Maher Younes, ancien prisonnier palestinien, est décédé le 5 juillet 2026 à la suite d’une grave crise de santé, environ trois ans après sa libération des prisons israéliennes. Il avait passé 40 ans en détention après son arrestation en 1983 pour des activités liées à la résistance à l’occupation et son appartenance au mouvement Fatah. Arrêté à l’âge de 25 ans, il avait été initialement condamné à mort avant que sa peine ne soit commuée en réclusion à perpétuité, puis fixée à 40 ans en 2012. A sa sortie de prison, il avait déclaré : « C’était le prix à payer pour la Palestine ».
En Turquie, des opérations policières menées à l’aube ont conduit à l’arrestation de dizaines de militants, syndicalistes, étudiants et avocats à travers plusieurs villes, dans le cadre d’une série de perquisitions visant des organisations de gauche et des défenseurs des droits. Les perquisitions ont visé des membres de l’Ezilenlerin Sosyalist Partisi (ESP), de l’EMEP, du TİP, ainsi que d’organisations et structures comme Halkevleri, SEP, Devrimci Gençlik Derneği, Devrimci Hareket Dergisi et le syndicat Özel Sektör Öğretmenleri Sendikası. L’opération a également touché des avocats du barreau engagés dans la défense des droits humains, notamment des membres de la Çağdaş Hukukçular Derneği (ÇHD), dont sa branche d’Istanbul.
Une femme trans a été violemment interpellée le 28 juin dans l’espace naturiste réservé aux femmes de la piscine Marzili, à Berne, après que le personnel lui a demandé de quitter les lieux à la suite de plaintes de plusieurs baigneuses. Refusant de partir, elle a été arrêtée par six policiers, plaquée au sol et menottée, avant d’être conduite au poste de police puis relâchée.
Le lendemain, la ville de Berne a reconnu que l’exclusion de la nageuse était injustifiée et lui a présenté ses excuses, rappelant que l’accès à cet espace est autorisé à toutes les personnes s’identifiant comme femmes et vivant en tant que telles. Une manifestation de soutien s’est tenue le soir même, tandis que plusieurs associations de défense des droits LGBTQIA+ ont dénoncé une intervention policière « honteuse ».
La cour d’appel a confirmé la condamnation à six mois de prison avec sursis de Rabah Souchi, le commissaire de police qui avait ordonné la charge policière ayant grièvement blessé Geneviève Legay lors d’une manifestation des Gilets jaunes à Nice, le 23 mars 2019. La justice a jugé cet ordre « illégal », « inadapté » et « non nécessaire », et l’a reconnu coupable de complicité de violences par personne dépositaire de l’autorité publique.
Âgée de 73 ans au moment des faits, Geneviève Legay avait subi de multiples fractures, dont un traumatisme crânien, entraînant des séquelles durables. La condamnation ne sera toutefois pas inscrite au casier judiciaire de Rabah Souchi, ce qui lui permettait de conserver ses droits professionnels, même si la mairie de Nice a annoncé la fin de ses fonctions au sein de la police municipale. Cette affaire est devenue l’un des symboles des violences policières commises lors du mouvement des Gilets jaunes.
Le prisonnier politique révolutionnaire Gürkan Türkoğlu est dans un état végétatif après avoir subi une intervention forcée en détention. Placé dans le coma à la suite de cette intervention, il avait commencé à montrer des signes d’amélioration avant que son placement dans un état végétatif ne soit annoncé. Son état est la conséquence directe des pratiques carcérales des autorités turques contre lesquelles il avait engagé une grève de la faim illimitée de 265 jours, en particulier contre les prisons dites de type « puits ».
