Samedi 12, la police autonome basque était intervenue sur la Plaza de la Trinidad, à Donostia (Saint-Sébastien), pour imposer les règles de confinement.  Suite aux protestations des riverains, des renforts sont intervenus brutalement, faisant plusieurs blessés et procédant à une arrestation. Une manifestation de protestation a eu lieu hier lundi, débouchant sur des affrontements avec la police qui s’était déployée à l’avance dans la vieille ville. La manifestation était organisée par la Donostiako Alde Zaharreko Gazte Asanbladak, l’Assemblée des Jeunes de la Vieille Ville de Saint-Sébastien. Les manifestants ont lancé des pétards, des pierres et des boulons sur les policiers.

Une troisième manifestation contre le couvre-feu et les mesures autoritaires se tenait à Liège cet après-midi.  La précédente, qui avait eu lieu fin novembre, avait été sévèrement réprimée avec plus de 400 PV et arrestations (vois notre article). Deux autopompes, un hélico, de très nombreux combis et policiers étaient présents aujourd’hui dans le centre-ville de Liège. Des policiers en civil patrouillaient avec des caméras au poignet. Sur l’esplanade Saint-Léonard et aux alentours, dès 14h, la police a effectué de nombreux contrôles, plusieurs fouilles ont également lieu. Leur objectif était clairement de dissuader les personnes de rejoindre l’esplanade et d’empêcher celles qui ont réussi à arriver sur place de se rejoindre pour former un rassemblement.
Une cortège, ouvert par une énorme banderole sur laquelle on pouvait lire « Moins de flics, plus de soin ! », a réussi à se former pour rejoindre la rue hors château, puis les quais de la batte et ensuite la place du 20 août. Six personnes, dont des journalistes, un médic et une personne mineure, ont été arrêtées puis relâchées. Le reste du cortège a réussi à se disperser en évitant les policiers.

D’autre part, une 4ème manifestation hebdomadaire visant à faire entendre les revendications des détenu.e.s et leurs proches s’est tenue devant la prison de Lantin, près de Liège. La police a intercepté les participants dès leur arrivée, en leur demandant de quitter les lieux, sous menace de prendre leurs cartes d’identité et de mettre 250 euros d’amende à chaque personne présente. Les manifestants ont tenté de négocier (rester en bulle de 4, peu de temps, avec distance et port du masque) en vain. Et lorsqu’ils décident de quitter les lieux, les policiers les interpellent à nouveau. Les policier.e.s (en ce 13/12) arrêtent la personne qui leur explique que nous refusons d’être identifiés alors même que nous sommes sur le point de quitter les lieux. Pendant que cette personne se faisait emmener au commissariat, tous les autres ont été contraints de donner leur identité sous peine de se faire arrêter également.

A Lantin

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Samedi 12 décembre, dans de nombreuses villes en France, des mobilisations ont eu lieu contre la loi de sécurité globale et contre le projet de loi contre les séparatismes. Malgré la défection d’une grande partie des organisations de gauche, la manifestation a réuni à Paris des milliers de personnes. Un énorme dispositif policier a été mis en place et la répression s’est abattue dès le début. Au moins 142 personnes ont été interpellées. Dans de nombreuses autres villes de France, des rassemblements ou des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les deux lois.

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Mercredi 9 décembre, le robot-chien SPOT était présent dans les rues de Nantes dans le cadre d’un partenariat entre « Boston Dynamics » (la société créatrice du robot) et « Intuitive Dynamics », société chargé commercialiser le robot sur le marché européen et de l’adapter aux différents besoins des clients. Spot avait notamment déjà utilisée par la police l’État du Massachusetts (voir notre article) et par la ville de Singapour pour faire respecter les mesures de confinement (voir notre article). Le groupe sud-coréen Hyundai vient de prendre une participation de 80 % dans « Boston Dynamics » dans le cadre d’un accord conclu entre 735 et 830 millions de dollars. C’est surtout le savoir-faire de l’entreprise dans les bras robotisés et l’automatisation qui intéresse en premier lieu Hyundai, qui devrait s’en servir pour continuer à faire évoluer ses lignes de production industrielles.

