Détenu en Tunisie pour son rôle dans l’organisation de la Sumud Flotilla, Ghassen Henchiri doit subir prochainement une intervention chirurgicale à la tête en raison d’une blessure qui s’est aggravée depuis son arrestation par les forces israéliennes en octobre 2025. Après plusieurs examens médicaux et deux transferts à l’hôpital Rabta, les médecins ont diagnostiqué la formation d’un kyste au niveau de la blessure, dont l’état s’est détérioré durant sa détention. Malgré ces complications, plusieurs mois d’emprisonnement et des conditions carcérales difficiles, Henchiri reste déterminé et continue de réclamer un soutien accru pour lui-même et les autres détenus de la Sumud Flotilla, en particulier pour le gréviste de la faim Wael Naouar.
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Les responsables du syndicat indépendant Bağımsız Maden-İş, son président Gökay Çakır et son responsable de l’organisation Başaran Aksu, ont été libérés le 4 septembre après dix jours de détention. Ils avaient été arrêtés le 26 août pour avoir soutenu les mineurs des entreprises Doruk Madencilik et Eti Gümüş, qui réclament depuis plusieurs mois le paiement de salaires et d’autres créances professionnelles impayés.
Le parquet leur reprochait, sur la base de publications sur les réseaux sociaux et d’actions menées dans le cadre de cette mobilisation, d’avoir « incité le public à la haine et à l’hostilité ». Başaran Aksu avait entamé une grève de la faim le 1er septembre pour protester contre son maintien en détention et réclamer sa libération. Celle-ci a pris fin après l’annonce de sa remise en liberté.
Plus de 5 000 étudiants ont manifesté le 3 septembre à Santiago contre la politique d’austérité et sécuritaire du gouvernement de José Antonio Kast et contre la montée de l’extrême droite. Organisée par l’Assemblée de coordination des élèves du secondaire (ACES) avec le soutien de plusieurs organisations étudiantes, la marche avait été autorisée par les autorités. Elle a toutefois été interrompue près du Centre culturel Gabriela Mistral (GAM), où les Carabiniers ont bloqué le cortège et procédé à sa dispersion. Des centaines d’étudiants ont été la cible de gaz lacrymogènes et canons à eau, plus de 200 ont dû recevoir des soins médicaux et des dizaines de personnes ont été arrêtées. Des journalistes ont également été agressés et la police a tenté de pénétrer dans les locaux de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili (FECh).
Face à la répression, des piquets juridiques et le Bureau du Médiateur étudiant de l’Université du Chili se sont mobilisés dans plusieurs commissariats de Santiago pour assister les personnes détenues. La mobilisation s’est poursuivie dans l’après-midi autour de Baquedano, malgré l’intervention policière. Les organisations étudiantes appellent à renforcer l’organisation à la base et la coordination avec les secteurs syndicaux et sociaux, notamment en vue de la journée de grève annoncée le 1er octobre et d’une mobilisation nationale contre les mesures du gouvernement.
Signal prépare une nouvelle option d’inscription permettant de créer un compte sans numéro de téléphone, en réponse à une demande récurrente des utilisateurs. D’après des éléments récemment repérés dans le code source de l’application, cette fonctionnalité, baptisée « Signal Login », nécessiterait un paiement unique, et non un abonnement. Cette contribution vise notamment à créer une barrière contre le spam et les abus, qui constituent l’un des principaux obstacles à l’inscription sans numéro de téléphone.
Le montant du paiement n’est pas encore connu, le code ne contenant pour l’instant que des exemples de tarifs. Cette option resterait facultative et ne remplacerait pas l’inscription classique avec un numéro de téléphone. Signal n’a pas encore annoncé de date de disponibilité, mais les éléments présents dans son code source laissent penser à un lancement prochain.
Trois lecteurs de Partizan, Faik Hamarat, Rümeysa Ay et Vuruşkan Fındık, ont été arrêtés le 26 juin à Ankara dans le cadre de la répression menée avant le sommet de l’OTAN. Ils ont comparu pour la première fois devant le tribunal début septembre. Poursuivis séparément pour « appartenance à une organisation », le TKP/ML, ils ont notamment été interrogés sur leur participation à des mobilisations sociales. Lors de l’audience, ils ont affirmé que leur opposition à l’OTAN et leur participation aux manifestations du 1er mai et du 8 mars ne constituaient pas des infractions.
