Plusieurs centaines de Palestiniens se sont affrontés avec des policiers devant la porte de Damas, lundi soir à Jérusalem, lors d’une manifestation contre le plan Prawer-Begin qui déplacera de 30.000 à 70.000 Bédouins du Néguev, dépossédera la population arabe bédouine de ses terres et de ses moyens de production traditionnelle et concentrera les Bédouins dans des zones urbaines pauvres.
Les manifestations ont également eu lieu à Jaffa et Beersheva lundi contre la mise en œuvre par le gouvernement du plan. Plusieurs dizaines de manifestants ont été blessés et au moins trois ont été arrêtés.
Andrea « Andi » Stauffacher, secrétaire du Secours Rouge International, incarcérée pour des actions radicales de solidarité avec les prisonniers révolutionnaires, avait été transférée et placée à l’isolement en raison de sa participation à la grève de la faim de solidarité des prisonniers révolutionnaires avec Georges Abdallah. Les autorités pénitentiaires du canton de Zurich avaient exigé, sous peine de sanction, non seulement qu’elle ne participe pas à cette grève, mais qu’elle produise un document se dissociant de cette initiative. Andi a non seulement refusé, mais elle a mené un jour de grève de la faim supplémentaire pour protester contre cette mise à l’isolement. Andi a maintenant réintégré « sa » cellule de la prison de Winterthur.
Ce n’est pas qu’en Suisse que les autorités pénitentiaires ont essayer de bloquer cette grève de la faim de solidarité. La prisonnière des Brigades Rouge/PCC Nadia Lioce, condamnée à la perpétuité, a reçu les documents l’invitant à participer à cette initiative des semaines après leur date d’envoi et… le lendemain du jour où grève prenait fin. Elle a rédigé un document dans lequel elle approuve pleinement cette initiative solidaire dans les prisons.
Afin de lutter contre la société de surveillance, le maire de la petite ville de Deer Trail (546 habitants) dans le Colorado, envisage de vendre des permis pour descendre les drones qui survoleraient la commune. Chaque drone descendu rapporterait à son tireur une centaine de dollars de récompense. Cette mesure vise principalement les drones gouvernementaux qui seraient tentés de faire de l’espionnage de citoyen américain.
Cette proposition sera votée le 6 août et pour devenir chasseur de drone, vous devrez avoir au moins 21 ans, être capable de lire et de comprendre l’anglais et de tirer uniquement avec du calibre de 12 maximum.
Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les grands syndicats International Working People’s Association (révolutionnaire) et American Federation of Labor (réformiste) se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai, date du « moving day » parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l’ouvrier devant déménager (d’où le terme de « moving day ») pour retrouver du travail.
La grève générale du 1er mai 1886 est largement suivie : il y a 340.000 grévistes dans tout le pays. A la grande usine de matériel agricole McCormick Reaper Works, à Chicago, August Spies, militant anarchiste, est le dernier à prendre la parole devant la foule des manifestants. Au moment où la foule se disperse, 200 policiers font irruption et chargent les ouvriers. Il y aura un mort et une dizaine de blessés.
La répression du rassemblement de Haymarket
Spies lance un appel à un rassemblement de protestation contre la violence policière, qui se tiendra le 4 mai. Ce rassemblement se voulait pacifiste mais un autre appel invitait les travailleurs à venir armés dans le but d’autodéfense (Parsons avait imprimé le tract mais Spies s’opposa à sa diffusion).
L’appel à la manifestation de Haymarket
Le jour venu, Spies, ainsi que deux autres anarchistes, Albert Parsons et Samuel Fielden, prennent la parole. Le maire de Chicago, Carter Harrison, assiste aussi au rassemblement. Lorsque la manifestation s’achève, Harrison, convaincu que rien ne va se passer, appelle le chef de la police, l’inspecteur John Bonfield, pour qu’il renvoie chez eux les policiers postés à proximité. Il est 10 heures du soir, les manifestants se dispersent, il n’en reste plus que quelques centaines dans Haymarket Square, quand 180 policiers de Chicago chargent la foule encore présente. Quelqu’un jette une bombe sur la masse de policiers, qui répliquent en tirant dans le tas : bilan sept policiers tués et 70 manifestants blessés.
