Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Les lycéens ont entamé leur mouvement de protestation ce jeudi matin dès 8 h. La plupart des établissements sont concernés. Après avoir bloqué l’entrée de leur établissement, les élèves se sont dirigés vers le centre ville. Le Polygone et des commerces de la Comédie ont fermé leurs portes par mesure de précaution.
Des heurts entre lycéens et policiers se sont déroulés dans la matinée sur l’Esplanade. Le calme est revenu après une paire d’heures. Une trentaine d’interpellations ont été effectuées. Une quinzaine de personnes ont été placées en garde à vue principalement pour des caillassages et des dégradations. Il s’agit de mineurs et de majeurs. Certains pourraient être jugés en comparution immédiate ce vendredi 15 avril.

Après les affrontements, la police a quadrillé le secteur

Après les affrontements, la police a quadrillé le secteur

Un rassemblement antifasciste aura lie ce jeudi 14 avril à 16h30, Place du XX Aout à Liège. Le bourgmestre a fait interdire cette manifestation en même temps que celle du groupe d’extrême-droite Pegida. Le rassemblement est à présent intitulé « Pour le droit de se rassembler contre la haine et la terreur » et met en avant la « politique de deux poids, deux mesures » concernant les rassemblements fascistes et antifas. Malgré l’interdiction, le rassemblement aura bien lieu.

Pour le droit de se rassembler contre la haine et la terreur

Pour le droit de se rassembler contre la haine et la terreur

Cinq hommes, identifiés comme Amir Amini, Morteza Parvin, Maysam Jolani, Saleh Peachganlou et Mostafa Parvin, ont été fouettés le 6 avril dans une prison d’Ardebil. Un tribunal d’Ardebil les a condamné en novembre 2015 à trois mois de prison et 30 coups de fouet pour avoir levé cette pancarte pendant un match de football entre les équipes d’Ardebil et Hormozgan. On pouvait lire sur celle-ci « Abbas Lesani et les prisonniers politiques doivent être libérés. » Le verdict a été confirmé par la Cour d’appel du régime. Le 25 mars 2015, Abbas Lesani, un activiste, a été condamné à un an d’emprisonnement pour « propagande » contre le régime. Il purge actuellement sa peine dans la prison de Chiraz, au sud de l’Iran.

Flagellation en Iran (image d’archive)

Flagellation en Iran (image d'archive)

Un soldat de l’armée colombienne a été tué et un autre blessé dans une embuscade tendue par des guérilleros de la compagnie Lucho Quintero Giraldo de l’ELN dans une zone rurale de la municipalité de El Tambo dans le Cauca (sud-ouest). Dans un autre affrontement, trois membres de l’ELN sont morts dans le nord-ouest en Colombie au cours d’une offensive militaire conjointe de de l’armée, de l’aviation et de la police. Les trois guérileros tués étaient membres de la compagnie Nestor Tulio Duran, appartenant au front Ernesto « Che » Guevara de l’ELN. Un mineur d’âge qui était membre de ce groupe a été blessé et capturé.

Combattants de l’ELN

Combattants de l'ELN

Sur le site de Gentilly en Val-de-Marne mais aussi du Carteret à Lyon, Sanofi a mis en place un dispositif destiné à enregistrer les faits et gestes de ses employés afin, en apparence, d’optimiser la gestion de l’espace dans l’entreprise. Alors que le nouveau campus Val de Bièvre de Sanofi près de Paris a été conçu comme un immense open space présenté comme propice à la libre association des 3.000 travailleurs, la direction a décidé de prendre une plus exacte connaissance des agissements de ses employés, notamment dans leur gestion de l’espace et des déplacements. Pour ce faire, elle a envisagé de doter chaque salarié d’une puce RFID (Radio Frequency IDentification), c’est-à-dire d’une puce permettant de géolocaliser la personne à tout moment. Suite à l’opposition des syndicats, la direction à revu son dispositif à la baisse : plutôt que d’équiper chaque salarié, ce sont seulement les porte-badge qui ont été équipés d’une puce électronique. Ainsi, l’anonymat est préservé. Cependant, même avec le porte-badge anonymisé, il est facile de faire un lien entre cette puce et celle du badge qui sont activées ensemble quand on passe les contrôles. Par ailleurs, la direction refuse de transmettre l’expertise de la Cnil sur l’affaire.