À l’issue des audiences, le tribunal a ordonné leur mise en liberté. Faik Hamarat et Vuruşkan Fındık doivent être libérés de la prison de type F n°1 de Sincan, tandis que Rümeysa Ay doit sortir de la prison fermée pour femmes de Sincan. Ils étaient les derniers lecteurs de Partizan détenus à Ankara dans le cadre de cette opération.
Des étudiants et des membres du mouvement de contestation serbe affirment que leurs téléphones ont été ciblés par des logiciels espions sophistiqués. La fondation SHARE a identifié plusieurs cas suspects, tandis que le Citizen Lab a confirmé qu’un téléphone avait été infecté par Pegasus, un logiciel développé par l’entreprise israélienne NSO Group permettant d’accéder à distance à de nombreuses données d’un appareil.
Ces révélations interviennent dans un contexte de forte mobilisation étudiante contre le pouvoir serbe, engagée depuis l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui avait causé la mort de 16 personnes. Le mouvement accuse les autorités de corruption et organise régulièrement des manifestations à travers le pays.
Des partisans de la Plateforme Charleroi pour la Palestine se sont rassemblés le 31 août devant l’Hôtel de Ville, à l’occasion du Conseil communal, pour dénoncer les sanctions administratives visant leurs mobilisations et réclamer le respect de la liberté d’expression.
Le collectif fait l’objet de « tracasseries administratives » depuis septembre 2025, notamment en raison du port de drapeaux du réseau de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun, dont la plateforme est membre. Une militante, Myriam De Ly, conteste une amende de 200 € devant le Tribunal de police. Malgré cette contestation, un huissier lui a réclamé en juillet 509,71 € sous peine de saisie. D’autres PV et une demande de 117 € pour le nettoyage d’un monument ont également été adressés à des membres du collectif. Une audience concernant l’amende de Myriam De Ly est fixée au 27 octobre 2026 au Tribunal de police de Charleroi.
Le collectif annonce également de nouvelles mobilisations les 5 et 21 septembre, ainsi que des rendez-vous les 10 et 27 octobre, et sollicite un soutien financier pour couvrir ses frais judiciaires.
Le 10 septembre, la cour d’appel de Paris doit rendre son délibéré concernant six des sept personnes condamnées en 2023 dans l’affaire dite du 8 décembre 2020. Elles avaient été condamnées pour des faits qualifiés de terrorisme, avec notamment des peines de prison ferme, un fichage européen et des restrictions de communication.
La confirmation de la qualification terroriste pourrait créer une jurisprudence permettant d’appliquer plus largement l’arsenal antiterroriste à des militants et collectifs politiques de la gauche révolutionnaire. Afin de soutenir les personnes inculpées et dénoncer cette répression, un rassemblement de soutien est organisé devant la cour d’appel de Paris le 10 décembre à 13H30 afin de dénoncer cette répression politique et soutenir les personnes poursuivies.
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L’administration fiscale de Berlin a ouvert une procédure exceptionnelle de contrôle visant la VVN-BdA (Association des persécutés du régime nazi), la plus ancienne organisation antifasciste allemande, au motif que sa participation à des mobilisations contre l’AfD constituerait une « activité politique inadmissible ». Le fisc lui a demandé de transmettre avant novembre ses déclarations fiscales des trois dernières années et remet ainsi en cause son statut d’association d’utilité publique.
Sont notamment visées les campagnes « Menschenwürde verteidigen – AfD-Verbot jetzt », qui réclame l’interdiction de l’AfD, ainsi que « Widersetzen », qui organise des blocages et actions de désobéissance civile contre les congrès et rassemblements du parti d’extrême droite. Cette offensive menace directement les capacités financières et d’action de la VVN-BdA et intervient après une précédente tentative similaire en 2019, lorsque l’administration berlinoise lui avait retiré son statut d’utilité publique avant de revenir sur sa décision sous la pression d’une large mobilisation.
Prisonnier révolutionnaire soutenu par TAYAD, Hasan Basri Yıldız a été libéré à l’issue de son audience du 3 septembre 2026 devant la 25e chambre de la cour pénale d’Istanbul. Il était détenu à la prison de Marmara, où il participait à une grève de la faim illimitée contre l’isolement carcéral des prisons de type « puits » et les mauvais traitements, entrée dans son 108e jour au moment de l’audience. A sa sortie de prison, il a été accueilli par des proches et des camarades.