Lors des manifestations de juillet 2026 à New Delhi, la police a eu recours à des tirs de chevrotine, une pratique jusque-là associée aux opérations de sécurité au Cachemire. Son utilisation dans la capitale souligne l’largissement de méthodes de maintien de l’ordre particulièrement violentes contre les manifestants. Le 20 juillet, un étudiant de 19 ans a notamment perdu un œil après avoir été touché par un tir de chevrotine.
Face aux violences signalées lors des manifestations et à une importante mobilisation, la Cour suprême indienne a annoncé le 20 août la création d’une commission d’enquête. Le lendemain, la police de Delhi a accepté d’enregistrer la plainte de l’étudiant blessé.
Des affrontements ont opposé des migrants aux forces de l’ordre dans un centre temporaire d’hébergement à Sintiki, dans le nord de la Grèce, près de la frontière bulgare. Après des jets de pierres contre les policiers, qui ont utilisé des grenades assourdissantes, 35 personnes ont franchi la clôture et se sont échappées. Au moins cinq migrants ont été blessés et hospitalisés. 17 ont depuis été interpellés de nouveau, tandis que les recherches se poursuivaient pour retrouver les 18 autres. Le centre accueille environ 450 personnes dont les demandes d’asile sont en cours d’examen, une procédure pouvant s’étendre sur une longue période. Ces événements interviennent alors que la Grèce durcit sa politique migratoire, notamment concernant l’expulsion des personnes déboutées de leur demande d’asile.
L’ICE, qui dépend du Department of Homeland Security (DHS, le ministère de la Sécurité intérieure), interdit à l’ensemble de ses employés l’utilisation des lunettes connectées de Meta pendant leur travail. Équipées d’une caméra, elles peuvent enregistrer et transmettre des images ou des informations sensibles, soulevant des risques pour la vie privée et la sécurité. Cette consigne intervient après que des agents d’ICE et de la Border Patrol, la police des frontières rattachée au DHS, ont été vus utilisant ces lunettes lors d’opérations migratoires et de manifestations dans plusieurs États. Le DHS précise que les caméras corporelles personnelles et les enregistrements non autorisés étaient déjà interdits. La restriction concerne tous les employés d’ICE, et pas seulement ceux participant aux opérations migratoires.
Özgül Emre, journaliste révolutionnaire originaire de Turquie et détenue en Allemagne, fait l’objet de nouvelles mesures d’isolement à la prison de Bielefeld-Brackwede. En particulier, l’administration pénitentiaire lui interdit toujours de correspondre en turc, ce qui est une atteinte à ses droits, à ses liens avec ses proches et à son identité culturelle. Récemment, elle avait été en grève de la faim pour s’opposer au port de l’uniforme carcéral.
Ses soutiens appellent à se mobiliser pour la levée immédiate de l’interdiction faite à Özgül Emre de correspondre en turc et pour le rétablissement de son droit à communiquer dans sa langue maternelle. Ils demandent également l’abrogation des articles 129a et 129b du Code pénal allemand.
Le 129a réprime notamment la création, la participation ou le soutien à une organisation considérée comme terroriste au regard du droit pénal allemand, tandis que le 129b étend ces dispositions aux organisations étrangères, y compris lorsqu’elles ne font pas l’objet d’un classement ou d’une interdiction spécifique comme « organisation terroriste » en Allemagne.
Ces dispositions permettent de criminaliser l’engagement politique de militants révolutionnaires, notamment lorsqu’ils sont accusés d’être liés à des organisations interdites ou considérées comme terroristes dans leur pays d’origine, comme la Turquie ou la Palestine.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi 22 août à Paris, au départ de la place de la République, à l’occasion des 30 ans de l’évacuation de l’église Saint-Bernard et pour défendre la régularisation des Sans-Papiers. La manifestation a réuni des collectifs de Sans-Papiers, des associations, des syndicats et des organisations politiques autour de revendications portant sur l’égalité des droits, la régularisation de tous les Sans-Papiers et la lutte contre le racisme et l’extrême droite.