L’explosion de la bombe de Haymarket
Sept hommes sont alors arrêtés et accusés de meurtre : August Spies, George Engel, Adolph Fischer, Louis Lingg, Michael Schwab, Oscar Neebe et Samuel Fielden. Un huitième nom s’ajoute à la liste quand Albert Parsons se livre à la police. Le procès s’ouvre le 21 juin 1886 à la cour criminelle du comté de Cook. C’est avant tout le procès des anarchistes et du mouvement ouvrier. La sélection du jury compte par exemple un parent du policier tué. Le procureur Julius Grinnel déclare ainsi lors de ses instructions au jury : « Il n’y a qu’un pas de la République à l’anarchie. C’est la loi qui subit ici son procès en même temps que l’anarchisme. Ces huit hommes ont été choisis parce qu’ils sont des meneurs. Ils ne sont pas plus coupables que les milliers de personnes qui les suivent. Messieurs du jury : condamnez ces hommes, faites d’eux un exemple, faites-les pendre et vous sauverez nos institutions et notre société. C’est vous qui déciderez si nous allons faire ce pas vers l’anarchie, ou non. »
Le 19 août, tous sont condamnés à mort, à l’exception d’Oscar Neebe qui écope de 15 ans de prison. Un vaste mouvement de protestation international se déclenche. Les peines de mort de Michael Schwab, Oscar Neebe et Samuel Fielden sont commuées en prison à perpétuité (ils seront tous les trois graciés le 26 juin 1893). Louis Lingg se suicide en prison. Quant à August Spies, George Engel, Adolph Fischer et Albert Parsons, ils sont pendus le 11 novembre 1887. L’événement connut une intense réaction internationale et fit l’objet de manifestation dans la plupart des capitales européennes. George Bernard Shaw déclara à cette occasion : « Si le monde doit absolument pendre huit de ses habitants, il serait bon qu’il s’agisse des huit juges de la Cour suprême de l’Illinois »
En 1889, la IIe Internationale se réunit à Paris. Sous l’impulsion de Jules Guesde et sur une proposition de Raymond Lavigne, elle décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures. Le 1er mai 1890, l’événement est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses. Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts. Avec ce nouveau massacre, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des travailleurs européens.
Banderlole martyrs de Haymarket
La répression du rassemblement de HaymarketL'appel à la manifestation de HaymarketL'explosion de la bombe de HaymarketLes anarchistes martyrs de ChicagoLes martyrs de HaymarketBanderlole martyrs de Haymarket
Les mineurs travaillant dans de petites exploitations luttent depuis plusieurs jours dans plusieurs régions de Colombie pour pouvoir poursuivre leurs activités sans être déplacés au profit des multinationales. Sous couvert de lutter contre les dégradations environnementales des exploitations minières artisanales, le gouvernement cède en fait l’exploitation des gisements aux grands groupes miniers internationaux.
Les mineurs se sont rassemblés, malgré les obstructions de la police, dans le village de Risaralda d’où ils ont entrepris une manifestation qui a vite tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Trois policiers ont été blessés et plusieurs manifestants arrêtés. Les dégâts sont importants, et plusieurs routes ont été barrées.
Le 12 juillet, Hans Niemeyer a été condamné à 5 ans de prison pour le transport des matières explosives conformément à la loi sur la détention d’armes, et à un emprisonnement de 300 jours pour les dommages infligés à une banque. Exceptionnellement, dans ce cas le pouvoir judiciaire n’a pas appliqué la loi sur le terrorisme. Hans est actuellement détenu dans une unité de sécurité maximale. La défense va faire appel contre la sentence, alors que l’accusation va faire appel pour que la loi antiterroriste soit appliquée.
La société canadienne de mines d’or Endeavour Mining Corporation, a licencié 71 de travailleurs dont 11 sydicalistes, parmi lesquels le représentant du personnel des mines de la région de Kéniéba, au Mali. Endeavour Mining a poussé le cynisme jusqu’à annoncer, en même temps que les licenciements, qu’elle avait engagé l’inspecteur du travail qui avait été médiateur dans le conflit qui l’avait opposé à ses ouvriers en février dernier. Tout le monde s’interroge naturellement sur la partialité du médiateur au moment des négociations…
Google et l’institut de technologie de Géorgie travaillent sur une version canine des Google Glass pour aider le travail des pompiers, policiers ou militaires. Grâce à cette technologie, n’importe quel professionnel pourrait se connecter directement à la caméra et le capteur des Google Glass de son chien. Clin d’oeil volontaire ou non : le projet a été nommé Facilitating Interactions for Dogs with Occupations, soit FIDO, le nom d’une marque de nourriture pour chien.
Trois policiers appartenant à une unité spéciale de la police d’Etat auxiliaire et deux gardes de sécurité privés, ont été tués aujourd’hui lorsqu’une colonne d’une cinquantaine de guérilleros maoïste ont attaqué le chantier de construction d’un pont dans le district d’Aurangabad (Etat du Bihar). Sept autres policiers auxiliaires ont été blessés.
Une fois de plus, la cas de Georges Abdallah était présent aux célébrations du 14 juillet à l’Ambassade de France à Beyrouth. Les portes de la résidence des Pins sont restées fermées autant aux visiteurs libanais que français qui souhaitaient fêter le 14 juillet. Ils ont été conduits dans une petite entrée, occupée par un officier français en civil qui les laissait entrer un à un dans le spacieux palais.
Les visiteurs ont donc été contraints à faire la queue d’une façon plutôt humiliante près de deux heures au milieu des slogans anti-français incessants lancés par les militants rassemblés en face de l’Ambassade, en soutien à la libération de Georges Abdallah. Ils ont eu le temps de mémoriser le visage de Georges Abdallah, dont les portraits étaient affichés partout.
14 juillet ambassade france beyrouth georges abdallah
D’autres part, nous avons encore reçu quelques illustrations d’actions réalisées dans le cadre des journées d’action internationales pour Georges Ibrahim Abdallah:
Rassemblement devant le consulat de France à Montréal
Georges Ibrahim Abdallah Zürich
Rassemblement devant le consulat de France à MontréalGeorges Ibrahim Abdallah Zürich14 juillet ambassade france beyrouth georges abdallah