Le gouvernement nigérian s’apprête à présenter à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à dépénaliser les tentatives de suicide, actuellement passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et d’une amende, en vertu d’une législation héritée de la période coloniale. La réforme entend notamment réduire de 15 % les suicides et tentatives de suicide d’ici 2030, alors que l’OMS estime à environ 7 000 le nombre de suicides et à plus de 300 000 celui des tentatives chaque année au Nigeria.
Saluée par les professionnels de la santé mentale, cette évolution marque un changement d’approche, en privilégiant la prise en charge médicale et psychologique plutôt que la sanction pénale des personnes en détresse. La réforme reste toutefois confrontée au manque criant de moyens : malgré 240 millions d’habitants, le pays ne compte qu’environ 1 000 psychiatres.
Des cérémonies ont été organisées à Istanbul, dans les districts de Bağcılar et de Sancaktepe, en hommage à des combattants des HPG (Forces de défense du peuple), branche armée du PKK, et des YJA-STAR (Union des femmes libres – Unités des femmes), branche armée féminine du mouvement kurde. À l’initiative de MEBYA-DER, association regroupant notamment des familles de personnes tuées par l’Etat turc, ces rassemblements se sont tenus dans les locaux du DEM Parti et ont réuni des proches des combattants, des représentants politiques et plusieurs centaines de participants. Les cérémonies ont donné lieu à l’exposition de portraits des combattants disparus, à des dépôts d’œillets et de bougies ainsi qu’à des slogans en hommage aux martyrs et à la lutte pour la liberté.
La police grecque aurait identifié six membres présumés du collectif anarchiste Rouvikonas après une mobilisation organisée fin juin à Thessalonique en soutien aux Palestiniens et dénonçant les intérêts israéliens en Grèce. Les autorités ont engagé des poursuites sur le fondement de la législation antiraciste, avec notamment des accusations d’« organisation criminelle » et d’« incitation à la violence raciste ».
L’affaire a également suscité une importante campagne de dénonciation visant Rouvikonas, menée notamment par des responsables communautaires, des médias et des milieux politiques grecs favorables à Israël. Le collectif, connu pour ses actions directes contre l’État et les intérêts économiques étrangers, fait ainsi l’objet d’une pression judiciaire et politique croissante. Fondé à Athènes au début des années 2010, Rouvikonas est connu pour ses actions directes contre l’État, les entreprises et les intérêts étrangers.
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Le militant et écrivain juif antisioniste Tony Greenstein a été acquitté à l’unanimité par un jury de Kingston Crown Court, après moins de deux heures de délibération. Il était poursuivi en vertu de l’article 12 du Terrorism Act 2000 pour trois tweets publiés le 7 octobre 2023, que l’accusation assimilait à un appel au soutien du Hamas. Le jury a rejeté cette interprétation, reconnaissant la distinction entre le soutien à la résistance palestinienne et le soutien à une organisation interdite. L’affaire avait entraîné une perquisition de son domicile et la saisie de ses appareils pendant trois ans.
Le 19 août 2026, la cour d’appel de Paris a rendu un avis favorable à l’extradition vers l’Allemagne de Gino, militant antifasciste impliqué dans l’affaire dite de Budapest. Il y encourt jusqu’à dix ans de prison et risque ensuite une extradition vers la Hongrie, où il pourrait être confronté à une peine plus lourde. Gino a fait appel de cette décision auprès de la Cour de cassation, laissant ouverte une nouvelle étape judiciaire.
Le Comité de Solidarité Budapest et ses nombreux soutiens appellent à une mobilisation internationale en sa faveur. Ils demandent la multiplication des rassemblements devant les tribunaux et les ambassades d’Allemagne et de France, et invitent à mener diverses actions (affichage, tag, communiqué, etc.). La mobilisation s’inscrit évidemment dans une mobilisation plus large de soutien à Gino, Zaid, Maja et tous les militants poursuivis dans le cadre de l’affaire de Budapest. Déjà, des actions ont eu lieu à Lille, Bruxelles ou encore Berlin.
