Amazon a dévoilé son nouvel outil biométrique: Amazon One. Ce lecteur d’empreinte capture une image de la paume de la main à plusieurs centimètres de distance et en seulement quelques secondes. Des lecteurs Amazon One n’ont été pour l’instant déployés que dans deux magasins semi-automatisés Amazon Go à Seattle, aux États-Unis. Pour les utiliser pour la première fois, il faut qu’un client ait un compte Amazon sur lequel les identifiants de sa carte bancaire sont déjà enregistrés. Devant le lecteur Amazon One, il doit d’abord présenter sa carte puis sa paume afin que les serveurs d’Amazon associent les deux.

 

Une vidéo tournée à Minsk montre deux policiers brandissant des matraques et un manifestant recroquevillé sur le sol alors que des passants demandent bruyamment sa libération. L’un des agents se tourne vers la caméra, seuls ses yeux visibles derrière une cagoule, et en quelques secondes, un ordinateur produit la photo et les données personnelles du policier. La vidéo, qui a recueilli plus d’un million de vues, a été publiée sur YouTube le 24 septembre par Andrew Maximov, un artiste numérique américain né à Minsk. Il veut montrer comment l’intelligence artificielle peut être utilisée pour démasquer les forces de l’ordre impliquées dans la violente répression des manifestants depuis la réélection contestée de Loukachenko le 9 août dernier. Naturellement, ce qui est possible pour identifier un policier l’est pour identifier un manifestant…

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Sur les 155 VBRG [Véhicules blindés à roues de la Gendarmerie] acquis dans les années 1970 pour la gendarmerie mobile, il n’en resterait plus que 80 opérationnels… alors que, ces dernières années, ils ont été plus utilisés qu’à l’accoutumé. Ne trouvant pas, sur le marché, de blindés pouvant convenir à ses besoins, c’est à dire avec un moteur à l’arrière et dotés d’une lame à l’avant pour dégager les barricades, la Gendarmerie avait décidé de rénover les VBRG et d’obtenir quelques VAB [Véhicule de l’Avant Blindé] supplémentaires auprès de l’armée de Terre pour le “gendarmiser” (voir notre article). Mais la modernisation des VBRG n’a pas donné pleinement satisfaction. Rénover les VBRG coûterait 300.000 euros par véhicules pour ne gagner que dix ans d’utilisation supplémentaires, alors qu’un blindé neuf coûte 700.000 euros.

Du coup, le dossier de presse diffusé par le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance pour présenter les grandes lignes du projet de loi de finances 2021 précise que la Gendarmerie pourra acheter des blindée neufs l’an prochain (sous réserve de l’accord du Parlement). La mission “Sécurités” doit être dotée d’une enveloppe de 13,9 milliards d’euros, augmentée d’un milliard d’euros au titre du plan de relance pour le ministère de l’Intérieur. La gendarmerie mobile pourra donc acheter 89 blindés pour à peu près 65 millions d’euros.  Deux candidats se profilent : Arquus, avec le “Sherpa Light” et Nexter Systems  avec la version “gendarmisée” de Véhicule blindé multi-rôles [VBMR] léger “Serval”, dont l’armée de Terre attend déjà 978 exemplaires d’ici 2030.

Le “Sherpa light”

Un dealer de Sacramento (Californie) qui commerçait sur le Dark Web a été condamné à cinq ans et dix mois de prison pour trafic de stupéfiants en 2019. Mais ce n’est que maintenant que les informations ont été révélées. Les transactions effectuées sur le Dark Web restent secrètes car généralement payées en crypto-monnaies. L’identité des vendeurs reste anonyme, mais celle de l’homme en question a pu être révélée le jour où il a envoyé à un client une série d’images de marijuana qu’il vendait. L’une des photos montrait ses doigts. Ses empreintes digitales étaient visibles sur les photos haute définition. La police a réalisé une analyse comparative avec leur base de données et a ainsi pu identifier le vendeur de 23 ans.