À l’occasion de la fête nationale étatsunienne, le prisonnier politique autochtone Oso Blanco (Byron Chubbuck) a publié une déclaration dans laquelle il rejette les célébrations du 4 juillet, qu’il affirme être un symbole de la colonisation des territoires autochtones. En particulier, il souligne que l’indépendance proclamée en 1776 a ouvert des siècles de génocide, de spoliation des terres, de destruction des cultures autochtones et de répression de leurs langues, pratiques spirituelles et modes de vie. Oso Blanco appelle à ne plus célébrer cette date et invite ses soutiens à poursuivre leur mobilisation en faveur des droits des peuples autochtones et de sa libération.
Bonsoir, peuple magnifique.
Ici Oso Blanco. S’il vous plaît, laissez-moi vous dire pourquoi je MÉPRISE le 4 juillet. Ce n’est pas un « Joyeux anniversaire pour l’Amérique ». Pour nous, cette folie du 4 juillet est la célébration par les Américains de leur fête de 1776 SUR NOTRE TERRE pour la liberté des Américains vis-à-vis de l’Empire britannique. L’Indépendance pour qui, je vous le demande ? PAS POUR LES AUTOCHTONES. Ce 4 juillet marque les 250 années suivantes de vagues massives de génocide, de vol de terres, d’extinction de nombreuses tribus, de destruction environnementale de la Terre — les rivières, les lacs, toutes les eaux, l’air et le sol. Le 4 marque un colonialisme effréné et l’oppression des modes de vie spirituels, des pratiques de guérison et de la liberté des peuples autochtones. En résumé, le 4 est la fin de la liberté des nations autochtones et de leur sécurité face aux attaques et à la destruction de nos cultures et de nos coutumes. Il n’y a AUCUN MOYEN que je puisse « célébrer » ce stupide et DIABOLIQUE jour de 1776. Les aspects positifs ne l’emportent pas sur les aspects négatifs. Les aspects négatifs l’emportent de loin, DE LOIN, sur les aspects positifs, à commencer par le 4 juillet 1776. Je vous aime, mon peuple.
S’il vous plaît, ARRÊTEZ ces fêtes RIDICULES et ce qu’elles représentent vraiment, VRAIMENT.
Je vous aime.
Un tribunal de Diyarbakır a condamné Ramazan Şimşek, propriétaire du Pine Cafe, à 15 mois de prison pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste », après qu’il eut annoncé en mai 2024, à l’occasion de la Journée de la langue kurde, que son établissement fonctionnerait exclusivement en kurde. Arrêté deux semaines plus tard, il avait été placé en résidence surveillée pendant six mois. Au cours de son procès, il a refusé de s’exprimer en turc, utilisant uniquement le kurde avec l’aide d’un interprète, et a annoncé qu’il ferait appel.
Six lecteurs de Kaldıraç, une revue politique d’orientation socialiste et révolutionnaire, ont été interpellés à l’aube du 4 juillet lors de perquisitions menées à leur domicile dans la province de Hatay, dans le sud de la Turquie. Les personnes arrêtées sont Mustafa Çelik, Çağla Cemali, İlayda Çekiç, Mehmet Ali Ceylan, Defne Yolcu et Başak Münker. Les interpellations ont eu lieu dans le district de Samandağ.
Des affrontements ont opposé des manifestants et la police à Bâle lors d’une manifestation organisée après l’évacuation d’un ancien site industriel occupé depuis un mois par un collectif de squatteurs. Des centaines de personnes ont participé au rassemblement, marqué par des dégradations de bâtiments et des jets de projectiles, auxquels la police a répondu par l’utilisation de canons à eau et de gaz lacrymogène.
Le site occupé, transformé en espace culturel par ses occupants, a été évacué alors que deux militants sont restés retranchés sur le toit, refusant de quitter les lieux malgré les propositions des autorités.
Deux étudiants temporairement exclus de Sciences Po après des mobilisations pro-palestiniennes en septembre 2025 ont été condamnés par le tribunal administratif à verser 1 000 euros chacun à l’établissement au titre des frais de justice. Leur recours contre cette mesure conservatoire a été rejeté.