Dans une tribune publiée par Politis, le réfugié palestinien Ali, né à Naplouse et originaire de Jaffa, raconte sa vie marquée par l’occupation israélienne et la perte tragique de son petit frère à l’âge de huit ans. Arrêté pour la première fois à 16 ans, il a été emprisonné à plusieurs reprises avant d’être expulsé de Palestine en 2015 et d’arriver en France où il avait obtenu l’asile. En février 2025, son statut de réfugié lui a été retiré suite à des accusations transmises par Israël. Depuis près de deux ans, il est détenu en France en détention provisoire dans le cadre d’une enquête judiciaire sans date de procès, basée principalement sur ces informations étrangères. Ali témoigne de la souffrance des Palestiniens sous occupation et de sa séparation forcée de sa famille, alors que sa femme lutte contre le cancer et que ses enfants grandissent loin de lui. Il appelle à la justice et à l’application des valeurs de liberté et d’égalité, soulignant que sa détention prolongée illustre l’injustice subie par des milliers de Palestiniens à travers le monde. Afin de le soutenir, une campagne organise la solidarité à travers plusieurs initiatives, comme à Paris et Toulouse.
[…] Mon histoire est celle de milliers de Palestinien·nes vivant entre prisons, exil et camps de réfugié·es. Aujourd’hui, je suis en France, et mon cas dépasse ma situation individuelle : la population du pays qui m’a accueilli et promis la protection a un rôle particulier à jouer dans la lutte contre cette injustice. La justice est indivisible, lorsqu’elle est bafouée ne serait qu’une fois, c’est son essence même qui s’en trouve menacée.
Je vous écris depuis une cellule exiguë, loin de ma terre, dont l’air et l’odeur du pain frais me manquent. Mais l’espoir est toujours vivant. Je persiste à croire qu’une parole sincère peut fissurer les murs et parvenir à se faire entendre, et que notre humanité peut triompher face aux puissants, au silence et à la froideur de leurs procédures. N’oublions jamais, que même si elle se fait attendre, et qu’elle tarde à nous apparaître, la justice finira par triompher.
Un quadragénaire a été condamné par le tribunal correctionnel de Rodez à 1 500 € d’amende, dont 1 000 avec sursis, pour avoir organisé l’été dernier des manifestations de soutien à la Palestine à Villefranche-de-Rouergue sans déclaration préalable en préfecture. L’homme a annoncé son intention de faire appel. Le jugement a été accompagné d’une manifestation de soutien devant le tribunal ce 1er avril 2026.
Le consulat de Grèce à Nantes a été la cible de dégradations dans la nuit du 24 mars 2026, action revendiquée par des militants anarchistes. Dans leur communiqué, ils expliquent répondre à l’appel d’une semaine internationale de solidarité avec les prisonniers politiques à Athènes et affirment que leur lutte contre les États oppresseurs est internationaliste. Ils rendent hommage à des camarades tombés dans le cadre de la lutte sociale et expriment leur soutien aux détenus politiques, notamment dans le cadre de l’ouverture du procès lié à l’explosion d’Ampelokipi à Athènes.
Mehmet Emin Çam, figurant sur la liste des prisonniers gravement malades de l’İnsan Hakları Derneği (IHD) et ayant survécu à deux crises cardiaques malgré des demandes de libération antérieures refusées, a été libéré le 1er avril 2026 après un examen médical. À sa sortie, il a été accueilli par des proches et des camarades, tandis que la presse n’a pas été autorisée à filmer. Dans un bref discours, Çam a appelé à l’unité de tous les Kurdes, sans distinction régionale, soulignant que la solidarité entre les quatre régions kurdes est la clé pour préserver la force et la survie du peuple kurde. Après sa libération, il s’est rendu avec sa famille dans sa ville natale de Sêrt.
