À partir du 8 septembre, Toulouse et une vingtaine de communes aux alentours vont être survolées par des drones dans le cadre d’opérations de vidéosurveillance. Cela va durer jusqu’au 8 novembre à minuit. Prétextant la présence de rodéos urbains, ces drones seront déployés dans plusieurs quartiers populaires toulousains : Empalot, Les Izards-Borderouge, Paléficat Grand-Selve, Jolimont, Roseraie, Soupetard, Bellefontaine, La Reynerie, Bagatelle – La Faourette, Les Pradettes, Les Arènes.

La police du Michigan expérimente une nouvelle technique pour arrêter les véhicules en fuite : un système de grappin. Utilisé par une soixantaine de polices locales, ce dispositif a déjà été utilisé pour arrêter 1 000 véhicules. Installé à l’avant des véhicules de police, ce grappin est vendu 5 000 dollars et permet de mettre fin aux courses-poursuites en quelques secondes. Il pourrait rapidement devenir un standard dans l’équipement des polices états-uniennes. 

Le 4 juillet, une série d’articles, basés sur un rapport de l’OCAM divulgué à la presse, évoquaient la « radicalisation » du mouvement climat et une présence croissante des forces et thématiques de « l’extrême-gauche » dans le mouvement écologiste, se traduisant notamment dans l’augmentation des sabotages pratiqués dans le cadre de Code Rouge. Ce rapport de l’OCAM et l’OCAM lui-même illustrent non seulement un changement dans la stratégie contre-révolutionnaire du pouvoir en Belgique, mais un changement général dans les modalités de l’exercice du pouvoir. Le Secours Rouge de Belgique vient de publier une analyse qui traite de cette évolution pour mieux y réagir (à lire ici).

Un mouchard (composé de deux micros), avec une carte SIM de l’opérateur Vodafone, une carte SD de 32GB et un GPS, a été retrouvé dans une voiture, à Rome. Il semblerait qu’il ait commencé à enregistrer et à envoyer des données le 14 février 2025 et qu’il ait été mis en place, peut-être, fin janvier.

Le dispositif se trouvait côté conducteur, en bas, à côté du siège, sur la gauche. Il était alimenté par des câbles passant sous le volant et les micros étaient placés, l’un sous le siège du conducteur, l’autre près de la ceinture de sûreté, toujours du même côté.

Le Mexique compte plus de 120 000 personnes disparues depuis 1952, surtout des victimes de la guerre des gangs de narcotrafiquants. Invoquant cette problématique et une volonté de moderniser l’administration, le Parlement mexicain a adopté fin juin un paquet de plus de vingt lois comprenant la CURP, que l’on peut traduire par « code unique du registre de la population », un identifiant obligatoire associé à des données biométriques telles que les empreintes digitales et la reconnaissance faciale, qui servira de document d’identification à la fois physique et numérique.

Rendez-vous chez le dentiste, achat d’un abonnement de gym ou ouverture d’un compte en banque: cet identifiant sera indispensable pour les démarches administratives et l’accès aux services publics et privés. La CURP créera ainsi une empreinte numérique des activités des citoyens et citoyennes, liée à un registre national consultable par l’Etat. L’objectif affiché est de permettre aux autorités d’effectuer des recherches en temps réel des personnes disparues. Bien entendu, ce paquet de lois accentue les capacités de surveillance de l’Etat mexicain. Lorsqu’un tel type d’informations est centralisé dans une base de données unique, cela permet de constituer un profil individuel à partir duquel les autorités peuvent faire des déductions ou vous suivre à la trace, car ces données sont consultables non seulement par les forces de l’ordre, mais aussi par l’armée. Cette base de données ne prévoit aucune protection: il n’y a pas de contrôle sur l’accès aux données ni de garanties concernant leur utilisation.

L’argument de la lutte contre les disparitions interroge : les cartels vont simplement prendre des dispositions pour ne laisser aucune trace, ce qui pourrait en réalité freiner les efforts pour retrouver les victimes et lutter contre les disparitions forcées.

 

Le gouvernement français a attribué à Talkwalker, une entreprise canadienne détenue par le groupe Hootsuite et des fonds américains, un contrat de surveillance des réseaux sociaux pour le compte du gouvernement. Ce marché de « social listening » vise à analyser les échanges en ligne sur des plateformes comme TikTok, X, Facebook, Instagram ou LinkedIn, afin d’anticiper des signes de crises en ligne, qu’elles soient locales ou étrangères.

Plusieurs services sensibles comme le ministère des Armées, l’ANSSI (Agence nationale de sécurité des systèmes d’information) et Viginum (chargé de la lutte contre les manipulations en ligne) ont exprimé leur inquiétude face à cette décision. Ce choix soulève selon eux des questions sur la confidentialité des données et le risque d’accès à des informations sensibles par des puissances étrangères.

Le ministre tunisien de l’Intérieur, Khaled Ennouri, a présenté, lundi 14 juillet, un vaste plan de modernisation touchant les services sécuritaires. Plus de 570 projets d’infrastructure sont en cours à travers le pays, pour réhabiliter les postes de police, de la Garde nationale et de la Protection civile. Le ministère poursuit la digitalisation des services, avec la numérisation des demandes d’extraits de casier judiciaire, l’envoi de notifications par SMS et l’installation de caméras de surveillance entre les villes. Le passeport et de la carte d’identité biométriques seront introduits prochainement. La fiche d’embarquement a été supprimée dans tous les aéroports et au port de La Goulette au profit d’un système numérique.

Le Parlement européen a voté le 9 juillet en faveur de l’introduction du nouveau système d’entrée/sortie, un outil conçu pour renforcer le contrôle des frontières de l’Union Européenne. Ce nouveau système, que la Commission prévoit de lancer en octobre, recueillera des données biométriques (telles que les empreintes digitales et les scans faciaux) et des informations sur les voyages des citoyens non européens visitant l’UE pour de courts séjours. Il remplacera l’ancien système d’apposition de tampons sur les passeports et permettra également de détecter les fraudes à l’identité, de suivre les dépassements de séjour. En raison des inquiétudes liées au lancement d’un système aussi complexe, la Commission a proposé un déploiement progressif sur 180 jours. Cela permettrait aux États membres de mettre en œuvre le système progressivement.

Une carte d’identité contenant des données biométriques devrait être introduite en Suisse pour fin 2026. Tout comme le passeport biométrique suisse actuel, elle sera munie d’une puce contenant deux empreintes digitales et une image faciale. Les données biométriques bénéficient d’une protection renforcée. Leur lecture n’est possible que si la carte d’identité est physiquement présentée. Toute lecture à distance est impossible. De plus, la Suisse n’autorise l’accès aux empreintes digitales qu’aux pays appliquant des règles de protection des données équivalentes aux siennes.

L’introduction de la carte d’identité biométrique garantit notamment que les Suisses puissent continuer à voyager librement dans l’UE. En 2019, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne ont adopté un règlement prévoyant que les États membres délivrent exclusivement des cartes d’identité biométriques à partir de 2021. Ce point faisait également partie du paquet de négociations Suisse-UE. Il sera néanmoins toujours possible d’obtenir une carte d’identité sans données biométriques pour une utilisation en Suisse. Le passeport biométrique suisse restera également une alternative valable pour l’identification lors de voyages internationaux.