Une trentaine de manifestants ont condamné dimanche 4 à Lille une loi du gouvernement polonais qui criminalise les symboles communistes. En brandissant des drapeaux rouges devant le consulat de Pologne, ils ont exprimé leur crainte face à un article du code pénal entré en vigueur en juin. Selon ce dernier, arborer un drapeau floqué de la faucille et du marteau ou un tee-shirt de Che Guevara, serait passible de deux ans de prison.
Rassemblement à Lille devant le consulat de Pologne
Durant deux jours, les maoïstes ont mené une grève générale en protestation de l’assassinat de leur porte-parole Azad, par les forces de sécurité durant une ‘mise en scène de combat’. Durant ces deux jours, les maoïstes ont mené plusieurs offensives dans les états de l’Orissa, du Chhattisgarh et du Jharkhand. Ils ont notamment déclenché une explosion dans le district du Dantewada (Chhattisgarh), tuant deux policiers. Ils ont également pris d’assaut le bâtiment du parti du Congrès de la région, attaque durant laquelle dix personnes sont décédées, dont deux policiers et six guérilleros. Toujours dans l’état du Chhattisgarh, les maoïstes ont attaqué des camps paramilitaires. Dans l’état voisin d’Orissa, ils ont mis le feu à un commissariat. Un policier a été tué dans une fusillade entre les guérilleros et les forces de sécurité dans le Jharkhand, où les maoïstes ont également fait exploser des lignes de chemin de fer. Ils ont également fait évacuer la gare de Hehegarha avant de la faire exploser. Au total, ce sont huit offensives qui ont été menées par les guérilleros au cours de ces deux derniers jours.
Sabotage maoïste à Patna
Arkaitz Agirregabiria, Mikel Karrera et Maïté Aranalde ont tous trois été arrêtés le 20 mai dernier dans un appartement de Bayonne. Les autorités les soupçonnent d’avoir notamment dirigé et participé à des attaques menées par l’ETA. Il y a 29 jours, Agirregabiria, incarcéré à Bourg en Bresse) est entré en grève de la faim pour dénoncer la situation d’isolement qui lui est imposée. Il est en effet séparé de tous les autres prisonniers basques et à plus de 1000 kilomètres de chez lui. Les deux autres militants arrêtés le même jour et qui se trouvent dans la même situation ( respectivement à la prison de Rennes-Vezin et à celle de Poitiers-Vivonne) l’ont rejoint dans son action de protestation. Karrera est entré en grève de la faim le 27 juin, Aranalde le 2 juillet. Le 3 juillet, deux autres prisonniers basques incarcérés à Poitiers-Vivonne sont également entré en grève, en solidarité avec Maïté Aranalde et tous les autres prisonniers politiques basques, et contre la collaboration directe de l’Etat français dans la répression et le conflit politique basque.
Mikel Karrera Sarobe
Un nouveau système de surveillance, surnommé Sigard, a été installé dans plusieurs villes hollandaises, et récemment également anglaises. Sigard est un dispositif qui permet d’enregistrer les conversations en public. Selon son fabriquant, Sound Intelligence, il fonctionne en détectant les hausses de ton dans les schémas de conversation. Aux Pays-Bas, des micros ont ainsi été placés dans les centres villes, dans des bureaux du gouvernement, dans des prisons, des gares,… Ce système donne donc la capacité à la police d’écouter les conversations privées tenues dans les lieux publics. Sound Intelligence affirme que les agressions physiques sont régulièrement précédées de violences verbales, et que donc la détection de ces mouvements d’humeur par Sigard permet une intervention policière plus rapide où il pourrait y avoir un problème. Et par la même occasion, permettre une surveillance encore plus intrusive…