Aujourd’hui, deux prisonniers du TKP/ML ont entamé une grève de la faim de 5 jours pour soutenir Leyla Güven. Seyit Ali Ugur et Deniz Pektas ont annoncé leur décision aujourd’hui lors d’une audience de leur procès à Munich.

Leyla Güven, coprésidente du DTK et députée du HDP est en grève de la faim aujourd’hui depuis 125 jours pour protester contre l’isolement de Öçalan et lutter pour sa libération. De nombreuses autres grèves ont été lancées en solidarité avec Leylan Güven (voir notre article). Des manifestations ont également eut lieu (voir nos article ici et ici).

Une affiche de solidairté avec Leyla Güven (archive)

Vendredi 14 décembre, Sean Carlin, un militant de l’IRSP passait au tribunal, sous couvert de la loi anti-terroriste britannique, pour avoir pour avoir porté un drapeau de l’INLA (voir notre article). Dans le cadre de ce procès, Sean Carlin, avait été condamné par un tribunal de Belfast à une peine avec sursis.

Lors de la première audience d’une audience d’appel cette semaine, la défense a plaidé avec succès l’absurdité et le caractère politique de l’accusation, poussant le juge à annuler la peine privative de liberté. Le juge a tout de même imposé une amende de 100 £ à Sean Carlin.

Cette décision a pour effet de neutraliser les tentatives du PSNI /MI5 de créer un nouveau moyen d’emprisonner les républicains qui commémorent leurs camarades tombés au combat.

L’opération policière pour arrêter Sean Carlin, à Belfast, le 2 novembre

L'opération policière pour arrêter Sean Carlin, à Belfast, le 2 novembre

Samedi 2 mars, quatre prisonniers politiques kurdes de la prison centrale d’Orumyeh (Hamid Rahimi, Touraj Ismaili, Kamal Hassan Ramazan et Ahmad Tamoueï) ont été transférés sans préavis au parquet du tribunal révolutionnaire pour répondre de deux nouvelles accusations de « Perturbation de l’ordre public » et de « blasphème ».

Il avait participé le 5 octobre 2018 à une manifestation dans la prison suite au passage à tabac de plusieurs prisonniers politiques kurdes par les forces spéciales de la prison. Le 16 octobre 2018, 71 prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim d’une semaine pour protester contre les passages à tabac et le non-respect des droits des prisonniers.

Pour d’infos sur les quatre prisonniers ici

Les quatre prisonniers en procès pour avoir manifesté contre leurs conditions de détention

Les quatre prisonniers en procès pour avoir manifesté contre leurs conditions de détention

Vendredi 1er mars, le président du syndicat de l’hôtel Tharabar Gate ainsi que 5 responsables du syndicat ont été condamnés à un mois de prison pour avoir mener une manifestation organisée le 13 décembre (voir notre article). Ils ont été arrêtés à la fin de l’audience et emprisonnés.

Dés 2015, date de la création du syndicat de l’hôtel Tharabar Gate, les membres ont dû faire face à un management agressive. Une première tentative de licenciement de Ko Nay Myo Win, président du syndicat fût empêché grâce à une action collective. Depuis, les syndicats des autres hôtels de la région se sont regroupés pour former un syndicat unique. En août dernier, la direction a de nouveau licencié le président du syndicat, ainsi que 11 autres travailleurs, dont deux membres du conseil exécutif et 7 membres actifs du syndicat. Ces licenciements ont menée à des actions des travailleurs syndiqués, des familles et de soutiens.

La police arrête des manifestants de l’hôtel Tharabar Gate (archive)

La police arrête des manifestants de l'hôtel Tharabar Gate (archive)

Lundi 4 mars, un accrochage a eu lieu entre l’armée colombienne et le front «Andrey Peñaranda Ramírez» de l’EPL. Deux membres de l’EPL ont été capturés. Il s’agit d’un combattant portant l’alias Harry, qui serait un principaux responsables du front et de Carlos Pérez Durán, un combattant portant l’alias Cristian.

Deux autres guérilleros a également été blessés puis capturé durant l’opération. Il s’agit de Yorban Ropero Robles Durán et d’Uriel Sánchez, ce dernier jouant apparemment le rôle de chef des finances du front.