La photo de trop…

 

Le 16 mai 2020, une centaine de soignant·es formaient une haie de déshonneur pour protester contre la 1ère ministre, Sophie Wilmes alors que celle-ci effectuait une visite de l’hôpital Saint-Pierre (voir notre article). Suite à cette action, des participant·e·s auraient reçu des menaces de licenciements ainsi que de non reconduction de contrat. Un médecin urgentiste a d’ores et déjà vu son contrat non-reconduit. Plus d’infos ici.

Les soignant·es forment une haie de déshonneur pour accueillir Sophie Wilmes

Le bureau du procureur général espagnol a dévoilé son rapport annuel pour l’année 2019. Dans le chapitre dédié au “terrorisme national” on y trouve les Comités de Défense de la République (CDR) ainsi que la plateforme Tsunami Démocratique au coté d’ETA, des GRAPO et d’autres groupes armés anarchistes. Le bureau du procureur général définit les CDR et le “Tsunami Démocratique” comme des “mouvements indépendantistes catalans violents”. Le document se base sur la relation présumée entre 9 personnes arrêtée en septembre 2019 dans le cadre de l’opération Judas (voir notre article) et les CDR. Le bureau du procureur prétend ainsi que ces 9 militant·es feraient partie d’une “équipe d’intervention tactique” des CDR chargée de préparer des “actions violentes”. Les actions de solidarité, avec les personnes condamnées dans le cadre du “Tsunami Démocratique”, sont également ciblées par le bureau du procureur. Celui-ci note notamment la préparation de ces actions via des moyens de communication cryptés tels que Telegram.

Un extrait du rapport du bureau du procureur général

Un extrait du rapport du bureau du procureur général

Le gouvernement israélien a décidé de ne plus rendre à leurs familles les corps des Palestiniens tués par l’armée d’occupation israélienne. En 2019, au moins 132 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes. On ignore combien de corps ont été détenus par les autorités israéliennes puis rendus aux familles. Jusqu’à présent, Israël ne refusait la restitution que des dépouilles de combattants du Hamas tués dans des affrontements qui avaient causé des pertes israéliennes. Désormais, tous les corps de Palestiniens tués lors de heurts avec des forces d’occupation israéliennes seront conservés, même si ces affrontements n’ont pas causé de pertes israéliennes.

Check-point israélien à Beit Einun

Check-point israélien à Beit Einun

Unai Etxebarria, un gardien du club Granada CF avait porté, durant un match, un T-shirt soutenant les huit jeunes originaires d’Altsasu au Pays Basque. Ces derniers avaient été condamnés à des peines de prison allant de 2 à 13 ans de prison suite à une rixe impliquant deux membres de la Guardia Civil en octobre 2016 (voir notre article). Cette marque de soutien avait déclenché une campagne de l’extrême-droite à laquelle le club avait réagi en ouvrant une procédure disciplinaire contre Unai Etxebarria. Cette procédure a mené, il y a quelque jour, à son licenciement. En réaction, 200 personnes se sont réunies, dimanche à l’appel du collectif Gu Ere Bai! en soutien à Unai Etxebarria dans sa ville natale de Getxo, au nord de Bilbao.

Unai Etxebarria avec le T-shirt soutenant les huit jeunes originaires d’Altsasu

Un ingénieur du Centre national d’études spatiales (Cnes) a été licencié après s’être vu reprocher par la DGSI des contacts avec “l’ultragauche” en 2010 et 2017. Cet ingénieur a été embauché en CDD en décembre 2017 chez un sous-traitant du Cnes et a obtenu dans la foulée l’autorisation d’accéder à la zone à régime restrictif (ZRR), où sont traitées des données sensibles. Il a ensuite signé un CDI en avril 2019, et c’est à ce moment qu’une enquête administrative a été menée, comme la loi le prévoit, pour vérifier que son “comportement […] n’est pas incompatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées”. Un avis défavorable a été rendu. Le salarié s’est d’abord vu refuser l’accès à la zone à régime restrictif du Cnes après une alerte de la DGSI, avant d’être licencié. La note blanche de la DGSI qui l’avait condamné, mentionnait seulement qu’il “est connu de la DGSI pour être apparu en 2010 et 2017 en relation avec la mouvance de l’ultragauche radicale”. La DGSI traque ainsi la gauche révolutionnaire jusque dans la communauté scientifique.

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