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Biélorussie : Le collectif Anarchist Black Cross classé « organisation extrémiste »

Les autorités biélorusses ont inscrit le collectif anarchiste ABC Belarus sur la liste officielle des « formations extrémistes », une qualification qui criminalise toute collaboration, soutien financier ou échange d’informations avec l’organisation. Le groupe dénonce une nouvelle étape dans la répression visant les mouvements anarchistes et les réseaux de solidarité avec les prisonniers politiques. Selon la législation biélorusse, des peines allant jusqu’à huit ans de prison peuvent être prononcées, y compris de manière rétroactive, contre les personnes accusées de liens avec ces organisations.

Russie : Des soutiens d’Azat Miftakhov dénoncent des actes de torture en détention

Le comité de soutien au mathématicien et anarchiste russe Azat Miftakhov affirme que ce dernier a subi des actes de torture après son transfert dans la prison de haute sécurité de Kharp, dans l’Arctique russe. Détenu depuis 2019, il a été victime de violences physiques et psychologiques graves, selon un témoignage relayé par ses soutiens. Ceux-ci demandent l’arrêt des mauvais traitements et sa libération immédiate.

Maroc : Des responsables de gauche interrogés pour leur opposition à la normalisation avec Israël

Les autorités marocaines ont interrogé plusieurs dirigeants du parti de gauche Voie démocratique, dont son secrétaire général Jamal Barajaa, à propos de discours dénonçant la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Le parquet évoque des propos jugés incitatifs, tandis que le parti dénonce une campagne de répression politique et des restrictions visant ses activités. Cela s’inscrire dans la criminalisation croissante du mouvement de solidarité avec la Palestine par les autorités marocaines depuis les accords de normalisation signés en 2020.

Pays basque : Un prisonnier politique basque placé à l’isolement pour avoir revendiqué ses droits

Le prisonnier politique basque Oskar Barreras, détenu depuis 29 ans, est maintenu à l’isolement depuis deux semaines après avoir revendiqué le droit d’être seul en cellule, un droit pourtant prévu par la législation pénitentiaire espagnole. Pour protester contre cette situation, il a entamé une grève des communications et des sorties en cour de promenade.

Vienne : Vingt interpellations lors d’une manifestation contre une conférence sur les drones militaires

Une vingtaine de manifestants ont été arrêtés à Vienne lors d’une mobilisation contre une conférence consacrée aux drones militaires, réunissant des représentants d’entreprises de l’armement comme Elbit Systems, Rheinmetall et Lockheed Martin. Les activistes, opposés à la guerre et au génocide à Gaza, ont bloqué l’accès au site de l’événement avant d’être dispersés par la police.

Turquie : Sinem Çelebi, responsable du SGDF, a été placée en détention

Sinem Çelebi, membre de la direction de la Fédération des associations de jeunesse socialiste (SGDF), a été placée en détention provisoire après avoir été arrêtée le 21 mai au palais de justice de Çağlayan, à Istanbul, où elle s’était rendue pour témoigner. Un tribunal a ordonné son incarcération dans le cadre de deux procédures distinctes, avant son transfert à la prison pour femmes de Bakırköy.

France : Suspension de deux syndicalistes de Sud CT par la mairie RN d’Hénin-Beaumont

Le maire RN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a décidé de suspendre temporairement deux représentants du syndicat Sud Collectivités territoriales, Djelloul Khéris et Fabienne Payen, malgré l’avis unanime du conseil de discipline qui ne recommandait aucune sanction. Le premier est exclu de la fonction publique pendant deux ans sans salaire, la seconde pour un an. La municipalité évoque des conflits d’intérêts liés à des engagements associatifs, tandis que leurs soutiens dénoncent une répression syndicale à l’approche des élections professionnelles de décembre 2026. Les deux agents ont saisi le tribunal administratif de Lille.

Israël : Les 428 militants de la flottille expulsés après des accusations de torture

Israël a expulsé les 428 militants de la flottille arrêtés alors qu’ils tentaient de rejoindre Gaza, après une forte mobilisation internationale. Selon l’organisation de défense des droits humains Adalah, plusieurs militants ont dénoncé des tortures, des violences physiques, humiliations et mauvais traitements infligés par l’armée israélienne lors de leur détention : positions forcées douloureuses, usage de tasers et de balles en caoutchouc, blessures graves, harcèlement sexuel et violations des droits de la défense. Les images de l’arrestation, relayées massivement sur les réseaux sociaux, ont suscité une vague d’indignation internationale, obligeant même le gouvernement israélien a prendre ses distances avec le ministre Ben Gvir.

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Belgique : Violences et mobilisation au centre fermé 127bis près de Zaventem

Au centre fermé 127bis, près de l’aéroport de Zaventem en Belgique, des détenus et soutiens dénoncent des fouilles jugées intrusives, des pratiques d’intimidation et des conditions de détention difficiles. Selon plusieurs témoignages, une fouille complète d’une aile du centre aurait duré plusieurs heures, accompagnée de dégradations matérielles et d’un manque de respect de la vie privée. D’autres incidents rapportent des transferts sous forte surveillance policière, des interventions de forces de l’ordre en nombre important après des tensions entre détenus et direction, ainsi que des mises au cachot. Les organisations de soutien appellent à une manifestation le 23 mai dès 14h, à la gare de Nossegem, pour dénoncer ces pratiques et réclamer la fermeture de ces structures.

Iran : Exécution de deux prisonniers politiques kurdes à Naqadeh

Deux prisonniers politiques kurdes, Ramin Zaleh et Karim Maroufpour, ont été exécutés le 21 mai 2026 à la prison centrale de Naqadeh, dans le nord-ouest de l’Iran. Originaires de cette ville, ils avaient été condamnés à mort pour appartenance présumée au Parti démocratique du Kurdistan iranien à l’issue de procès dénoncés comme inéquitables, sans avocat choisi et sur la base d’aveux obtenus sous la torture. Les autorités judiciaires iraniennes ont confirmé les exécutions, les présentant comme liées à des accusations de « rébellion armée » et d’« activités terroristes », tandis que des ONG dénoncent des exécutions secrètes et une répression systématique des militants kurdes.

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