Un bloc antifasciste, appelé par l’Action Autonome de Liège s’était constitué lors d’une manifestation devant le centre fermé de Vottem à Liège, à l’occasion du 18e anniversaire de la prison pour sans-papiers. La police a « préventivement » et brutalement arrêté quatre (erratum, nous avions parlé auparavant de dix) manifestants qui le composaient. Une répression préparée et préméditée par la police. Plus de 600 personnes ont manifesté.
Bloc antifa à la manif du 26 mars 2017 contre le centre fermé de Vottem
La police a arrêté dimanche une centaine de manifestants antifascistes qui voulaient perturber le jubilé des 100 ans du parti d’extrême droite UDC à Zurich. Une centaine d’autres ont été contrôlés et renvoyés. En début d’après-midi, un calme tendu régnait aux alentours du Kongresshaus de Zurich où se déroulait la fête de l’UDC zurichoise. La police a encerclé la contre-manifestation dans un kessel, sur un pont. Des véhicules anti-émeute et des canons à eau empêchaient les manifestants d’accéder à la place du Kongresshaus et des barrières bloquaient la zone bordant le lac. La police a alors commencé à les évacuer un à un, entravés par des menottes, leurs affaires accrochées au cou dans un sac en plastique. Les manifestants ont été emmenés au poste de police. Quelques incidents isolés se sont produits par la suite (jets de projectiles, charges de police).
Des affrontements se sont produits hier samedi à Naples entre la police et des manifestants antifasciste qui protestaient contre la venue du chef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini. Les forces de l’ordre ont fait usage d’un canon à eau et de gaz lacrymogènes pour disperser quelques centaines de manifestants cagoulés ou casqués, qui sont sorti d’une manifestation de masse avant de lancer des pierres et des bouteilles incendiaires. Les incidents se sont produits dans l’ouest de la ville, près du stade de football San Paolo.
Treize policiers et gendarmes ont été blessés samedi à Nantes, en France, par des jets de projectiles lord d’une manifestation contre la venue de Marine Le Pen, ce dimanche. La chef de l’extrême droite française devait y tenir une réunion électorale. Les forces de l’ordre ont répondu par des tirs de gaz lacrymogènes aux jets de projectiles. Huit manifestants ont été interpellés, dont quatre ont été placés en garde à vue. Des banques et des arrêts de bus avaient été protégés dès le matin par des panneaux de bois. Mais des vitrines ont été brisées le long du parcours de la manifestation. Le local de Vinci, pourtant barricadé, a vu sa devanture – rideau de fer et vitrine – défoncé par les zadistes présents.
3000 manifestants ce dimanche à Nantes
Plus tard dimanche, une cinquantaine de militants antifa s’en sont pris à des bus transportant des élus et militants du parti d’extrême droite sur la route nationale N137 reliant Rennes à Nantes. Ils ont enflammé des pneus sur la route. Ils sont une cinquantaine à tourner autour du dispositif policier. Deux bus ont été attaqués à la peinture et à la barre de fer. L’un des autocars a été recouvert de peinture, avant d’être escorté jusqu’à la salle par des camionnettes de gendarmerie. La circulation a été momentanément bloquée sur la N137 reliant Rennes à Nantes dans les deux sens. Des pompiers sont également intervenus pour maîtriser un départ de feu.
Un des bus visé
3000 manifestants ce dimanche à NantesUn des bus visé
Alors que Bree Newsome, activiste qui avait retiré elle-même le drapeau confédéré du gouvernement de Caroline du Sud en 2015 (aboutissant à son retrait officiel quelques semaines plus tard), s’exprimait à Charleston, une manifestation du « Parti Sécessionniste de Caroline du Sud » s’est rassemblée devant le collège où avait lieu la conférence, ce parti d’extrême-droite milite entre autres pour la réhabilitation du drapeau confédéré. Des activistes de Black Lives Matter et des antifas ont donc contre-manifesté. Alors qu’une journaliste était en direct, un manifestant a réussi à dérober le drapeau suite à une acrobatie impressionnante. Le manifestant, Muhiyidin Moye (de Black Lives Matter Charleston) a été arrêté quelques secondes plus tard par la police, il est toujours en détention et a été placé sous une caution de 2.382$.
