Le transfert de Georges Ibrahim Abdallah de la prison de Lannemazan à la prison de Fresnes est annoncé pour le début de semaine prochaine. De fait, Georges va sûrement subir une semaine supplémentaire d’attente à Fresnes en plus des 6 semaines minimum imposée par la commission pluridisciplinaire chargée d’examiner la “dangerosité” des prisonniers condamnés à perpétuité qui font une demande de libération conditionnelle.

Comme pour Georges Capriani et Régis Schleicher qui viennent de terminer à Fresnes la période d’observation imposée par l’Etat, Georges Abdallah va devoir subir des entretiens avec des médecins, psychiatres, directeur de prison et autres rétribués de l’administration pénitentiaire sur des faits politiques. Fresnes, c’est la quasi impossibilité de téléphoner, les parloirs réduits au minimum, etc. (Site Libérons Georges)

-Georges Ibrahim Abdallah
-n° d’écrou 939049
-C.P. FRESNES – Quartier du CNO
-1, Allée des Thuyas
-94261 Fresnes Cedex

Nathalie Ménigon a quitté la prison de Seysses le samedi 2 août au matin. Elle était incarcérée dans cet établissement pénitentiaire de la région toulousaine depuis août 2007, dans le cadre d’un régime de semi-liberté.

Pratiquement cela signifie que pour les 5 prochaines années, Nathalie n’aura plus à séjourner en prison mais devra respecter ces restrictions de liberté:

-signaler de toute sortie du département de la Haute-Garonne
-s’abstenir de parler des faits pour lesquels elle a été condamnée, aux médias ou dans un ouvrage

Après plus de vingt ans en prison, Nathalie Ménigon est enfin sortie de prison, mais avec l’interdiction de témoigner de sa lutte ni de ses conditions de détention.

Communiqué du collectif ‘Ne laissons pas faire!’ du 18 juillet 2008

Site du collectif ‘Ne laissons pas faire’!

Malgré l’opposition de très nombreux professionnels et citoyens, la loi instaurant une ‘rétention de sûreté’ qui permet, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger – sans limitation de durée et sans infraction – l’enfermement des personnes considérées comme d’une ‘particulière dangerosité’ est entrée en vigueur le 26 février 2008. La mise en place d’un tel dispositif relève d’une philosophie de l’enfermement qui dénie à l’homme toute possibilité d’amendement. La présomption d’innocence devient secondaire et la justice de sûreté prend le pas sur la justice de responsabilité. Le combat du collectif contre la rétention de sûreté et de l’ensemble des citoyens pour le respect des libertés ne doit pas s’arrêter là!

Visiter le site pour signer l’appel

Communiqué de NLPF:

Nathalie Ménigon, militante d’Action Directe, a obtenu le 17 juillet, une libération conditionnelle qui a pris effet le 3 août 2008. La durée du régime de conditionnelle a été fixée à cinq ans. Les contraintes sont étendues, ainsi l’assignation à résidence dans un seul département.

Jean-Marc Rouillan est placé en régime de semi-liberté depuis 7 mois. Il n’y a pas de raison qu’il n’obtienne pas, lui aussi, une libération conditionnelle au terme d’une année de semi-liberté. Après avoir été jugés par des tribunaux d’exception et avoir été emprisonnés pendant une durée excédant de plusieurs années la peine de sûreté assortie à leur condamnation, les militants d’Action Directe ont réussi, jusqu’au bout, par leur résistance et leur ténacité, à conserver leur identité révolutionnaire. Parmi les militants toujours incarcérés, Georges Cipriani et Régis Schleicher ont été, eux, envoyés à Fresnes pendant six semaines pour subir l’expertise du Centre national d’orientation (CNO) qui est appelé à statuer sur leur ‘dangerosité’. La psychiatrisation de l’engagement politique est une des pratiques les plus dangereuses que mettent en place des sociétés sécuritaires comme la France de 2008.

Soumettre des militants révolutionnaires à cette expertise après plus de 21 ans de prison, c’est tenter une fois encore de les briser psychologiquement par la succession d’intervenants médicaux, sociaux et pénitentiaires, et le retour aux conditions de détention particulièrement sévères d’une maison d’arrêt.

