Cela fait maintenant plus de dix ans que les paysans honduriens se battent pour récupérer leurs terres. Dix ans que dure le conflit agraire avec les entrepreneurs qui ont acquis les terres de manière frauduleuse en corrompant les autorités. Certaines d’entre elles n’ont même jamais été inscrites au nom des acheteurs mais l’état a reconnu leurs droits sous forme de concessions.
Après une longue période de revendications, de prises de terre et de routes en signe de protestation, un processus de négociation est entamé en 2009 et une convention est signée entre les paysans et les propriétaires terriens, approuvée par le président Zelaya entre autres. Ils se sont alors accordés pour créer une commission tripartite afin de réviser le procédé légal pour l’acquisition des terres par les propriétaires terriens. Mais la chute de Zelaya lors du coup d’état du mois de juin a paralysé les négociations et devant l’intransigeance du gouvernement de facto, les paysans ont entamé une campagne de récupération des terres, entraînant une répression intense des forces de l’ordre.
Au début du mois de janvier, une vaste opération d’expulsion avait commencé dans plusieurs villages du département de Colomb. Cette semaine, plus de 600 personnes ont été délogées par un important contingent composé de militaires, de policiers et de gardes de sécurité. Ils ont attaqué à balles réelles et de caoutchouc et avec du gaz lacrymogène des familles entières de paysans. Ce fut un délogement très violent. Tous les paysans arrêtés ont été remis en liberté, mais trois d’entre eux seront poursuivis en justice et ont donc, eux, été placés en détention provisoire. Sachant qu’actuellement, plus de 300 autres personnes poursuivent le processus de récupération des terres, il est à craindre d’autres actions répressives dans les prochains jours.
Affiche de la résistance hondurienne
Laurence Guimon, une militante d’ETA, a entamé le 2 janvier une grève de la faim illimitée pour dénoncer ses conditions de détention à Roanne (Loire). ‘La semaine dernière, elle a perdu 6,5 kg. Elle a du mal à se rendre au parloir où elle arrive essoufflée‘, a expliqué la soeur de la militante, ‘Elle boit seulement et ne mange pas‘, a-t-elle souligné en précisant néanmoins que sa soeur bénéficiait d’un suivi médical par un médecin de la prison. Laurence Guimon revendique la fin de son isolement, le rapprochement géographique de son compagnon, un militant d’ETA incarcéré à Lannemezan, et la restitution immédiate de ses permis de visite. Laurence Guimon, 40 ans, a été arrêtée le 22 janvier 2003 à Estialesq.
Laurence Guimon
Le procès du policier accusé d’avoir tué Alexis Grigoropoulos en décembre 2008 devait commencer ce matin à Amfissa, à 200 kilomètres d’Athènes. Un autre policier, inculpé de complicité pour homicide volontaire doit également être jugé. Initialement prévu dans la capitale, la cour suprême avait décidé en novembre, malgré les requêtes de la famille de la victime, de transférer le procès à Amfissa pour des ‘raisons de sécurité’. Plus de 400 policiers avaient été envoyés dans la petite ville afin d’assurer le calme. Par crainte d’une manifestation des organisations de gauche, plusieurs magasins et banques de la ville avaient installé des stores afin de protéger leurs façades. Tout ça pour rien. Aucun manifestant n’était visible ce matin et après quelques minutes, la cours d’assises a décidé d’ajourner le procès, l’avocat principal de la défense, retenu par un autre procès, ne pouvant pas être présent. Le procès doit reprendre vendredi.