Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Près de la ville de Hangzhou, dans l’est de la Chine, des milliers de manifestants se sont affrontés samedi à la police, dans le district de Yuhang, pour protester contre la construction d’une usine d’incinération. Ils dénoncent l’absence de consultations. Il y a officiellement 39 blessés, dont 10 manifestant et 29 policiers.

Ce serait 20.000 personnes qui ont commencé à protester mercredi soir sur le lieu du chantier. Des routes ont été bloquées et des sit-in devant les bâtiments officiels organisés. Les membres des comités de villageois de quatre communes environnantes ont démissionné. Les protestataires dénoncent l’absence de concertation et d’étude d’impact.

Chine: Emeutes contre un incinérateur

Sept policiers ont été tués dans la puissante explosion d’un IED déclenchée par des guérilleros maoïstes dans l’Inde centrale. Le bilan pourrait s’alourdir car deux autres policiers sont gravement blessés, ils ont été transporté à Nagpur pour recevoir des soins. L’embuscade visait un détachement d’une unité spéciale anti-guérilla de la police de l’État du Maharashtra occidental qui circulait sur l’axe Murmuri-Chamuri, une région où l’insurrection maoïste est très forte.

Inde: Au moins sept policiers tués dans une embuscade maoiste

Le 16 avril, veille de l’élection présidentielle remportée par Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 15 ans, la police avait dispersé cette manifestation (photo), organisée par le mouvement Barakat (Ça suffit!). Un procureur algérien a requis dimanche un an de prison ferme contre deux jeunes, dont un Tunisien, accusés d’avoir participé à une manifestation contre un quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

En attendant la décision, qui doit être rendue le 18 mai, les prévenus restent en détention. Ils sont tous deux accusés d' »attroupement non armé portant atteinte à l’ordre public ». Les deux jeunes hommes ont toujours nié avoir une quelconque relation avec les manifestants, et affirmé qu’ils ne faisaient que passer au moment du rassemblement. Des organisations et militants de droits de l’Homme s’étaient mobilisé pour exiger la libération des deux jeunes. A l’ouverture du procès, la police avait empêché plusieurs jeunes d’entrer dans le tribunal. Des policiers avaient même fait irruption dans la salle d’audience pour en expulser une dizaine de personnes, dont le père d’un prévenu. Face aux protestations des avocats, le père a été autorisé à retourner dans la salle, suivi par les autres personnes évacuées.

Algérie: Un an ferme requis contre deux jeunes manifestants

Une manifestation, lancée à l’appel du collectif « Simu di stu paese », a rassemblé samedi 10 mai plusieurs milliers de personnes, pour inciter l’État français à prendre sérieusement en compte plusieurs mesures votées par l’assemblée de Corse, telles que le statut instaurant une période de cinq ans de résidence avant de pouvoir accéder à la propriété – afin de lutter contre la spéculation -, la coofficialité de la langue corse, une réforme institutionnelle, et une inscription de la Corse au sein de la Constitution française.

Devant la préfecture de Bastia, des dizaines de jeunes manifestants cagoulés et gantés, et disséminées en petits groupes, ont lancé pierres, cocktails Molotov et bombes agricoles contre les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Les affrontements ont fait au total une trentaine de blessés légers parmi les forces de l’ordre. Des manifestants ont également dégradé un bureau de Poste, incendié des containers et plusieurs devantures de magasins ont été brisées. Les forces de l’ordre ont saisi des cocktails Molotov et un homme tirant en l’air depuis sa fenêtre a été arrêté, unique interpellation de la soirée. Vers 22H00, le calme était revenu.

France/Corse: Affrontements samedi à Bastia

À Bayonne, l’association de défense des prisonniers basques organisait une chaîne humaine ce samedi 10 mai matin pour réclamer la suspension de peine d’un prisonniers de l’ETA, Ibon Fernandez Irady, dit « Susper ». Ibon Fernandez Irady est atteint d’une sclérose en plaques, pathologie très grave qui nécessite des soins adaptés. Ces soins ne peuvent être pratiqués dans un contexte – celui de la prison – qui rend toute évolution positive illusoire. Agé de 43 ans, il est détenu à la prison de Lannemezan où il purge une peine de 30 ans, pour tentative d’assassinat sur un gendarme. Son cas doit être examiné lundi par le tribunal d’application des peines à Toulouse.

Pays basque: Chaîne humaine pour un prisonnier d’ETA

Quatre combattants des FARC ont été tués dans une opération militaire visant à capturer Carlos Antonio Lazadafueron, qui commande du Bloc oriental des FARC et qui est membre du secrétariat (la direction) des FARC. Celui-ci a su échapper à l’opération. Les quatre guérilleros ont été tués dans un bombardement de l’aviation militaire.

Un professeur de l’Université de Delhi a été arrêté vendredi matin à New Delhi pour des liens présumés avec les maoïstes . L’arrestation a été faite par la police de l’état du Maharashtra, qui a placé le professeur G.N. Saibaba en garde autour de 11h45 quand il était à Daulat Ram College de vérifier certaines épreuves. Il a été transféré à Maharashtra par l’après-midi. La police l’accuse d’être un maillon essentiel entre le Comité Central du PCI(maoïste ) et ses bases «urbaines» .

150 personnes se sont réunies hier dans le quartier Saint-Michel à Paris pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Plusieurs prises de paroles ont eu lieu (Le Comité pour la libération de Georges qui avait appelé au rassemblement, mais aussi des représentants de la solidarité en Tunisie, de la résistance Mapuche, de Voie Prolétarienne, de notre Secours Rouge etc.).

Au même moment, un rassemblement avait lieu à Beyrouth devant l’ambassade de France, la rue de l’ambassade ayant été rebaptisée « Rue Georges Ibrahim Abdallah » par les manifestants.

France/Liban: Rassemblements pour Georges Abdallah
France/Liban: Rassemblements pour Georges Abdallah

Cinq cent officiers de police londoniens vont porter des caméras sur leur uniforme, à titre d’expérimentation, a annoncé ce jeudi Scotland Yard. La caméra n’est censée tourner qu’en cas d’intervention et après que les personnes filmées ont été averties de son utilisation. Les victimes potentielles peuvent demander à ce qu’on l’éteigne, mais pas le suspect. La police va ensuite stocker les enregistrements pendant un mois sur un serveur avant de les effacer, sauf si les images peuvent servir dans le cadre d’une enquête.

La police de Londres, qui a déjà testé différents dispositifs ces dernières années, a décidé d’accélérer la mise en place des caméras après la polémique sur les circonstances controversées de la mort d’un homme, Mark Duggan, tué par des policiers en 2011. En Belgique, la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet s’était déjà déclarée favorable, en début d’année, à la mise en place de mini-caméras sur les uniformes des agents de police, mais le projet ne faisait pas l’unanimité.

Angleterre: Des bodycams pour 500 policiers londoniens