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Le 21 août 2026, Jülide Yazıcı a comparu en appel en Albanie au sujet de son maintien en détention ou de son placement en résidence surveillée, dans le cadre de la procédure d’extradition engagée à la demande de la Turquie. La justice a décidé de la maintenir en détention. Révolutionnaire turque et réfugiée politique en France, Jülide Yazıcı a été arrêtée le 4 août à l’aéroport de Tirana et placée en détention provisoire. Les autorités albanaises examinent une demande d’extradition transmise par la Turquie dans le cadre d’une notice Interpol.
En France, la mobilisation s’est rapidement étendue pour exiger sa libération et empêcher son extradition. Des rassemblements ont notamment eu lieu le 21 août à Tours et Strasbourg ou encore à Paris le samedi 22 août. Cette dynamique vise à maintenir la pression sur les autorités albanaises et françaises et à faire respecter le statut de réfugiée politique de Jülide Yazıcı.
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Samedi 22 août 2026, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Aurillac contre les violences policières, dans le cadre du Festival de théâtre de rue. Le cortège, parti de l’Hôtel-de-Ville en direction de la préfecture, a scandé plusieurs slogans antifascistes et contre la police. À l’arrivée, quelques affrontements avec les CRS ont eu lieu.
Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs dispersions avec des grenades lacrymogènes, tandis que les manifestants se sont regroupés à proximité de la place Gerbert. La situation s’est progressivement calmée vers 18H, tandis que le reste du festival s’est poursuivi normalement dans la ville.
Au moins dix détenues palestiniennes ont été diagnostiquées avec la gale parmi les plus de 90 femmes incarcérées dans la prison israélienne de Damon, dont des femmes enceintes, des mineures et des personnes souffrant de problèmes de santé chroniques. La propagation de la maladie est favorisée par des conditions de détention très dégradées : surpopulation, manque d’aération, d’hygiène, de vêtements et de produits de nettoyage, ainsi que l’accès insuffisant aux soins. Certaines détenues souffrent depuis plusieurs mois de démangeaisons intenses, d’inflammations, d’ulcères et de douleurs, avec des réinfections fréquentes faute de traitement efficace.
La persistance de l’épidémie depuis 2024 et l’absence de prise en charge médicale adéquate constituent une situation de négligence sanitaire grave, qui met en danger la santé physique et psychologique des détenues. Afin de les soutenir et d’exiger des soins adéquats, la campagne internationale de soutien aux prisonnières palestiniennes Dismantle Damon appelle à multiplier les initiatives de solidarité.
Le cyberactiviste béninois Steve Amoussou a été libéré le 20 août 2026 après avoir purgé l’intégralité de sa peine de deux ans de prison pour cyberharcèlement et incitation à la révolte. Associé au compte « Frère Hounvi », suivi par des dizaines de milliers d’abonnés pour ses critiques virulentes du pouvoir de Patrice Talon, il avait été enlevé à Lomé, au Togo, en avril 2024, puis remis aux autorités béninoises.
Condamné par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à deux ans de prison ferme et à une amende de 2 millions de francs CFA, Amoussou a indiqué avoir passé une grande partie de sa détention à l’isolement. Désormais libre, il affirme vouloir reprendre ses activités d’observation, d’analyse et de commentaire de la vie publique béninoise.
À l’Université des sciences appliquées de Nuremberg, plus de 250 policiers antiémeute bavarois ont mené pendant trois jours un exercice de grande ampleur au sein même de l’établissement, simulant des interventions contre des émeutes, occupations et autres situations jugées « à haut risque ». Alors que des personnels travaillaient et que les étudiants étudiaient dans les bâtiments, des véhicules de police, des armes à blanc et des dispositifs de répression ont été mobilisés. Des étudiants ont symboliquement occupé des étages pour protester contre cette présence policière et dénoncer la militarisation croissante des lieux d’enseignement.