La police britannique a attaqué hier samedi 31 mars la traditionnelle commémoration de l’insurrection de 1916 à Lurgan, dans le comté d’Armagh, en Irlande du Nord. La marche avait été déclarée illégale. Les policiers ont particulièrement visé les porte-drapeaux masqués (huit manifestants arrêtés et inculpés pour ce fait, et l’un d’eux est en plus accusé de voie de faits sur un policier). Un neuvième manifestant a été arrêté pour s’être interposé; il est accusé d’avoir agressé un policier. Une femme a été blessée lors de l’attaque policière et a dû être hospitalisée.
La cinquième « Reclaim the Night » devait se tenir ce samedi. Il s’agit d’une manifestation féministe organisée en non-mixité. L’idée est pour les organisatrices de se réapproprier la rue la nuit contre les violences sexistes et policières. La manifestation a été rapidement nassée au niveau de la place Sainte-Catherine, les policiers ont caché la scène en barrant la rue de grandes barrières blanches. Septante manifestantes ont été arrêtée administrativement, elles ont commencé à être relâchées au compte-goute vers 23h.
La quatrième « Reclaim the Night », organisée en février 2017, avait également été réprimée par la police (voir notre article)
Un membre de la NPA a été tué jeudi lors d’une fusillade avec des soldats de l’armée à Barangay Itok, dans la province de Camarines Norte. Cette fusillade a opposé un groupe d’une quinzaine de guérilleros maoïstes à un détachement du 9e bataillon d’infanterie de l’armée. Les guérilleros ont pu se retirer mais ont laissé derrière eux le corps d’un des leurs ainsi qu’une arme automatique.
Deux hommes formant une équipe d’action du PCI(maoïste) ont été arrêté par la police d’East Godavari (Andhra Pradesh) au carrefour de Pitchukalapadu sur la route de Bhadrachalam et Cherla ce vendredi soir. Ils ont été identifié, tous deux originaires de l’état. Selon le commissaire local, ils ont été intercepté par ses hommes alors qu’ils allaient mener une action contre le vice recteur de la Hyderabad Central University. Toujours selon lui, les deux guérilleros planifiaient de tuer Podili Appa Rao sur les ordre du secrétaire du Telangana State Committee du PCI(maoïste) Haribhushan, alias Yapa Narayana et du membre du CC Chandranna pour venger le suicide du chercheur Rohit Vemula. Le jeune homme s’est donné la mort en 2016 après avoir été suspendu par les autorités académiques en raison de son activité dans le Ambedkar Students Association (un syndicat estudiantin engagé contre la violence à l’encontre des Dalits et autres minorités).
A l’occasion de la Journée de la Terre, l’ensemble des organisations de la résistance palestinienne organisait une Marche pour le retour de tous les réfugiés palestiniens et pour exiger la fin du blocus de la bande de Gaza qui dure depuis 11 ans.
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées aux abords de la frontière israélienne. En réaction, l’armée d’occupation a déployé une centaine de snipers qui ont ordre de tirer sur quiconque s’approche de la frontière.
Le bilan est actuellement de quatorze morts (treize manifestants et un fermier) et 1200 blessés.
Manifestants évacués lors de la Marche du Retour à Gaza.
Une audience de la cour pouvant ouvrir la voie à la libération de Mumia Abu-Jamal aura lieu le 30 avril. Cette audience se place dans le cadre de la décision du juge fédéral Léon Tucker d’ordonner au Bureau du Procureur de Philadelphie de fournir tous les documents concernant l’implication du magistrat Ronald Castille. Elle faite suite à l’audience précédente qui a eut lieu 17 janvier.
Pour rappel, Ronald Castille, juge à la cours suprême de Pennsylvanie, avait refusé de se récuser lorsque le cas Mumia fut porté devant cette cour Suprême de Pennsylvanie. Cela avait été jugé inconstitutionnel, puisqu’il avait été procureur du district de Philadelphie durant les précédentes procédures en appel de Mumia (voir notre article précédent).
Avec l’arrivée du printemps, les forêts du Kurdistan se couvrent de feuillages et les guérillas du PKK peuvent reprendre les opérations. Plusieurs attaques et embuscades ont déjà été réalisées qui ont coûté la vie à plusieurs militaires turcs. Aujourd’hui vendredi, ce sont six paramilitaires anti-guérilla (appelés « gardiens de village ») qui ont été tués à Ormanardi (province de Siirt). Dans l’attaque, trois autres paramilitaires et quatre soldats ont été blessés.
Ce jeudi 27 mars, six personnes ont été arrêtées lors d’une manifestation devant la foire aux armements organisée à Cardiff (Pays de Galles) par le Defence Procurement Research Technology Exhibition (DPRTE) – Exposition sur le développement technologique pour les marchés publics de la défense.
Les ami.e.s d’Anna Campbell (internationaliste tuée à Afrin – voir notre article), se sont regroupé.e.s en scandant son nom (Anna est avec nous ! Nous continuons le combat!)
Arrestation des ami.es d’Anna Campbell lors de la manifestation contre la foire aux armements à Cardiff
Un guérillero maoïste, dont la tête était mise à prix pour 400.000 roupies (environ 5000 euros), s’est rendu à la Visakha Rural Police (Visakhapatnam, état d’Andhra Pradesh) tôt ce mardi matin. Vantala Balakrishna Naidu, alias Vivek, était membre d’un Area Committee et particulièrement actif ces derniers mois. De source policière, Vivek avait rejoint la guérilla après le combat de Ramaguda au cours de laquelle 31 maoïstes et sympathisants avaient été tués le 24 octobre 2016. Ingénieur diplômé, il aurait rapidement gravi les échelons du parti pour atteindre un rang élevé. Il est accusé d’être impliqué dans au moins deux attaques attribuées à la guérilla maoïste. Le commissaire local a déclaré qu’il s’était rendu en raison de problèmes de santé.
Saioa Sanchez Iturregi est une militante d’ETA qui figurait jusqu’en 2007 parmi les membres les plus recherchés par l’état espagnol. Elle purge depuis 2013 peine de 28 ans de prison pour l’exécution de deux gardes civil espagnols par ETA dans le pays basque français où ils espionnaient la gauche nationalistes basque (voir notre article). Elle avait également été jugée par l’état espagnol en 2012 pour une explosion survenue à Bilbao en 2006. Dans le cadre de cette affaire un mandat d’arrêt européen a été délivré par les autorités espagnoles pour la re-juger. Malgré l’opposition de Saioa Sanchez Iturregi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a accepté de la remettre pour une durée de six mois aux autorités espagnoles.