Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

La NPA a publié dimanche une vidéo des cinq policiers capturés par la guérilla le 16 avril (voir notre article). Dans une vidéo, la NPA déclare que les cinq prisonniers de guerre sont sous la garde de la Première Pulang Bagani Bataillon. Sur cette vidéo, les policiers prisonniers appellent à la cessation des opérations militaires dans le district de Paquibato et à la reprise des négociations.

Les policiers capturés

Les policiers capturés

Depuis octobre dernier et la reprise d’actions violentes, la contestation se développe au sein de l’OLP où le mouvement Fatah d’Abbas est de loin le plus important. Selon un récent sondage, 64% de l’opinion publique palestinienne (69% de la jeunesse) veut que Abbas démissionne. En cause la corruption mais aussi et surtout la politique de collaboration avec Israël. Dans une émission sur la chaîne d’information israélienne 2, le 31 mars dernier, Abbas a déclaré: « Si nous abandonnons la coordination sécuritaire, il y aura le chaos. Il y aura des fusils et des explosions et des militants armés surgissant de partout et se précipitant sur Israël (…) Sans la coordination, une Intifada sanglante éclatera. Je veux coopérer avec les Israéliens. Il y a un accord entre nous et je n’en ai pas honte. »

Au contraire, le FPLP, le FDLP, le Jihad Islamique, le Hamas ainsi que d’autres factions plus petites soutiennent ce dernier soulèvement, qu’ils qualifient de « Troisième Intifada ». En réponse aux critiques, l’Autorité Palestinienne a coupé le financement du FPLP et du FDLP. Début avril, les forces de l’AP ont commencé à réprimer les manifestants du vendredi à Bethléem, où les jeunes affrontent les forces israéliennes toutes les semaines depuis le début du soulèvement, en octobre. Selon le sondage, 65% des Palestiniens sont opposés à la coordination sécuritaire avec Israël, alors que 60% soutiennent une Intifada armée, et croient que la lutte armée les aiderait à réaliser à leurs droits nationaux là où les négociations ont échoué.

Manifestation du FPLP contre Mahmoud Abbas à Ramallah, avril 2016

Manifestation du FPLP contre Mahmoud Abbas à Ramallah, avril 2016

Ce 20 avril débutait un énorme procès anti-anarchiste visant 22 personnes ainsi que la Conspiration des Cellules de Feu. Le procès englobe plusieurs affaires, tentant de semer la confusion entre qui est membre de la Conspiration et qui ne l’est pas, qui est anarchiste et qui ne l’est pas. Le procès vise donc des actions qui ont eu lieu durant ces sept dernières années, dont certains ont réellement été revendiqués par des cellules de la CCF, pour d’autres c’est la police qui tente de faire croire à leur participation.

Le procès englobe les les six affaires suivantes:
– L’affaire Halandri (attaques à la bombe en 2009),
– Les colis piégés de novembre 2010,
– Les arrestations à Nea Smyrni, Athènes en décembre 2010,
– La capture de 5 membres de la CCF à Volos en mars 2011,
– La fusillade avec la police à Pefki, Athènes, en mai 2011,
– Les arrestations pour le double braquage à Velventos en février 2013.

La justice grecque fait beaucoup d’acrobaties dans ce dossier: elle fait apparaître de nouveaux inculpés dans des dossiers d’appel, elle colle des mesures spéciales anti-terroristes à des inculpés blanchis d’appartenance à une organisation terroriste.

Tag solidaire à Zürich

Le 10 mai, la chambre du conseil décidera de confirmer ou non la tenue d’un procès contre 12 anarchistes à Bruxelles. Ce 4 mai, une soirée d’information aura lieu au Garcia Lorca (Rue des Foulons 47, 1000 Bruxelles) autour du procès.

