Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine sera entendu ce 22 octobre dans sa remise en question des pratiques de l’isolation pour les prisonniers politiques palestiniens. D’abord détenu depuis 2002 dans différentes prisons de l’Autorité Palestinienne se trouvant sous garde britannique et américaine, le leader palestinien a été enlevé par l’armée israélienne et condamné en 2008 à 30 ans de rétention, accusé d’être le dirigeant d’une organisation interdite, d’atteintes à la sécurité nationale d’Israël,… Depuis plus de six mois, Sa’adat se trouve en isolement à la prison de Ramon, où on lui a également interdit tout droit de visite. Tous ses livres personnels ont été confisqués, et il n’a accès à la presse que deux fois par semaine.
Depuis son incarcération, il se bat contre les conditions de détentions des prisonniers politiques, et la volonté des autorités pénitentiaires de criminaliser les relations humaines et sociales entre détenus, mais aussi avec leur famille. Son combat s’est matérialisé par une grève de la faim de neuf jours en juillet dernier et par ce procès, intenté contre l’Administration Pénitentiaire israélienne, dont la première audience se tiendra le 22 octobre prochain. A cette occasion, de nombreuses manifestations de soutien seront organisées en Palestine et ailleurs dans le monde.
Ahmad Sa’adat
La ville de Poitiers a connu dimanche, en fin d’après-midi, une heure d’émeute animée par des manifestants dénonçant le un transfert de détenus, prévu dimanche, entre l’ancienne et la nouvelle prison. Après avoir patienté pendant trois-quarts d’heure, les manifestants se sont lancés à travers la ville, sortant bâtons et barres de fer de leurs cachettes. Aux tags sur les murs et les vitrines et sur le baptistère Saint-Jean ont succédé les premiers feux de poubelles, puis le saccage des vitrines, notamment sur le parvis de la basilique Notre-Dame-la-Grande. Pris de court les policiers poitevins, bientôt renforcés par la compagnie locale de CRS, ont tenté de maîtriser les émeutiers. Recourant au gaz lacrymogènes, les forces de l’ordre ont surtout incommodé.
De nombreuses vitrines ont été détruites à coups de pied ou de manches de pioches. Dix-huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Ce lundi après-midi, 7 personnes passent en comparution immédiate au palais de justice de Poitiers.
Emeutes à Poitiers
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Selon une délégation de militants présente à Tegucigalpa, des snipers ont tiré, sans faire de victimes, samedi sur l’ambassade du Brésil où est réfugié Manuel Zelaya (président du Honduras, renversé par un coup d’état le 28 juin dernier) depuis le 24 septembre. De plus, des militaires colombiens, formés en technique de tortures et de répression dans l’école des Amériques aux Etats-Unis, se dirige actuellement vers le Honduras.
Malgré la brutalité croissante des forces de l’ordre, des milliers de gens continuent à manifester dans les rues de la capitale. Samedi, la police a ordonné la dispersion de la foule sous peine de graves conséquences, l’encerclant par des convois militaires. Pourtant, le gouvernement du coup d’état raconte au monde entier que le loi martiale a été levée. Mais y a toujours une présence armée massive et les manifestants sont toujours brutalement attaqués et arrêtés.
Des guérilleros appartenant à l’Armée nationale de Libération de la Colombie (ELN, guévariste – photo) ont libéré les armes à la main le commandant Gustavo Anibal Giraldo Quinchia, en attaquant le convoi de police qui l’amenait à un tribunal ce mercredi. Un garde a été tué et un autre blessé dans la fusillade. Le directeur national de la police, le général Oscar Naranjo, a annoncé une récompense valant 895.000 US$ pour n’importe quelles informations menant à l’arrestation de Giraldo Quinchia. Début 2008, le gouvernement colombien avait annoncé la capture de Giraldo Quinchia. Le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos avait estimé qu’il s’agissait de ‘la plus importante arrestation‘ d’un dirigeant de l’ELN à ce jour.
Guérilleros colombiens
Un embryon de Ministère de l’Intérieur de l’Union européenne a été fondé dans le secret dans le cadre du Traité de Lisbonne 4. Ces plans pour ‘un Ministère de l’Intérieur’ embryonnaire de l’Union européenne pour organiser le partage de renseignements et la lutte contre le terrorisme et le crime a été accepté aux pourparlers secrets la semaine dernière, selon le quotidien anglais Telegraph.
Le texte du Traité annonce qu »un comité permanent sera fondé dans le Conseil pour assurer que la coopération opérationnelle sur la sécurité intérieure est mis en place et renforcé dans l’Union‘. Les formules ont délibérément été laissées dans le vague. Selon un officiel impliqué dans les pourparlers: ‘parfois il vaut mieux ne pas expliciter trop les choses pour garder la flexibilité et offrir aux fonctionnaires (…) la créativité d’une page blanche.‘ Agissant sous le couvert de cette discrète section du Traité, des fonctionnaires ont fondé un Comité Permanent de la Sécurité Intérieure (COSI) pour mettre en oeuvre ce qui est efficacement la politique de sécurité intérieure de l’UE.
Les informations disponibles pour des agences d’application de la loi et ‘des organisations de sécurité publique’ seraient étendues du partage d’ADN et des bases de données d’empreinte digitale, gardées et stockées pour des nouvelles cartes d’identité de génération numériques, incluant aussi les enregistrements CCTV et celui issu de de la surveillance d’Internet. COSI coordonnera la politique entre des forces nationales et des organisations de l’Union européenne comme Europol, l’agence de frontières de Frontex, la Force de Gendarmerie européenne et les services de renseignements qui partagent le Centre de Situation Commun, sous des mesures connues comme ‘le programme de Stockholm’. Il intensifiera brusquement la collaboration parmi les polices des États membres.
L’Emirat d’Abou Dhabi sera le premier état à ficher l’ADN de toute sa population. La première étape est de mettre en place l’infrastructure, et d’engager les techniciens de laboratoire, ce qui devrait prendre environ un an. L’objectif est d’échantillonner un million de gens par an, ce qui devrait prendre 10 ans si l’on prend en compte l’évolution de la population. C’est le premier pays à avoir décidé de ficher les empreintes génétiques de l’intégralité de sa population, expatriés, immigrés et ‘visiteurs’ compris, indéfiniment – ou au moins jusqu’à leur mort.
Les tout premiers à être fichés seront les mineurs, au motif que ‘la majeure partie des criminels commencent lorsqu’ils sont jeunes. Si nous les identifions à cet âge, il sera plus simple de les réhabiliter avant qu’ils ne commettent de crimes encore plus graves‘, selon le Dr Ahmed al Marzooqi, responsable de la base de données ADN nationale au ministère de l’Intérieur des Emirats Arabes Unis. D’ailleurs, la base de données nationale a déjà été créée, les kits de prélèvement ont déjà été commandés.