Les manifestants ont notamment rappelé la mobilisation de 1996, lorsque l’expulsion violente par la police de plus de 300 familles avait suscité une importante vague de solidarité et contribué à structurer durablement le mouvement des Sans-Papiers. Trente ans après Saint-Bernard, la mobilisation entendait ainsi inscrire les luttes actuelles dans la continuité de celles menées depuis 1996, alors que les organisateurs dénoncent la persistance des politiques et lois racistes.
Une journée internationale d’action est appelée le 26 août en soutien au Front national démocratique des Philippines (NDFP) et aux forces engagées dans la lutte révolutionnaire philippine. La mobilisation entend dénoncer la répression visant les organisations et militants progressistes et révolutionnaires, mais aussi le soutien politique, militaire et économique apporté par les États-Unis au gouvernement de Ferdinand Marcos Jr.
L’appel vise notamment à renforcer la solidarité internationale avec les militants poursuivis, arrêtés ou menacés. Il s’inscrit dans une campagne plus large du FFPS (Friends of the Filipino People in Struggle) contre l’intervention états-unienne et pour la défense des organisations du mouvement révolutionnaire.
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Des courriels récemment rendus publics révèlent une coordination étroite entre ICE et des responsables iraniens pour organiser l’expulsion de plus d’une centaine d’Iraniens vers leur pays entre septembre 2025 et janvier 2026. Les échanges montrent que des responsables de l’ambassade iranienne ont demandé des modifications de listes de personnes à expulser et l’accélération de certaines procédures, demandes auxquelles des agents américains ont donné suite. Dans certains cas, les autorités iraniennes semblent ainsi avoir exercé une influence directe sur la sélection des personnes renvoyées.
Cette coopération s’est poursuivie alors même que les relations entre Washington et Téhéran étaient extrêmement tendues. En juin 2025, pendant l’agression de douze jours d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, la direction de l’ICE avait fait du rapatriement d’Iraniens une « priorité » de l’administration Trump, malgré la fermeture de l’espace aérien iranien et les déplacements massifs de population. Les échanges internes montrent que les responsables étatsuniens cherchaient à maintenir les expulsions malgré ces obstacles, allant jusqu’à demander un plan pour renvoyer 58 Iraniens détenus par ICE.
Les révélations soulèvent également des inquiétudes concernant les demandeurs d’asile iraniens. Des témoignages et une procédure judiciaire distincte font état de rencontres entre des détenus et des représentants iraniens, certains affirmant que ces derniers avaient connaissance d’informations détaillées sur leurs demandes d’asile. Or, la réglementation américaine interdit le partage d’informations susceptibles de révéler qu’une personne expulsée a demandé l’asile. L’administration Trump nie avoir transmis de telles données.
La police russe a perquisitionné un festival punk et antifasciste organisé dans une forêt près de Saint-Pétersbourg et interpellé environ une centaine de participants. Les autorités les ont qualifiés de « gauchistes radicaux » et les ont accusés de soutenir l’Ukraine et de vouloir renverser le régime de Vladimir Poutine. Plusieurs participants ont également subi des violences lors des interpellations. Cette intervention s’inscrit dans un contexte de répression croissante des espaces culturels et militants en Russie, où les autorités ciblent régulièrement les rassemblements associés aux milieux antifascistes, punk et contestataires.
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Dimanche 23 août, la police turque est intervenue dans un événement de solidarité avec les prisonniers organisé au centre culturel İdilcan à Ankara, auquel participaient TAYAD (Association de solidarité avec les familles de prisonniers et de condamnés) et plusieurs organisations. L’intervention a conduit à l’arrestation de plusieurs participants.
Militant historique du mouvement No TAV opposé à la ligne ferroviaire Lyon-Turin, Giorgio a été arrêté à son domicile de Bussoleno par les carabiniers de Suse et conduit à la prison de Vallette, à Turin. Cette incarcération intervient après la révocation d’une mesure alternative à la détention par le tribunal de surveillance, à la suite de violations présumées des conditions qui lui avaient été imposées, sans que leur nature soit précisée.
Giorgio avait déjà passé plusieurs mois sous ce régime avant d’être assigné à résidence en mars pour exécuter une autre peine qui devait prendre fin à l’automne. Son retour en prison s’inscrit dans un long parcours judiciaire lié à son engagement au sein du mouvement No TAV, qui conteste depuis des années la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Turin et Lyon.