une centaine auraient ensuite été pris en charge par des pays tiers comme l’Algérie, la Turquie ou la Malaisie, sans qu’un recensement précis et stabilisé ne soit disponible. En particulier, le bureau des martyrs et des prisonniers du FPLP dénonce une situation humanitaire difficile et l’absence de conditions de vie dignes, et appelle notamment à une prise en charge médicale urgente, au rétablissement des droits financiers, à un accès rapide aux soins, ainsi qu’à la garantie de la liberté de mouvement et du maintien des liens familiaux.
La plupart de ces anciens prisonniers déportés seraient actuellement hébergés dans un hôtel au Caire, avec un soutien financier partiel attribué à des acteurs extérieurs, dont le Qatar. Ils vivent sous surveillance des services de sécurité égyptiens, sans liberté de circulation ni documents de voyage officiels, ce qui limite fortement leur autonomie. Cette situation s’inscrit dans une forme d’impasse diplomatique : de nombreux ex-détenus, condamnés à de lourdes peines ou à la perpétuité, se retrouvent interdits de retour, tandis que l’Égypte est utilisée comme pays de transit sans solution durable de réinstallation. Faute d’accords d’accueil systématiques, une partie d’entre eux resterait bloquée au Caire, certains transferts vers d’autres pays n’étant réalisés qu’au cas par cas.
L’organisation Defense for Children International – Palestine (DCI-P), seule ONG palestinienne dédiée aux droits des enfants, a annoncé la fin de ses activités après des années de pressions et de restrictions israéliennes, qui l’a désignée comme organisation « terroriste » en 2023 en raison de liens présumés avec le FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine). Son directeur général, Khaled Quzmar, explique que l’ONG n’a plus pu surmonter les contraintes opérationnelles liées à cette criminalisation, malgré 35 ans de travail de documentation des violations et d’assistance juridique aux enfants détenus. DCI-P, membre du réseau international Defence for Children International, a subi raids, restrictions et campagnes de délégitimation ce qui a finalement conduit à sa fermeture. Cela intervient dans un contexte de hausse de l’emprisonnement des mineurs palestiniens, dont au moins 350 sont actuellement détenus.