Vendredi à San Carlos de Bariloche, en Argentine, a eu lieu une marche de protestation après la mort d’un gosse de 15 ans poursuivi pour vol. Les autorités provinciales ont confirmé le limogeage de quatre officiers de police impliqués dans ce décès, mais la tension entre les habitants de la petite ville et les forces de l’ordre est à son comble. Des troubles très violents ont eu lieu la semaine dernière, faisant trois morts et douze blessés chez les émeutiers.

Emeute anti-policière en Argentine (2)


Emeute anti-policière en Argentine (1)

Emeute anti-policière en Argentine (2)
Emeute anti-policière en Argentine (1)

C’est ce mardi qu’est tombé le verdict dans le procès de l’ancien président argentin Reynaldo Bignone. Il était poursuivit pour son implication dans l’enlèvement, la torture et le meurtre de 56 personnes dans le camp de concentration de Campo de Mayo, à l’ouest de Buenos Aires. Artisan de la ‘sale guerre’ menée par la dictature militaire instaurée en Argentine entre 1976 et 1983, Bignone est considéré comme l’un des plus hauts responsables de ce camp, dont la plupart des 4000 opposants au régime qui y ont été enfermés sont aujourd’hui toujours portés disparus. On estime à 30.000 le nombre de personnes et de prisonniers politiques qui ont ‘disparu’ (plus que probablement kidnappés, puis assassinés) durant les sept années de dictature de la junte militaire dont faisait partie Bignone. Sur les six autres cadres du régime militaire également considérés comme des responsable de Campo de Mayo et jugés lors de ce procès, cinq ont été condamnés à des peines allant de 17 à 25 ans. Seul un ancien policier a été acquitté.

Reynaldo Bignone

Reynaldo Bignone

Mercredi 10 mars, un engin explosif a visé le service social privé de la société Petróleo y ‘Gaz’ de Neuquén, en territoire Mapuche, dans la Patagonie argentine. L’action a été revendiquée par la ‘Cellule Armée pour la Défense du Paxamama (en langue quecha: la Terre-Mère) Marco Camenisch’. Le communiqué revendique le retrait du territoire mapuche des propriétaires fonciers, des latifondistes, des entreprises agricoles et forestières, ainsi des forces de police de l’Etat argentin.

Marco Camenisch est un prisonnier vert-anarchiste qui, pour avoir dynamité les pylônes de trust de l’énergie nucléaire et pour avoir résisté les armes à la main à ses arrestations, a purgé en raison de son opposition déclarée et irréductible au système. Les autorités suisses lui refusent les congés pénitentiaires dont il pourrait bénéficier en invoquant ouvertement le refus de Marco de se repentir.

En août 1972, 16 prisonniers politiques ont été fusillés à la base Almirante Zar. C’est le lieutenant de vaisseau Roberto Guillermo Bravo, tortionnaire et assassin, qui a achevé les victimes de ce que l’on connait sous le nom du ‘Massacre de Trelewet’. Après le massacre, Bravo a vécu caché sur la base navale de Puerto Belgrano puis à la mission navale argentine de Washington d’où il a obtenu les documents qui lui ont permis de s’installer à Miami. Il a obtenu sans difficulté la nationalité américaine en 1987, sous la présidence de Ronald Reagan, bien qu’il ait déjà été dénoncé en Argentine pour ses crimes. Bravo s’est converti en un prospère entrepreneur de Miami qui vend ses services à la US Army et qu Dépqrteöent de l’Intérieur et contribue aux fonds de campagne du parti républicain.

L’arrestation de Bravo a été demandée il y a déjà deux ans par un juge fédéral argentin, sans que les États-Unis — informés de sa présence sur leur territoire — ne donnent suite. Ce fut finalement grâce à la persistance des autorités argentines que le criminel a été appréhendé. Bravo a été arrêté le 25 février… et libéré sous caution le 2 mars dernier à Miami par un juge soupçonné de collusion avec la mafia cubano-américaine. Ce même magistrat est impliqué dans les manoeuvres de dénigrement du gouvernement argentin et du président vénézuélien, Hugo Chávez.

Victimes du massacre de Trelewet

Victimes du massacre de Trelewet

William Henry Fische est un entrepreneur américain, dont le projet actuel consiste en la mise en place de mégaprojets touristiques dans le Sud de l’Argentine. Or, cette zone constitue le territoire ancestral d’une grande communauté mapuche. Fische, disposant d’une grande fortune personnelle ainsi que des contacts argentins adéquats, a délogé les membres de la communauté Paicil Antriao de leur village. Mercredi dernier, des dizaines de familles mapuches de la localité Villa la Angustora ont violemment été chassées et ont vu leurs maisons détruites. L’expulsion a été réalisée en présence du Secrétaire de la Sécurité de la Province et d’un procureur.

Expropriation des mapuches

Expropriation des mapuches

Hier 2 décembre, sept prisonniers anarchistes détenus dans quatre pays différents ont annoncé qu’ils allaient mener ensemble une grève de la faim du 20 décembre au premier janvier. Voici les noms de ces prisonniers et leur adresse:

Gabriel Pombo Da Silva
-c/o JVA Aachen
-Krefelderstrasse 251
-52070 Aachen
-Allemagne

Marco Camenisch
-Postfach 3143
-8105 Regensdorf
-Suisse

Juan Carlos Rico Rodriguez et Francisco Maya Rodriguez
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID V
-Ctra. Comarcal 611, km. 37,6
-28770 Soto del Real (Madrid)
-Espagne

Honorio Gómez Alfaro
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID IV
-Ctra. N-V, km. 27,7
-28600 Navalcarnero (Madrid)
-Espagne

Alberto Jiménez Alba
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID III
-Ctra. Pinto-San Martín de la Vega, km. 5
-28340 Valdemoro (Madrid)
-Espagne

Diego Petrissans
-C.P.F. Devoto (C.A.B.A.)
-Bermudez 2651 (C.P. 1417)
-P. 5 – C 2°
-Argentine

Les bureaux de la compagnie aérienne chilienne LAN ont été détruit le 6 août par une charge explosive. La Brigada Mauricio Morales des Células revolucionarias a revendiqué cette action en solidarité avec deux révolutionniaires chiliens Marcelo Villarroel et Freddy Fuentevilla, actuellement détenus en Argentine et en passe d’être extradés au Chili.