Une opération coordonnée entre les gouvernements de José Antonio Kast et Javier Milei visant à arrêter Galvarino Apablaza, ancien responsable du Front patriotique Manuel Rodríguez, groupe armé d’extrême gauche opposé à la dictature d’Augusto Pinochet, a échoué, les forces de sécurité ne parvenant pas à le localiser. Recherché par la justice chilienne pour son implication présumée dans l’assassinat en 1991 de Jaime Guzmán, figure conservatrice proche du régime militaire et idéologue de la Constitution de 1980, il reste au cœur de tensions politiques et judiciaires en raison de son statut de réfugié et des demandes d’extradition répétées par le Chili. Cette tentative d’arrestation, survenue le 1er avril 2026, date symbolique marquant le 35ᵉ anniversaire de l’assassinat de Guzmán, relance les débats au Chili et en Argentine sur le traitement des anciens militants opposés aux dictatures fascistes.
La Cour de cassation a annulé la libération conditionnelle accordée en juillet 2025 à Georges Ibrahim Abdallah, estimant que les conditions légales n’avaient pas été respectées, notamment l’absence de phase préalable d’aménagement de peine d’au moins un an. Elle a rejeté l’analyse de la cour d’appel de Paris qui avait justifié sa décision par l’expulsion de l’intéressé, considéré comme sans attaches en France. Cette décision reste toutefois symbolique, le dirigeant des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises, condamné à perpétuité pour complicité dans les exécutions d’agents du Mossad et de la CIA en 1982 et libérable depuis 1999, ayant déjà quitté le territoire pour s’installer au Liban après plus de 40 ans de détention.
L’administration de Donald Trump prépare un sommet international, envisagé pour l’été, visant à coordonner la lutte contre le mouvement antifa et d’autres groupes de gauche, avec un accent sur le partage de renseignements entre pays partenaires. Porté notamment par des responsables du Département d’État, ce projet suscite toutefois des critiques au sein même des milieux sécuritaires, certains estimant qu’il détourne l’attention de menaces jugées plus urgentes. Par ailleurs, plusieurs experts rappellent que le mouvement antifa n’est pas une organisation structurée mais un mouvement décentralisé, ce qui alimente les inquiétudes juridiques et politiques autour de son assimilation à une entité terroriste.
Ali, né dans le camp de réfugiés de Balata en Cisjordanie, a été témoin de la mort de son petit frère et a subi de multiples détentions en Israël avant d’être expulsé en 2014. Après un passage en Italie où il obtient le statut de réfugié, il s’installe en France avec sa compagne et leurs enfants. Le 28 mai 2024, la police française intervient violemment à son domicile, et Ali est arrêté sous des accusations transmises par Israël, malgré son statut de réfugié reconnu par la France. Il est depuis détenu à la maison d’arrêt d’Osny, son titre de réfugié ayant été révoqué, tandis que sa famille subit un stress extrême et que sa compagne lutte contre un cancer agressif. La campagne pour sa libération exige l’abandon des charges, la protection de son statut et la fin de toute tentative d’extradition.
Afin d’exiger sa libération, plusieurs initiatives de solidarité sont régulièrement organisées. Ainsi, un week-end de soutien à Ali se tiendra à Paris les 18 et 19 avril 2026 à la Parole Errante avec conférences, projections, repas et concerts pour sensibiliser à sa situation et à la répression des réfugiés palestiniens en Europe. À Toulouse, le Comité de soutien à la Palestine organise une soirée de solidarité le 17 avril à La Chapelle à 18h30, incluant discussions sur l’emprisonnement comme arme coloniale en Palestine, la criminalisation des réfugiés palestiniens en Europe et la nécessité de développer la campagne pour Ali. Tout l’argent récolté servira à soutenir Ali et la campagne de mobilisation.
À Carcassonne, le nouveau maire RN, Christophe Barthès, est accusé d’avoir infiltré un groupe Instagram de lycéens pour les dissuader de participer à une mobilisation intersyndicale le 31 mars 2026. Selon des enseignants et des témoignages, il aurait menacé de signaler les participants à la police et de « récupérer les pseudos » des membres du groupe, ce qui a conduit les lycéens à annuler le blocage prévu. Le maire conteste, mais les preuves semblent pointer vers son compte personnel comme le révèle un article du journal L’Humanité.