La camarade Andi, membre du secrétariat international du Secours Rouge International et militante de l’organisation Revolutionärer Aufbau, passait en procès hier et avant-hier. Elle est accusée d’avoir participé à une série d’actions pyrotechniques et incendiaires contre des cibles policières et diplomatiques. Alors même que le représentant de la sûreté de l’Etat reconnaissait que, malgré un espionnage très serré, aucune preuve n’avait pu être réunie, le procureur a demandé quatre ans et demi de prison ferme sur une base politique: celle de la contre-révolution préventive. Il a déclaré en audience que Revolutionärer Aufbau comptait de plus en plus de jeunes, que ceux-ci étaient de plus en plus radicaux, et qu’il fallait leur envoyer un « message » pour les dissuader de poursuivre dans cette voie…
Une centaine de militants avaient fait le déplacement dans la petite ville tessinoise de Bellizona où siège le tribunal fédéral, assurant une présence dans la salle, de petites actions et manifestations sauvages dans la ville. Quelques bousculades ont eu lieu avec les robocops cantonaux. Des délégations du Secours Rouge International étaient venu d’Allemagne, d’Italie et de Belgique.
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Plus d’une centaine de personnes, dont une délégation de notre Secours Rouge, s’était réunie hier matin au rond point Louise pour se diriger vers le palais de justice. Une salle bondée a pu entendre le réquisitoire du procureur du roi qui a demandé l’acquittement pur et simple pour les faits concernant la deuxième affaire. Précédemment, nous avions constaté qu’un membre de la police avait pris des photos des sympathisants avec son GSM dans la salle. Il s’est avéré hier que cette même personne est partie civile…
La plaidoirie de Maître Deswaef, avocat de la défense, a mis en avant le contexte politique des faits. Il a également dénoncé la construction orchestrée du dossier et la collusion entre la police et la partie civile. Il a mis en avant de nombreux exemples, dont des témoignages policiers contredits par les témoins et les vidéos,… Cette plaidoirie s’est soldée par une salve d’applaudissements. Le verdict sera prononcé le 28 octobre.
Le 23 septembre s’est tenue une manifestation pacifiste dans un quartier populaire multiculturel de Tokyo. Divers slogans y étaient mis en avant, depuis la sortie du nucléaire jusqu’à la libération des militants arrêtés au Mali alors qu’ils luttaient contre l’accaparement de leurs terres. La police est violemment intervenue en visant spécifiquement un manifestant, Sono Ryota. Les policiers ont tabassé les manifestants qui tentaient de le protéger, puis l’on menotté et conduit de force dans leur fourgon. Ryota est un militant anti-nuéclaire, membre du syndicat des jeunes précaires (Freeter Union) et à l’origine du mouvement ’50 jours de manifestations consécutives pour la liberté’. Ryota a été incarcéré après une prise forcée de ses empreintes digitales et de photos, alors que légalement, cette mesure ne vise que les inculpés pour meurtre et les étrangers. Son avocat, qui a pu le rencontrer, a signalé qu’il était blessé au visage et avait le corps couvert de bleus.
Sono Ryota
En avril 2008, débutait sur le campus universitaire de l’ULB, une lutte de personnes « sans-papiers ». Un Comité d’Actions et de Soutien (CAS) aux sans-papiers s’est constitué autour de ces occupations pour porter avec elles une lutte politique qui durera plus de deux ans. Diverses actions menées par le CAS contre la politique migratoire orchestrée par les différents gouvernements belges et européens prennent place au sein d’une ligne politique qui se constitue autour de trois objectifs stratégiques : régularisation de tous les sans-papiers, arrêt des rafles et expulsions, destruction des centres fermés (camps pour étrangers).
De semaines en semaines, tout un dispositif répressif et de contrôle qui va prendre en engrenage les militants du CAS : présence policière systématique aux abords du Campus (facilitée par la collaboration du service de sécurité de l’ULB), lignes téléphoniques mises sur écoute, mailing list placée sous surveillance ainsi qu’une juridiciarisation des arrestations en fin de manifestations.
Huit inculpés du Comité d’Actions et de Soutien aux « sans-papiers » (CAS) restent poursuivis, et c’est ce. Ce 29 septembre 2011 se jouera la dernière partie de cette mauvaise farce qui aura duré, en tout, plus de trente mois. Rassemblement de solidarité ce jeudi 29 septembre à 8h30 au carrefour Louise.
Les autorités ont annoncé que des membres présumés du PKK avaient mené différentes actions dans le sud-est du pays tout au long de la journée d’hier. Selon elles, celles-ci font suite à la déclaration du ministre de l’éducation après les événements du week-end, et son affirmation selon laquelle les forces de sécurité maîtrisaient la situation après qu’il ait accusé les guérilleros d’utiliser des professeurs comme boucliers humains.
Ce mardi, au cours de deux actions dans deux provinces distinctes, des guérilleros présumés ont enlevé huit professeurs et un ‘garde de village’. Dans la province de Elizag, ils ont arrêté un véhicule transportant des enseignants, et ont emmené les hommes, laissant le conducteur et les femmes sur place. Trois autres professeurs ont été enlevé chez eux dans la province de Diyarbakir. Un peu plus tard, une bande de guérilleros a pris en embuscade un convoi de l’armée en mission de ratissage suite aux kidnapping. Cinq soldats ont été blessés dans l’explosion de la bombe. Par ailleurs, des camions et des citernes ont été incendiés à divers endroits dans la région.