Les organisations participant au processus de construction d’un Secours rouge International ont lancé une campagne commune pour la libération des prisonniers révolutionnaires de longue peine non-repentis. Quatre prisonniers au dossier emblématique ont été mis en avant dans le cadre de cette campagne: Georges Ibrahim Abdallah, Marco Camenisch, Mumia Abu Jamal et Jaime Simon Quintela.
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Ce vendredi 31 décembre, très tôt dans la matinée, tous les tribunaux de Tunisie ont été assiégés par la police. Les avocats étaient mobilisés pour porter un brassard rouge en signe de soutien au mouvement de protestation de sidi Bouzid qui ont éclaté le 18 décembre dernier et qui ont été violemment réprimés, entraînant trois morts par balles et de nombreux blessés. Les autorités ont empêché les avocats d’arriver aux sièges des tribunaux. Des centaines de policiers ont également été déployés à l’intérieur des tribunaux pour empêcher toute action de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid et tout port du brassard. Les procureurs ont observé les violences contre les avocats à l’intérieur des salles d’audiences et dans l’enceinte des palais de justice dans plusieurs villes du pays, sans réagir.
De nombreux avocats ont ainsi été agressés notamment dans les tribunaux de Gafsa, Jendouba, Mahdia, Monastir, Sousse, Sfax, Bizerte et surtout Tunis. Une demi-douzaine d’entre eux ont été frappés au point d’avoir des os brisés. L’un d’eux a été kidnappé et violemment frappé à la tête par des agents de police en civil alors qu’il s’approchait du palais de justice à Jendouba ; Il a été menacé de mort par les policiers qui lui ont dit qu’ils avaient pour instruction de le tuer ; l’avocat a été ensuite jeté dans un endroit désert à la sortie de la ville, son état de santé est inquiétant.
Mario Antoine Sifuentes Sandoval, le « camarade Sergio », cadre du PCP-SL a été capturé le 30 décembre à Aucayacu (province du Huánuco) après un affrontement avec une patrouille de la Police Nationale, peu de temps après qu’il ai dirigé une embuscade contre l’armée au cours de laquelle un lieutenant a été blessé.
Selon les autorité péruviennes, les forces de guérillas du PCP-SL sont actives dans la région du VRAE, sous la direction du « camarade José », et dans la région de Huallaga, où le Parti est dirigé par le « camarade Artemio ». Les maoïstes auraient deux principes colonnes de guérilla dans le Huallag – une sur chaque rive du fleuve – et le « camarade Sergio » commandait une de ces colonnes, remplaçant dans cette fonction le « camarade Rubén », tué en mai dernier dans un affrontement avec la Police.
Il y a deux jours, les milices armées du MLKP ont occupé pendant un quart d’heure le quartier du premier mai à Istanbul, en Turquie. Il s’agissait de saluer la mémoire de la lutte du 19 décembre 2000, où la police a attaqué les dortoirs où les prisonniers révolutionnaires en grève de la faim s’étaient barricadés, tuant 32 d’entre eux. Les slogans ont salué leur résistance: « Vive la résistance du 19 décembre! », « Le MLKP frappera les meurtriers », « Nous les milices liées au MLKP affirmons qu’il y aura vengeance pour les massacres du 19 décembre. Nous promettons à nos martyrs que leur sang n’a pas été versé en vain! »
Emine Demir a été rédactrice en chef du quotidien de langue kurde Azadiya Welat (Indépendance de la Patrie). Créé en 1994, le journal a régulièrement été la cible d’actions judiciaires, les autorités le considérant comme le porte-parole du PKK. Emine Demir a été condamnée aujourd’hui par un tribunal de Diyarbakir pour avoir fait la propagande d’une organisation terroriste. Accusée d’avoir « diffusé et commis des crimes au nom du PKK » dans 84 articles distincts du quotidien entre 2008 et 2009, le tribunal l’a condamnée à un an et six mois de prison par article, ce qui équivaut à 138 années au total. Un mandat d’arrêt a été prononcé à son encontre, alors qu’elle n’était pas présente à l’audience (elle comparaissait libre). En mai déjà, un autre ancien rédacteur du journal avait écopé de 166,5 années de prison. Selon les juges, il aurait « diffusé la propagande d’une organisation terroriste » à 103 occasions. Trois mois plus tôt, le rédacteur en chef de l’époque a été condamné à 21 ans d’emprisonnement pour les mêmes raisons.
Vers 6h ce matin, une bombe a explosé devant un tribunal d’Athènes. Les vitres du bâtiment ainsi que celles de ceux qui l’entourent ont volé en éclats et tous les véhicules stationnant à proximité ont été endommagés. Avertie par un coup de téléphone, la police avait pu faire évacuer la zone. Selon elle, l’engin aurait été placé sur une moto volée. Dans trois semaines doit s’ouvrir le procès d’une douzaine de militants anarchistes, membres présumés du collectif ‘Conspiration des cellules de feu’, ce qui fait dire aux autorités qu’il serait responsable de ces deux actions. Néanmoins, aucune revendication ne leur est encore parvenue. Un peu plus tôt, vers 5h, un cocktail Molotov a été lancé sur l’ambassade de Grèce à Buenos Aires.
Action contre un tribunal d’Athènes