Soirée d’infos sur le procès ’antiterroriste’ contre des anarchistes

Soirée d’infos sur le procès ’antiterroriste’ contre des anarchistes

En plus des 1.200 caméras dont elle profite déjà, la Préfecture de Police voudrait acquérir deux drones supplémentaires à travers un appel d’offres qu’elle vient de publier. Les deux drones devront être équipés de caméras et être capables d’effectuer des missions de surveillance à basse altitude. Plusieurs unités de police (DOSTL, BRI,…) ont été formées au pilotage de ces engins, quand elles n’en possèdent pas déjà.

Deux drones supplémentaires pour la Préfecture de Police de Paris

Deux drones supplémentaires pour la Préfecture de Police de Paris

Les forces de sécurités turques poursuivent les opérations lancées le 14 mars dans les villes de Sirnak et de Nusaybin, placées sous couvre-feu, pour reprendre le contrôle des quartiers insurgés, désamorcer les explosifs piégés, remblayer les tranchés et détruire les barricades. Un sous-officier de l’armée a été mortellement blessé par un tir de sniper alors qu’il désamorçait un explosif artisanal à Nusaybin. Par ailleurs 6 policiers ont été blessés dont 2 grièvement dans l’explosion d’un IED alors qu’ils circulaient sur l’autoroute Mardin-Diyarbakir. Des chasseurs-bombardiers F-16 et F-4 ont bombardés des bases du PKK dans le Kurdistan irakien, et particulièrement les camps de Sinath, Haftanin et Metina.

Militaires turcs à Nusaybin

Militaires turcs à Nusaybin

La police autrichienne a utilisé, aujourd’hui dimanche au col du Brenner, du gaz lacrymogène et des matraques, pour repousser des activistes italiens qui s’opposent aux contrôles envisagés par l’Autriche dans le cadre de la crise des migrants. Environ 300 policiers ont été déployés au col du Brenner, frontière dans les Alpes entre l’Autriche et l’Italie. Environ 250 personnes, des Italiens en grande majorité, ont protesté contre les projets de Vienne qui entend renforcer les contrôles sur ce point de passage. L’Autriche souhaite renforcer les contrôles si les autorités italiennes n’arrivent pas à mieux contrôler les routes de migration.

Cet après-midi au col du Brenner

Cet après-midi au col du Brenner

Deux commandants de la guérilla maoïstes ont été tués vendredi dans la forêt Salfijodi du district de Bastar (état de Chhattisgarh) vendredi. La police a prétendu qu’ils étaient mort dans une fusillade – mais c’est la formule consacrée qui permet de couvrir les exécutions extra-judiciaires. Les maoïstes décédés ont été identifiés comme Munna, le commandant de l’unité locale de guérilla de Machjkot, et Baman, membre du comité régional Baman du PCI(M), leurs têtes étaient mises à prix 500.000 roupies.

Opération de contre-guérilla dans le Bastar (archive)

Opération de contre-guérilla dans le Bastar (archive)

Mercredi 21 et jeudi 22, les forces de sécurité égyptiennes ont arrêté de nombreux militants (au moins 59) avant une manifestation antirégime prévue demain 25 avril. Officiellement organisée pour protester contre la rétrocession à l’Arabie saoudite des deux îlots de la mer Rouge, le rassemblement s’était transformé en contestation du régime. Le mouvement du 6-Avril (constitué essentiellement de jeunes de 20 à 30 ans, né en avril 2008 lorsque des milliers d’ouvriers textiles se sont mobilisés contre leurs conditions de travail et le coût de la vie ; ce jour-là, 33 étudiants avaient été arrêtés), ainsi que d’autres groupes d’opposition ont appelé à une manifestation le 25 avril contre la politique menée par le président Abdel Fattah al-Sissi.

Le 15 avril, plus d’un millier de personnes avaient manifesté dans le centre du Caire en demandant la chute du régime du président Sissi, le plus grand rassemblement de contestation du pouvoir depuis deux ans. La manifestation organisée à l’appel de la gauche laïque a été dispersée par la police à coup de gaz lacrymogène.

Manifestants du Mouvement du 6-Avril

Manifestants du Mouvement du 6-Avril