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Zambie : Arrestation du président du Socialist Party à cinq mois des élections

Le 2 mars 2026, Fred M’Membe, président du Socialist Party et candidat à la présidentielle pour le People’s Pact Movement, a été arrêté et placé en détention à Lusaka sous le gouvernement de Hakainde Hichilema. Les poursuites feraient suite à une interview radiophonique au cours de laquelle il aurait formulé un commentaire politique concernant le président et les funérailles de l’ancien chef d’État Edgar Chagwa Lungu. Sa détention s’appuie sur la loi sur les cybercrimes, un texte dénoncé comme étant fréquemment utilisé contre des voix critiques du pouvoir. Cette arrestation intervient à cinq mois des élections générales en Zambie, dans un contexte politique tendu, et suscite des appels à sa libération immédiate et inconditionnelle.

Sécurité IT : Motorola annonce un partenariat avec GrapheneOS

La société Motorola a annoncé un partenariat avec la GrapheneOS Foundation afin de renforcer la sécurité et la protection de la vie privée sur ses futurs smartphones. Cette collaboration vise à rendre les prochains appareils Motorola compatibles avec GrapheneOS, un système d’exploitation basé sur Android réputé pour son haut niveau de sécurité, jusqu’ici disponible principalement sur les téléphones Google Pixel. Les deux entités prévoient de travailler ensemble sur la recherche et l’amélioration logicielle pour développer de nouvelles fonctionnalités de sécurité, sans préciser pour l’instant quels modèles seront concernés, si le système sera préinstallé ou proposé en téléchargement, ni à quelle échéance. Parallèlement, Motorola déploie une nouvelle fonction de sécurité baptisée « Private Image Data » via son outil Moto Secure, permettant de supprimer les métadonnées sensibles, comme les données de localisation, des photos prises avec certains appareils, avec une extension prévue à davantage d’utilisateurs dans les prochains mois.

Espagne : 50 personnalités appellent à la libération de María José Baños

Plus de cinquante artistes ont signé un texte de solidarité (voir ici) demandant la prise en charge médicale immédiate et la libération de María José Baños, prisonnière politique antifasciste des GRAPO gravement malade (voir notre article). Parmi eux, on retrouve les rappeurs Pablo Hasel, Kase.O ou encore les acteurs Javier Bardem et Luis Tosar. Son état de santé, déjà critique depuis plusieurs années, se serait fortement aggravé, faisant craindre pour sa vie, tandis qu’ils dénoncent le refus des autorités de la libérer ou de la transférer à l’hôpital dans des conditions adaptées, alors qu’elle ne pèserait plus qu’environ 40 kilos et aurait des difficultés à se déplacer. Ils estiment qu’un transfert en véhicule policier, plutôt qu’en ambulance, mettrait sa santé en danger. Parallèlement, des prisonniers politiques continuent de se mobiliser, notamment son camarade et compagnon Marcos Martín Ponce, également détenu et qui a entamé une grève de la faim le 23 février afin d’exiger son hospitalisation (voir notre article).

Bruxelles : Un professeur de l’ULB accusé de ficher et stigmatiser des étudiants

Le 27 février 2026, une conférence organisée à l’Université libre de Bruxelles par la faculté de Médecine avec le professeur Éric Muraille et la journaliste d’extrême droite Nora Bussigny a provoqué un tollé. En effet, plusieurs étudiants accusent l’enseignant d’avoir projeté des diapositives mentionnant des noms, filières et appartenances politiques réelles ou supposées d’étudiants, certains étant associés à des notions de « radicalisme » ou de « terrorisme ». L’événement, consacré aux « ingérences étrangères » et à la « radicalisation des étudiants », s’est tenu sous importante présence policière et malgré une demande d’annulation signée par plus de 500 membres de la communauté universitaire.

France : La « multiverbalisation », un outil d’exclusion de l’espace public

Habitant d’Evry-Courcouronnes, un jeune de 19 ans affirme cumuler 9 000 euros de dettes liées à des amendes répétées, certaines contraventions étant, selon ses déclarations, dressées sans que l’infraction soit clairement caractérisée et relevant d’une logique d’intimidation. Depuis une large campagne de dénonciation de ces pratiques se développe. En effet, plusieurs observateurs soulignent que la « multiverbalisation » est un outil d’éviction de l’espace public visant certaines populations, en particulier racisées. Illustrant cette politique, des verbalisations pour « tapage » en plein jour ou « dépôt d’ordures » sans éléments matériels établis ont été évoquées.

