Ce mercredi, les autorités ont interpellé et placé en garde à vue deux personnes qu’elles suspectent d’avoir aidé la guérillero maoïste Suchitra Mahato. Celle-ci se trouvait avec Kishenji lorsque les forces de l’ordre leur sont tombées dessus. Contrairement à ce dernier, Mahato n’a été que blessée et est parvenue à se réfugier dans la jungle. Depuis lors, les forces de sécurité quadrillent et ratissent la région pour la retrouver. Mercredi, Bhudab Mahato, qui lui a fourni une assistance médicale et lui a prodigué les premiers soins, et Pintu Tudu, qui a amené la blessée chez Mahato ont été interpellés et incarcérés pour une durée minimale de sept jours au CID (Criminal Investigation Department).
Par ailleurs, les autorités ont annoncé que c’est un ordinateur saisi il y a environ un mois lors d’une opération dans le district de Kanhamal (Orissa) qui leur aurait permis de localiser Kishenji. Cet ordinateur appartenait à Sabyasachi Panda, un des des dirigeants du comité régional du CPI(m) et contenait de nombreuses informations telles que les personnes en lien avec les maoïstes, leurs futurs projets, leur communication avec les dirigeants du comité central du parti, les fonds récoltés par les guérilleros et leur provenance,… L’ordinateur a été décodé par trois analystes de haut niveau de Delhi et ceux-ci sont parvenus à localiser les trois principaux dirigeants locaux. Outre Kishenji (dont on sait qu’il a été abattu la semaine dernière, plus que probablement lors d’un ‘faux combat’), un autre membre du Politburo, Akkiraju Ramakrishna, alias R.K., aurait été localisé. Selon certaines sources, une opération l’aurait d’ailleurs visé la semaine dernière à la frontière entre l’Andhra Pradesh et l’Orissa, mais aurait échouée. Les autorités ont affirmé que R.K. était leur prochaine cible.
Suite aux émeutes urbaines de cet été, la police londonienne continue de prendre des mesures pour renforcer son arsenal et ‘améliorer’ ses interventions. Dans le cadre de leur nouvelle approche du maintien de l’ordre public, les autorités envisagent l’achat de trois canons à eau pour un montant de plus de quatre millions de livres (4,6 millions d’euros). Ceux-ci permettraient de couvrir la ville de Londres et sa périphérie sud-est.
Le MET (police de la capitale) a également annoncé que davantage d’officiers étaient actuellement en formation pour soutenir ses équipes d’action, notamment pour que les balles en plastique puissent être utilisées plus spontanément quand elles l’estimeront nécessaire. Ces officiers supplémentaires seront en mesure de patrouiller aux côtés de ces unités armées, qui elles, sont formées à tirer ces balles en caoutchouc. Par ailleurs, les autorités sont en train d’examiner la possibilité de modifier la législation pour étendre les pouvoirs conférés aux policiers sur le terrain. Enfin, le MET développe actuellement une équipe d’officiers spécialisés qui se concentrera sur la collecte de renseignements et les enquêtes à mener qui en résulteront. L’utilisation des médias sociaux sera également ‘professionnalisée’. Les autorités ont récemment déclaré avoir été dépassées par le flot et la quantité d’informations qui ont submergé leurs système de collecte de renseignements et vouloir très rapidement avoir la certitude de pouvoir y faire face à l’avenir.
Une soirée de discussion et d’écriture de lettres en solidarité avec les 17 accuséEs de complot à la suite du G20 aura lieu dimanche 4 décembre, à 18h, au GRIP à Concordia, 1500 de Maisonneuve Ouest #204, Montréal.
Deux des 17 membres du prétendu complot seront présents. Pat et Bill parleront de leurs expériences de la répression et feront part de leurs réflexions sur les réponses et les échecs des communautés anarchistes essayant de faire face à la répression étatique et à l’infiltration policière ces deux dernières années. Cette soirée sera aussi l’occasion d’écrire des lettres de soutien à Leah, Mandy, Alex, Peter, Adam et Erik qui ont reçu des peines d’emprisonnement.
Vétérans de la guerre d’Afghanistan ou encore liquidateurs de la centrale de Tchernobyl, chargés de son nettoyage au lendemain de la catastrophe, ils étaient près de 3000 à manifester à Kiev ce mardi pour dénoncer la réduction des pensions attribuées jusque-là à certaines catégories de métier, en raison de leur pénibilité et de leur dangerosité.
Dimanche, un ancien de ses “liquidateurs” qui avait entamé une grève de la faim a été tué à Donetsk dans des affrontements avec la police. La situation a dégénéré quand une trentaine de policiers ont commencé à démonter la grande tente dans laquelle se trouvaient les grévistes. Violemment bousculé par les policiers, la manifestant aurait péri lors de son transfert à l’hôpital.
Juste après minuit, les forces de l’ordre sont intervenues pour démanteler les camps ‘d’indignés’ de Los Angeles et de Philadelphie. A Los Angeles, les autorités avaient exigé l’évacuation du campement il y a deux jours, invoquant des raisons de santé publique et de sécurité. A Los Angeles, 1400 policiers anti-émeutes ont fondu sur les tentes alors que plus de 500 personnes s’y trouvaient. Tous les activistes qui ont refusé de quitter les lieux ont été interpellés. Des balles lestées ont été utilisées pour évacuer les trois derniers manifestants qui s’étaient installés dans une cabane construite dans un arbre. Ils ont ensuite démonté toutes les tentes. Au total, plus de 150 personnes ont été arrêtées, et plusieurs d’entre elles ont été légèrement blessées. A Philadelphie, les forces de l’ordre sont intervenues après avoir lancé plusieurs injonctions aux campeurs. Une cinquantaine d’entre eux ont été interpellés. Une manifestation sauvage s’est ensuite déroulée dans une rue voisine pour dénoncer l’action policière. Là, les autorités ont affirmer devoir évacuer le camp en prévision de futurs travaux de rénovation.
Evacuation d’un camp ‘Occupy Wall Street’
Hier a eu lieu la première audience du procès « Casas bombas » (une série d’attaques à la bombe contre des cibles de l’Etat et du capital au Chili): Omar Hermosilla et Carlos Riveros sont accusés d’avoir fourni les moyens de ces attaques, Monica Caballero, Felipe Guerra et Francisco Solar sont accusé(e)s de les avoir menées. Une manifestation de solidarité au eu lieu devant le Palais de justice.
Plusieurs centaines d’étudiants d’El Alto, la grande cité-dortoir jouxtant la capitale, ont manifesté hier dans la matinée pour réclamer la parité de crédits publics entre leur université, et l’Université San Andres de la capitale, pourtant quatre fois plus grande avec 82 000 étudiants. Les étudiants ont bloqué pendant plusieurs heures l’axe routier qui relie La Paz a El Alto, et donc à l’aéroport international et ont détruit du mobilier urbain, avant que la police n’intervienne en force pour les disperser, usant de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Bilan (policier): une vingtaine de policiers blessés, 54 personnes interpellées, qui seront déférées au parquet pour « agression » ou « vandalisme ».