Les forces israéliennes recourent à un dispositif de surveillance technologique étendu pour recueillir des renseignements sur les Palestiniens, notamment les responsables et cadres des organisations palestiniennes. Celui-ci combine dispositifs terrestres dissimulés, avions de reconnaissance, drones, satellites et ballons, ainsi que l’interception et le piratage des communications téléphoniques et Internet. Des équipements sont implantés lors d’incursions terrestres, par des drones, des agents collaborateurs ou des forces spéciales, puis camouflés dans l’environnement urbain et les décombres.
Les systèmes identifiés comprennent notamment des modules associant microphones, caméras classiques et thermiques et enregistreurs numériques, des caméras motorisées alimentées par panneaux solaires et batteries, des capteurs déclenchant automatiquement des prises de vue, des dispositifs d’écoute transmettant les données par radiofréquence et des balises de géolocalisation utilisant des réseaux cellulaires.
Face à cette situation, les organisations palestiniennes diffusent sur les réseaux sociaux des messages vidéo visant à sensibiliser la population, en décrivant les dispositifs utilisés et en appelant à signaler leur présence.
Deux bénévoles humanitaires ont été interpellés le 23 août près de la plage de Benítez, à Ceuta, lors d’une intervention de la police nationale espagnole. Les policiers ont frappé des personnes présentes, menotté deux bénévoles et saisi leurs téléphones après que ceux-ci ont demandé à consulter un avocat avant de remettre les clés de leur véhicule. Le véhicule a ensuite été fouillé sans mandat judiciaire.
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La journaliste Gazel Bulut a été libérée de la prison de haute sécurité de Kandıra, après avoir purgé une peine de 10 ans et 10 mois prononcée pour des accusations d’« appartenance à une organisation » et de « propagande » pour le TKP/ML (Parti Communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste). Détenue depuis 2017, elle avait vu sa demande de libération conditionnelle rejetée en 2025 au motif qu’elle avait séjourné dans un quartier de prison réservé aux détenus politiques. Durant sa détention, Gazel Bulut a écrit deux livres pour enfants, Damlayan Masallar et Pulun Sırrı. Sa libération intervient après l’accomplissement de la totalité de sa peine.
À l’appel du Comité Solidarité Budapest et de nombreuses organisations, un rassemblement antifasciste est prévu le dimanche 30 août dès 14H, place de la Bataille-de-Stalingrad à Paris, contre l’extradition de Gino, militant albanais poursuivi dans le cadre de l’affaire de Budapest. D’autres rassemblements sont également prévus, notamment à Londres et Grenoble, tandis que des actions se multiplient en France, comme à Amiens.
Le 19 août, la cour d’appel de Paris a rendu un avis favorable à son extradition vers l’Allemagne, où il risque jusqu’à dix ans de prison pour sa participation présumée à une action contre une manifestation néonazie à Budapest en 2023. Gino a saisi la Cour de cassation pour contester cette décision.
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Deux militantes du collectif People Against Genocide ont été arrêtées après avoir escaladé le toit, endommagé les installations et recouvert de peinture le site de l’entreprise Martin-Baker à Uxbridge, dans la banlieue de Londres. Cette action visait à dénoncer et à combattre les liens de l’entreprise avec l’armée israélienne. En effet, celle-ci fournit notamment des sièges éjectables destinés aux avions de combat F-35 utilisés par Israël. L’action visait à perturber les activités du site et à dénoncer la fourniture d’équipements militaires utilisés dans le génocide toujours en cours à Gaza.
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Des affrontements ont opposé samedi 22 août la police à des jeunes à Ben Guerdane, dans le sud-est de la Tunisie, après le naufrage d’une embarcation transportant 15 migrants, dont 14 habitants de la ville. Les manifestants ont bloqué des routes et incendié des pneus pour dénoncer le manque de réaction des autorités face au drame, qui a fait 12 morts et deux disparus.
Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les personnes, dans une ville déjà marquée par des mobilisations après des naufrages similaires. Les habitants dénoncent notamment depuis plusieurs années les défaillances des autorités dans les recherches de disparus et l’identification des corps.
Le Deauville Sport Images Festival a retiré une photographie du reporter palestinien Jehad Alshrafi montrant un match de football à Gaza. Le cliché, initialement exposé, a été remplacé fin août par une photo de cyclistes après des demandes de retrait. La ville de Deauville a confirmé le remplacement, expliquant vouloir « ne pas entrer dans la polémique, ni heurter qui que ce soit ». L’épisode intervient alors que des soutiens du génocide en cours en Palestine s’étaient mobilisés pour obtenir le retrait de la photographie.