Puce RFID dans un badge SANOFI

Puce RFID dans un badge SANOFI

Andreï Sokolov is an antifascist revolutionary militant coming from Russia. April the 15th, he was released by an Ukrainian court after having been jailed for 16 months. Andreï was abducted minutes later when walking free from the court, he was taken by unknown men; impossible to know if they are Death Squad members or secret police officers. Family, friends and comrades of Andreï have no news from him since then. This July 15th, the belgian section of International Red Help (Secours Rouge) will held a gathering in front of the Ukrainian Embassy in Brussels.

Demonstration this July 15th at 4.30PM,
Avenue Lancaster 30, 1180 Uccle (Saint-Job Station)

Freedom for Andreï Sokolov and for all the antifascist and revolutionary prisoners!

Where is Sokolov ?

Where is Sokolov ?

Une manifestation a eu lieu dans le Quartier des spectacles de Montréal hier lundi en soirée en solidarité avec la communauté algonquine de Lac-Simon où un homme de 25 ans a été abattu par la police la semaine dernière. Après des allocutions, les manifestants ont commencé leur périple vers 19 h 45, en passant devant le quartier général du Service de police de la Ville de Montréal jusqu’à l’est de l’avenue Papineau. Dans ce secteur, ils ont lancé des objets et des pierres aux policiers. De plus, au moins deux bombes fumigènes ont été lancées en direction des policiers. Deux agents à vélo ont été atteints par des projectiles, mais ils n’ont pas été blessés. Les autorités ont dispersé les manifestants avec des gaz irritants et à 20 h 30, la manifestation était terminée. Il n’y a eu aucune arrestation.

La manifestation d’hier soir à Montréal

La manifestation d'hier soir à Montréal

Une femme de 19 ans et deux hommes de 18 et 20 ans avaient été interpellés samedi à Nantes, boulevard Philippot et chaussée de la Madeleine. Ils ont été accusé d’avoir participé, le visage masqué à un attroupement qui jetait des pierres sur les forces de l’ordre lors de la mobilisation contre la loi Travail. Ils ont été jugés lundi. Les policiers affirment les avoir reconnus malgré leur masque par des détails vestimentaires (sac à dos aux couleurs vives etc.). La lycéenne de 19 ans est condamnée à 2 mois de prison avec sursis et interdiction de porter une arme pendant trois ans. Les deux autres de 20 ans et 18 ans à des peines de 70 et 60 heures de travaux d’intérêt général et à trois ans d’interdiction de porter une arme. Pour le dernier, la prévention est requalifiée sans la mention de visage masqué.

Les affrontements de Nantes

Les affrontements de Nantes

Un commando appartenant probablement au PKK a lancé une attaque dévastatrice à la voiture piégée contre le poste de la gendarmerie du district de Hani dans la province de Diyarbakir. Sept militaires auraient été tués et 39 autres blessés, ainsi que 8 civils. Une vingtaine d’ambulances ont été dépêchées sur les lieux. L’explosion était si puissante que les vitres des habitations avoisinantes ont volé en éclat. Cette déflagration a également secoué des bâtiments. Par ailleurs, les forces de sécurité affirment avoir neutralisés 13 membres du PKK dans la commune de Yuksekova (Hakkari).

Les paramilitaires de la Border Security Force (BSF) démantelé ce dimanche un camp de la guérilla maoïste dans le district de Malkangiri, dans l’état de l’Odisha et ont saisi des armes et des explosifs. Le camp, qui était situé dans une jungle près de Khalapadar, a été évacué par ses occupants à l’approche des paramilitaires. Ceux-ci ont fait un pauvre butin (quatre malheureux fusils artisanaux). Au même moment, une vidéo produite par le comité de district de Malkangiri du PCI(M) dénonce comme mise en scène les prétendues redditions de combattants maoïstes de la région de Maithili. Cette vidéo dénonce la police pour avoir forcé, par la menace, des personnes étrangères à la guérilla de jouer le rôle de maoïstes repentis.

Les paramilitaires et leur pauvre butin

Les paramilitaires et leur pauvre butin