Le robot SPOT dans les rues de Nantes

Le robot SPOT dans les rues de Nantes

Mardi 8 décembre, neuf personnes avaient été arrêtées dans plusieurs lieux en France : à Toulouse, en Dordogne, dans le Val-de-Marne ou encore à Rennes. Une opération de police a ciblé un squat toulousain. La police affirme que ses perquisitions ont permis de saisir des éléments pouvant être utilisés pour la fabrication d’explosif type TATP, une petite quantité d’explosif déjà fabriqué, ainsi que des des armes. Sur ces neuf, sept ont été inculpées vendredi 11 d' »association de malfaiteurs terroriste ». Cinq ont été placés samedi en détention provisoire et les deux autres sous contrôle judiciaire. Ces sept personnes avaient été présentées vendredi à un juge d’instruction antiterroriste. Ces militants, six hommes et une femme, âgés de 30 à 36 ans, sont accusés d’avoir envisagé des actions violentes, ciblant notamment des policiers. Parmi elles, Florian, un militant anarchiste, ancien internationaliste ayant combattu au Rojava.

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Vendredi 11 décembre, marquait le troisième soir de révolte en Albanie après la mort d’un jeune de 25 ans, Klodjan Rasha, tué devant chez lui par un policier, pour avoir « enfreint les mesures de confinement ». Dans la capitale, Tirana, des batailles rangées ont eu lieu entre la police et des centaines de manifestant·es tandis que des protestations rassemblaient des milliers de personnes. D’abord cantonnée à Tirana, le mouvement a gagné d’autres villes. Le mouvement populaire a déjà poussé à la démission du Ministre de l’Intérieur, Sander Lleshaj. Autre conséquence de ces protestations, le policier auteur du tir mortel a rapidement été arrêté et devait être jugé immédiatement. Plus d’infos ici.

Émeutes suite à un meurtre policier

Émeutes suite à un meurtre policier

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La préfecture de police de Paris a octroyé la protection fonctionnelle aux agents mis en cause dans le tabassage du producteur de musique. Les quatre policiers mis en examen dans l’affaire Michel Zecler peuvent donc compter sur le soutien financier de leur administration. Il s’agit d’une initiative du préfet de police Didier Lallement, approuvée par le ministre de l’intérieur. Pour rappel, le 21 novembre, Michel Zecler avait été tabassé par plusieurs policiers alors qu’il étaient dans son studio de musique. Les policiers étaient intervenus car Michel Zecler avait quelque instant avant été présent dans la rue en ayant oublié de mettre masque. L’agression avait été filmée par la caméra du studio ce qui avait permis de mettre au jour les mensonges des policiers qui l’accusaient de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique » et de « rébellion ».

Tabassage de Michel Zecler

Tabassage de Michel Zecler

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Alors que l’hiver arrive, et que la neige recouvre la forêt, les forces de police sont intervenues samedi contre les occupants de la forêt de Dannenröder. Sur 1.000 hectares occupés par la forêt de Dannenröder, vieille de trois siècle, 27 étaient réservés à l’extension de l’autoroute A49 devrait relier les villes de Kassel et Giessen. Et la plupart d’entre eux ont déjà été défrichés malgré la résistance des manifestants, qui occupent le bois depuis plus d’un an. Une autopompe a propulsé du liquide glacé sur les opposants. Face aux blindés, les résistances sont multiples : pyrotechnie, occupation, jets de projectiles, résistance passive etc. Plusieurs personnes ont été blessées et d’autres arrêtées. Des sabotages contre des machines de l’entreprise Deges ont eu lieu récemment à Francfort entre autres initiatives solidaires.

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Sur la place Saint-Lambert, à l’appel de la FGTB, entre 500 et 700 militants s’étaient rassemblés masqués devant le Palais de Justice de Liège pour manifester leur solidarité avec les 17 syndicalistes condamnés le 23 novembre dernier par le tribunal correctionnel de Liège (voir notre article). Sous les fumigènes rouges, les manifestants ont réalisé une haie d’honneur pour laisser passer l’avocat des 17 syndicalistes venus déposer leur appel du jugement. Avertie de la manifestation, la police est restée discrète. Le rassemblement était autorisé pour moins de 100 personnes avec les précautions sanitaires. La police annonce donc une verbalisation pour non-respect des prescrits de l’arrêté ministériel. Organisées symboliquement à l’occasion de la journée internationale des droits humains, d’autres manifestations de la FGTB en faveur du droit de grève étaient prévues un peu partout dans le pays.