Pour nous, il ne fait aucun doute que Georges Cipriani et Régis Schleicher doivent sortir de prison tout comme le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah qui s’est vu notifier une convocation au CNO à partir du 10 août prochain. Il est essentiel donc que nous continuions à nous battre pour la libération de tous les prisonniers d’Action Directe et les militants politiques révolutionnaires emprisonnés et pour dénoncer les législations d’exception auxquelles ils ont été et sont encore en butte depuis les années 1980.

Collectif ‘Ne Laissons Pas Faire!’ – Paris, le 18 juillet 2008, modifié le 12 août 2008.

16/07/2008

Emission radio

Nous vous avions communiqué un extrait de l’émission diffusée par Fréquences Paris Plurielles, voici la manière de l’écouter dans son intégralité:

Ce vendredi 18 juillet à partir de 14 heures jusqu’à 15 heures est prévue une émission sur les différents événements répressifs qui ont eu lieu en Belgique (arrestations de militants solidaires avec les prisonniers politiques dans le monde) et en France (arrestations de militants de la soi-disante ‘mouvance anarcho-autonome’ (invention ubuesque que si il n’y aurait pas des potes en taule ça pourrait servir pour une blague). Il y aura une interview de Bertrand Sassoye, ex militant des CCC (Cellules Communistes Combattantes de Belgique), aujourd’hui militant du Secours Rouge/APAPC Belgique et d’autres personnes invitées à s’exprimer.

Pour ce qui ne peuvent pas l’écouter depuis un poste radio: le lien Internet pour l’écouter est ici.

De Paris à Bruxelles, en passant par Milan? HALTE A LA CRIMINALISATION DE LA SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS POLITIQUES!

RASSEMBLEMENT ce mercredi 25 juin à 18h30 devant le Centre Wallonie-Bruxelles (Paris, place Beaubourg, face au centre Georges Pompidou)

Partout en Europe la répression arrête et emprisonne les militants et sympathisants de mouvements de solidarité aux prisonniers révolutionnaires. Quand ce ne sont pas des militants engagés dans des groupes luttant contre le capitalisme et l’impérialisme.

Lire l’appel à la manif – format pdf

Précisions : source Bellaciao – mardi 10 juin 2008 (22h16):

Paris: Onze arrestations dans les milieux de gauche turque. Perquisition dans une association anatolienne de gauche à Paris

Ce matin, la maison culturelle anatolienne sise rue Faubourg Saint-Denis dans le 10e arrondissement à Paris a été littéralement prise d’assaut par la police. Dans l’après-midi, l’association, toujours occupée par des policiers, ressemblait à un commissariat. La plupart des habitués de l’association qui s’y sont rendus durant la journée ont été arrêtés sur place sans le moindre motif. Au moment de la rédaction de cette dépêche, les raisons de cette perquisition demeuraient inconnues.

Source : Halkin Sesi TV – lundi, le 9 juin 2008 – http://halkinsesi.tv

Nous venons d’apprendre qu’une dizaine de camarades turcs ont été rafflés, et sont en garde à vue. Des organisations révolutionnaires turques appellent à un rassemblement demain jeudi à 19h à Strasbourg St Denis sous l’arc. En même temps, ‘coïncidence’, à Bruxelles s’ouvre le procès de DHKP-C.

Le MRAP, indigné, condamne la trahison d’Etat que représente la signature du décret d’extradition par le premier ministre concernant Marina Petrella. En effet, cette signature, gage à Berlusconi, représente une violation de la parole que le gouvernement français avait prise en 1981 et en 1985 à l’endroit de Marina Petrella. Le MRAP demande l’abrogation de ce décret honteux qui représente un grave et inquiétant déni d’asile. Exigence d’autant plus nécessaire que l’état de santé de Marina Petrella s’est très fortement dégradé tant sur le plan psychologique que physique. Une extradition entraînerait dans ces conditions une mort lente assurée en prison. C’est pourquoi le MRAP appelle au rassemblement de soutien qui aura lieu le mercredi 11 juin 2008 à 11h30, place de Sèvres Babylone, Paris 7ème. Paris, le 10 juin 2008