Liège : Des manifestants convoqués par la police fédérale

À Liège, plusieurs manifestants ont reçu des convocations de la police fédérale à la suite de leur participation à une mobilisation organisée fin septembre devant l’université, en opposition à un événement du Centre Jean Gol et à la présence de Georges-Louis Bouchez. Ces convocations interviennent après des arrestations et des perquisitions déjà menées dans le cadre de cette affaire (voir notre article). Selon le Front Antifasciste de Liège, les autorités chercheraient notamment à établir l’existence d’une « association de malfaiteurs » ou à poursuivre certains faits liés aux incidents survenus lors du rassemblement.

Bruxelles : Table ronde sur l’antifascisme, la répression et l’affaire de Budapest

Le mercredi 18 mars 2026, une table ronde est organisée à Forest (Bruxelles) pour discuter de la répression du mouvement antifasciste à travers le monde, avec le Comité Budapest, le Secours Rouge, l’AFA-BXL et le TSP (Tutsaklarin Sesi Platformu). L’événement abordera des épisodes historiques et récents, de la dissolution de la Ligue Communiste en 1973 à l’affaire de Budapest, en passant par les campagnes médiatiques criminalisant l’antifascisme et les appels à classer les organisations antifa comme terroristes. L’événement débutera à 18h30 au ZonneKlopper, avenue de la Verrerie 23, avec tables de presse et bar sur place (prévoir du cash).

USA : Audience prévue le 6 mars pour des inculpés de Stop Cop City

Le 6 mars 2026, treize personnes poursuivies dans le comté de DeKalb, en Géorgie, dans le cadre du mouvement “Stop Cop City”, doivent comparaître pour des audiences sur des requêtes préliminaires. Neuf d’entre elles demandent l’abandon des poursuites engagées sans mise en accusation formelle. Parmi les prévenus figure Priscilla, dont l’avocat, Xavier T. de Janon du People’s Law Collective, plaidera la requête en annulation des charges. Selon la défense, plusieurs accusés sont restés pendant près de trois ans sans inculpation officielle pour des chefs d’accusation criminels, ce qui les a empêchés de contester publiquement les faits devant un tribunal, tout en subissant une longue période d’incertitude, de stigmatisation et de pression financière. Par ailleurs, le bureau du procureur général de Géorgie poursuit toujours 61 personnes dans une vaste procédure pour association de malfaiteurs, après que la Fulton County Superior Court a annulé le chef principal d’accusation ; l’affaire est désormais examinée par la Georgia Court of Appeals.

Madrid : Cinq ans de mobilisations hebdomadaires pour les prisonniers sahraouis

Le 2 mars 2026 marque cinq années de rassemblements hebdomadaires organisés à Madrid devant le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération par le Mouvement pour les prisonniers politiques sahraouis, afin de dénoncer la situation des prisonniers politiques sahraouis détenus au Maroc et d’exiger leur libération. Par ailleurs, le mouvement rappelle aux autorités que, selon les Nations unies, l’Espagne reste la puissance administrante du Sahara occidental, un territoire toujours inscrit sur la liste des territoires à décoloniser. Plus de 30 détenus purgent de lourdes peines, parfois à perpétuité, à l’issue de procès dénoncés pour irrégularités procédurales et aveux obtenus sous la torture, tandis que leurs conditions de détention (éloignement à près de 1 000 kilomètres de leurs familles, isolement, mauvais traitements et absence de soins médicaux adéquats) sont régulièrement dénoncées.

USA : Grève de la faim de Shine White contre ses conditions de détention

Après avoir été transféré à la prison de Scotland Correctional, le détenu Shine White a entamé une grève de la faim le 24 février 2026 pour protester contre des conditions de vie inhumaines. En novembre dernier, il avait déjà entamé une action similaire (voir notre article). Il dénonce notamment sa cellule insalubre dont le plafond est couvert de moisissures noires (provoquant des problèmes de santé restés sans soins) ainsi que la confiscation de sa tablette, outil indispensable pour accéder à son courrier et à l’assistance juridique. Militant de longue date déjà victime de violences par le passé pour avoir dénoncé le système carcéral, il appelle ses soutiens à interpeller les autorités pénitentiaires pour obtenir la fin de ces représailles et le rétablissement de ses droits fondamentaux (voir ici).

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