L’armée a également saisi a également saisi différents équipement de la guérilla dont une mitrailleuse, des fusils d’assaut, un lance-grenades M-79, 16 grenades de 40 millimètres, une lunette de visée télescopique, cinq uniformes de l’armée et 3 400 000 pesos en espèces.

Combattants de l’Ejército Popular de Liberación (EPL)

Combattants de l'Ejército Popular de Liberación (EPL)

L’accusation d’association subversive dans l’enquête menée par les procureurs de Turin à l’encontre des six anarchistes accusés d’avoir mené une campagne d’actions (y compris à l’explosif) contre les centres fermés, a été rejetée. La cour de réexamen a décidé d’accepter un appel des avocats de la défense. Deux des personnes arrêtées devraient être libérées; pour d’autres, l’ordonnance de détention préventive reste en vigueur sur la base d’autres accusations. Les arrestations avaient eu lieu le 7 février et ont coïncidé avec l’expulsion de l’asilo occupaton, un immeuble occupé de longue date à Turin (voir notre article).

L’attaque de l’asilo occupato

L'attaque de l'asilo occupato

Aidan James est un volontaire anglais qui s’est battu contre l’Etat islamique avec les YPG. À son retour, il a été arrêté et placé en détention provisoire à la prison de Belmarsh, où il se trouve depuis le 14 février 2018 ! Inculpé pour préparation d’actes de terrorisme et de s’être rendu à un lieu utilisé pour l’entraînement de terroristes, son procès devrait commencer le 1er avril.

Aidan James

Aidan James

La grève de la faim menée dans et hors des prisons de Turquie pour obtenir la fin de l’isolement d’Abdullah Ocalan et des prisonniers politiques se poursuit. Les autorité turques répriment cette grève et tout mouvement de solidarité: six membres du HDP avaient annoncer commencer la grève de la faim à Amed (Dyarbakir), ils ont été aussitôt arrêtés.

En Europe, les manifestations de solidarités sont nombreuses. Rien que ces deux derniers jours, des manifestations et des rassemblements ont eu lieu à Paris, Karlsruhe, Londres, Bâles, Carhaix (Bretagne), Stockholm, Marseille, Cologne, Zurich, Braunschweig et Bruxelles.

Le rassemblement solidaire d’hier samedi à Bruxelles (St-Gilles)

Le rassemblement solidaire d'hier samedi à Bruxelles (St-Gilles)

Samedi 2 mars, se tenait le XVIème acte des Gilets Jaunes en France. Voici un bilan non-exhaustif des manifestations et de la répression de celles-ci.

À Paris, des affrontements se sont déroulés sur les Champs Élysées. Un homme a été blessé au visage, probablement par un tir de LBD. On dénombre 33 arrestations.

À Alès, des heurts ont opposé plus de 1.000 manifestants à la police, faisant 15 blessés légers parmi ces derniers dont 11 CRS ainsi que deux commissaires. Onze personne ont été arrêtées et au moins un Gilet Jaune a été blessé.

À Montpellier, 7 arrestations ont eu lieu et le dernier bilan fait état de 8 blessés légers parmi les policiers dont un brûlé légèrement par un jet de cocktail molotov. On ne connait pas le nombre de blessés parmi les Gilets Jaunes.

À Nantes, entre 1000 et 2000 ont manifesté. Des affrontements ont eu lieu tout l’après-midi avec 15 arrestations et plusieurs blessés chez les Gilets Jaunes.

À Rouen, quelques barricades ont été dressées et parfois incendiées. On dénombre deux arrestations.

À Toulouse, 20 personnes ont été arrêtées, dont 18 toujours en garde à vue.

Arrestations de Gilets jaunes à Bordeaux (archive)

Vendredi 1er mars, Arturo Ordoñez, alias «L’Eléphant», a été capturé. Selon les autorités, il était actif depuis 37 ans dans la guérilla et était membre de sa direction nationale. Il soupçonné d’être un des cerveaux de l’attaque contre l’école de la police à Bogota qui avait fait 22 morts en janvier (voir notre article). Par ailleurs, selon le ministre de la Défense, Arturo Ordoñez serait également un des responsables d’un supposé «plan pistolet» qui viserait à abattre des policiers (voir notre article).

Combattants de l’ELN

Combattants de l'ELN