Les indépendantistes corses ont bloqué samedi matin l’aéroport d’Ajaccio et le port de Bastia, retardant des milliers de touristes en transit, une action inédite destinée à exiger le rapprochement dans l’île des prisonniers incarcérés sur le continent. A Ajaccio, une centaine de militants indépendantistes ont empêché l’accès à l’unique route menant à l’aéroport Napoléon-Bonaparte, contraignant certains touristes, souvent excédés, à s’y rendre à pied, en tirant leurs valises sur plusieurs kilomètres. Quelques vols ont été retardés.
A Bastia, l’accès au port de commerce a également été inaccessible toute la matinée, bloquant près de 3.000 personnes. Les deux manifestations ont entraîné des embouteillages de plusieurs kilomètres aux abords des deux villes jusqu’en fin d’après-midi.
« Nous exigeons le retour de tous les prisonniers politiques comme le stipulent les lois françaises et comme le souhaitent 100% des Corses et des responsables politiques », a affirmé un porte-parole de la Commission anti-répressive (CAR). « Aujourd’hui, les familles sont désespérées et elles ont décidé de mener des actions qui vont monter en intensité dans les jours et les semaines qui viennent », a déclaré le représentant de l’association Sulidarità. Elles réclament que soit appliquée la loi pénitentiaire de novembre 2009, qui prévoit que « les prévenus dont l’instruction est achevée et qui attendent leur comparution devant la juridiction de jugement peuvent bénéficier d’un rapprochement familial ».
Barrage en Corse pour les prisonniers politiques
La répression massive sur les militants syndicaux indépendants se poursuit en Iran. Mansour Osanloo (photo), est le porte parole du syndicat Vahed celui des travailleurs et chauffeurs de bus de Téhéran. Il devait être libéré le 1er août 2010 mais une cour de justice a prétexté pour lui coller une année de prison de plus qu’il aurait des connexions avec les groupes d’opposition illégaux. La parodie de procès a duré une heure et dix minutes. Mansour Osanloo n’a même pas pu voir ses avocats qui n’ont pas étés informés de la date de l’audience.
Abdolreza Ghanbari un syndicaliste enseignant est incarcéré depuis plusieurs mois et a été condamné a la peine de mort c’est extrêmement inquiétant puisque on se rappelle encore de l’exécution par pendaison de Farzad Kamangar, un jeune enseignant et militant syndicaliste enseignant le 9 mai 2010 dernier
Behnam Ebrahimzadeh et Mehdi Farahi Shandiz, sont deux membres se la commission pour la formation des organisation de travailleurs libre en Iran, ils restent détenus au secret. Mehdi Farahi Shandiz est en prison depuis le 1er juillet 2010. Il est l’un des militants syndicaux arrêtés lors des manifestation du mois de mai 2009 à Téhéran. Il avait été séverement passé a tabac lors de son arrestation et subit ensuite la torture dans la prison tristement célèbre Kahrizak au sud de Téhéran, sous des accusations de « troubles a l’ordre public ».
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Mansour Osanloo
Un membre présumé d’ETA, Luis Maria Zengotitabengoa (photo), a été arrêté en Belgique lors d’une opération conjointe entre les polices espagnole et belge. L’arrestation a eu lieu à Ostende alors que l’homme arrivait à un hôtel avec de faux papiers. Zengotitabengoa, 29 ans, était recherché pour avoir loué une fourgonnette chargée d’explosifs qui a été interceptée, le 9 janvier dernier, lors d’un contrôle de routine à Bermillo de Sayago, dans la province de Zamora. Il est aussi soupçonné d’être lié à un appartement à Obidos, au nord de Lisbonne, où avait été retrouvé en février des explosifs et près de 1,5 tonne d’équipements appartenant à l’ETA. Cette opération porte à 58 le nombre de présumés etarras arrêtés par la police, en Espagne ou dans d’autres pays d’Europe, depuis le début de l’année.
Luis Maria Zengotitabengoa
La lutte organisée contre les disparitions en garde à vue a commencé en Amérique Latine. La lutte des « Mères de la Place de Mai » en Argentine a été un exemple pour beaucoup des personnes dans divers pays du monde. Aussi en Turquie où la résistance a débuté avec la campagne pour un militant révolutionnaire, Hasan Ocak disparu en 1995, dont on a fini par retrouver la dépouille portant des traces de tortures.
C’est suite à cette campagne que fut fondé, en 1996, le « Comité International Contre les Disparitions » (ICAD) dans le but de coordonner et d’organiser la résistance contre les disparitions à l’échelle internationale. La 2e Conférence Internationale Contre les Disparitions s’est tenue à Bogota en 1997. Deux membres d’une organisation que soutenaient la Conférence, ont été assassinés par les forces paramilitaires, avant la Conférence, le 19 mai 1997. Ils avaient enquêté et éclairci beaucoup des cas de disparition en garde à vue. La 3e Conférence a été réalisée aux Philippines, à Manille, en 1999, et la 4e en 2002 à Nuremberg. La 5e Conférence internationale d’ICAD est en préparation, elle se tiendra à Londres.
Ce dimanche 22 août à 13h, une soirée de présentation d’ICAD sera organisée à l’Institut kurde de Bruxelles, au 16 rue Bonnels à Saint-Josse.
Au programme : Présentation d’ICAD et de son histoire, projection d’un film documentaire, musique.
Logo d’ICAD
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La société Global Rainmakers Inc. (GRI) a annoncé il y a quelques jours qu’elle est actuellement en train d’introduire sa technologie de scanographie de l’iris pour créer ce qu’elle appelle ‘la ville la plus sûre du monde’. L’éventail d’engins disponibles va du scanner à grande échelle (pouvant capturer l’iris de plus de cinquante personnes en mouvement par minute) au plus petit (qui scanne entre quinze et trente yeux par minute).
Scanners d’iris
Dans le cadre d’un partenariat avec la ville de Leon au Mexique, GRI va la remplir de scanners oculaires, dans ce qui n’est qu’un premier pas. L’entreprise envisage que dans dix ans maximum, chaque personne, chose et lieu soit relié à ce système d’iris. Pour l’implémenter, la ville est en train de créer une base de données d’iris. Lorsque les habitants prendront le bus, ou retirerons de l’argent à la banque, ils scanneront leur iris. Les officiers de police contrôleront ces scanners, et pourront suivre à la trace les mouvements des individus surveillés. Un journaliste américain a eu l’occasion de tester un des ces appareils la semaine dernière. Il affirme qu’il a fallu moins d’une seconde pour que son oeil soit scanné et enregistré dans la base de données. Après cela, à chaque fois qu’il est passé à travers un scanner (même en courant), ses yeux ont été identifiés correctement. Les appareils sont pour l’instant acheminé vers Leon et seront d’abord installé dans les commissariats, les zones de détentions et aux postes de contrôle de sécurité, avant de se répandre dans toute la ville. La première phase actuellement en cours a déjà coûté plus de cinq millions de dollars à Leon.