Ceci n’est pas sans rappeler Richard Spencer, le fasciste fondateur de « l’alt-right » (nationalisme blanc américain) qui s’était pris une baffe lors de l’inauguration de trump (voir plus bas).
Le rappeur majorquin Valtonic a été condamné à 3 ans et huit mois de prison pour « apologie du terrorisme » et pour « graves insultes à la couronne espagnole ». Il est également condamné (mais peut faire appel) à une amende de 3.000€ au bénéfice de Jorge Campos Asensi, président du Cercle des Baléares (organisation nationaliste et anti-catalane) pour menaces. La chanson incriminée (ci-dessous) est accusée de porter atteinte à la monarchie espagnole et de soutenir l’ETA et les GRAPO.
Des militants antifas se sont affrontés hier avec des policiers et des fascistes au palais de justice à Athènes, lors du procès contre le parti Aube Dorée poursuivi pour plusieurs crimes (y compris le meurtre en septembre 2013 du rappeur Pavlos Fyssa) faisant de lui une organisation criminelle. Parmi les éléments à charge, un concert de 2005 où étaient présents de nombreux dirigeants d’Aube Dorée, à l’occasion duquel était brandi un drapeau hitlérien et appelé à l’extermination des Juifs (voir ici la vidéo).
À 8h30 du matin donc, environ 50 antifascistes sont venus d’une station de métro à proximité du palais de justice, mais les policiers ont refusé de les laisser entrer, bien qu’il reste encore quelques sièges dans la salle d’audience. Entre 15 et 20 militants antifa étaient à l’intérieur du bâtiment, et quand les policiers ont laissé un groupe de fascistes. Les affrontements ont alors commencés, les policiers anti-émeute s’alliant aux fascistes pour repousser les antifas hors de la salle.
La quatrième Reclaim The Night, marche de nuit féministe non-mixte afin de se réapproprier la rue la nuit contre les violences sexistes, a démarré du Mont des Arts mais s’est fait prendre dans un kessel rue du Grand Carme, dans le centre-ville. Durant la soirée, une centaine de manifestants s’est rassemblée devant les cordons de police en solidarité avec les manifestantes retenues. Elles ont été lentement relâchées en fin de soirée après avoir été fouillées une à une.
Manifestation solidaire autour des manifestantes retenues
Manifestation solidaire autour des manifestantes retenues
A l’appel de plusieurs organisations et collectifs (voir notre précédent article ICI), une manifestation a eu lieu le 3 février dernier à Valence pour exiger la libération des 7 prisonniers politiques du PML(RC) (Parti Marxiste Léniniste – Reconstruction Communiste), accusés d’être des membres présumés du PKK suite à leur participation à la lutte au Rojava dans le Bataillon International de Libération.
Deux manifestations antifascistes ont eu lieu pour tenter d’empêcher deux conférences sur le thème « Immigration, la catastrophe » animée par Jean-Yves Le Gallou. L’homme a été député européen, a migré du Front national vers le MNR et a créé la fondation identitaire Polémia.
Environ 400 personnes ont répondu présent au rassemblement antifaciste vendredi soir place Viarme, à Nantes. Tenue à distance par un important déploiement de forces de l’ordre, ma manifestation n’a pas pu approcher de la salle où se tenait le meeting. Au cours des tentatives de débordement du dispositif policiers par les antifas, des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre, des véhicules et des dispositifs publicitaires ont été dégradés, des murs ont été tagués et deux vitrines de banque ont été brisées. Six interpellations ont eu lieu, débouchant du quatre gardes à vue.
La manifestation à Nantes
Samedi soir, une centaine d’antifascistes étaient présents près des halles de Quimper afin de protester contre la tenue de la conférence dans la ville. Un face-à-face a eu lieu avec des militants d’extrême-droite, et des agressions verbales se sont produites. Un peu avant 20 h, les présents ont été sommées d’ôter ce qui pouvait masquer leurs visages. Seuls les militants d’extrême droite ont obtempéré. Quelques 40 CRS et 20 policiers ont alors chargé les antifas en faisant usage de gaz lacrymogène. Trois interpellations ont eu lieu.
La manifestation à NantesBretagne: Affrontements entre policiers et antifas à Nantes et à Quimper