Alors que la séquestration de la direction des Laboratoires Thissen par les travailleurs, commencée hier mardi, continue sur le site de la société à Braine-l’Alleud (Brabant wallon). Dans la nuit, une décision rendue en référé a été signifiée aux syndicalistes par un huissier : elle ordonnait la fin de l’action sous peine d’une astreinte de 1.500 euros par personne. Les travailleurs ne s’y sont pas conformés. Une réunion aura lieu au commissariat de police : les syndicalistes sont convoqués à 13h.
La direction des Laboratoires Thissen avait décidé de déposer le bilan lundi prochain, évitant de passer par un plan social pour licencier les quelque 350 travailleurs. Les syndicalistes veulent la faire revenir la direction sur sa décision, exigeant la recherche d’un repreneur et la mise en place d’un plan social.
Le 5 septembre, la police judiciaire française avait arrêté Josu Iraizoz Esparza, membre présumé d’ETA et visé par un mandat d’arrêt européen émis par les autorités espagnoles. Celui-ci visait sa possible appartenance à l’organisation basque Ekin, considérée par l’Espagne comme le coeur de l’ETA. Le 25 octobre, le pourvoi en cassation d’Esparza contre ce MAE avait été rejeté et il avait été placé sous contrôle judiciaire. Le second MAE, émis le 27 septembre, a été validé ce matin par le cour d’appel de Pau. Il porte sur des faits qualifiés d’exaltation du terrorisme commis à Pampelune entre le 26 mars et le 5 avril 2009. L’Espagne l’accuse d’avoir participé à une ‘korrika’ (course en faveur de la langue basque) en brandissant une pancarte avec la photo d’un prisonnier basque. Le tribunal de Pau a ordonné sa remise aux autorités espagnoles après avoir exigé la révocation du contrôle judiciaire et décerné un mandat d’arrêt français contre lui.
Josu Iraizoz Esparza
Hier matin, des centaines de policiers anti-émeutes ont été déployés pour faire évacuer le campement anti-Wall Street de Oakland. Vendredi, les manifestants avaient reçu l’ordre de quitter les lieux, mais avaient refusé de s’y conformer. Lundi, à l’aube, les forces de sécurité ont mis en place des barrières autour du campement faisant face à l’hôtel de ville. Un grand nombre ‘d’indignés’ ont refusé de s’en aller et les policiers ont procédé à 32 arrestations. Aujourd’hui, c’est à New York que les forces de l’ordre sont intervenues. Peu avant 4 heures du matin, des centaines de policiers sont intervenus dans le Zuccotti Park, où campent depuis deux mois les activistes du mouvement anti-Wall Street. Ils ont arraché les tentes, interdit l’accès au parc et bouclé le quartier. Un peu plus tard, il ne restait qu’un petit groupe de manifestants encerclé par d’importantes forces de police. Plus de septante d’entre eux se sont fait embarqués. Cette opération policière faisait suite à l’annonce faite un peu plus tôt par les manifestants de leur intention d’obliger la Bourse de New-York a fermé ses portes ce jeudi 17, jour anniversaire de la naissance du mouvement il y a deux mois.
Démantèlement du campement à New-York
Depuis plusieurs mois, plusieurs pays européens ont développé l’utilisation des scanners corporels dans leurs aéroports. Jusqu’à aujourd’hui, celle-ci se faisait dans le cadre de procédures nationales. Ce lundi, la commission européenne a adopté des règles autorisant leur utilisation dans tous les aéroports européens. Les députés européens ont en outre appelé tous les gouvernements à se doter de la technologie adéquate avant la fin 2013, sans que cela soit une mesure contraignante. Les appareils, rebaptisés ‘scanners de sécurité’, ne pourront pas, entre autre, ‘enregistrer, conserver, copier et imprimer’ les images.
Scanner corporel