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Allemagne : Rassemblement de solidarité avant le transfert de Daniela Klette vers Francfort

Un rassemblement de solidarité est prévu le 6 juin 2026 à 13h00 devant la prison pour femmes de Vechta, en Allemagne, à l’annonce du transfert prochain de Daniela Klette vers Francfort-sur-le-Main au cours de la seconde moitié du mois de juin. Selon les organisateurs, cette décision intervient dans le contexte de procédures judiciaires en cours et de nouveaux procès attendus. L’acte d’accusation déposé par le parquet fédéral, qui comprend des charges liées à deux opérations de la Fraction Armée Rouge (RAF) en 1991 et 1993, devrait être accepté par la cour d’appel dans les prochains mois, entraînant le transfert du procès vers Francfort.

Condamnée en mai 2026 à 13 ans de prison dans un premier procès portant sur plusieurs actions de financement d’années de clandestinité, Daniela Klette a précédemment fait l’objet de périodes d’isolement et de conditions de détention inhumaines. Les mobilisations ont contribué à l’assouplissement de son régime de détention. Le rassemblement vise ainsi à protester contre ses conditions d’incarcération et son transfert.

Europe : Appel à des actions de solidarité pour le deuxième anniversaire de l’extradition de Maja

À l’occasion du deuxième anniversaire de l’extradition de l’antifasciste non-binaire Maja vers la Hongrie, des collectifs appellent à un week-end d’actions les 27 et 28 juin 2026 afin de dénoncer sa situation et de réclamer son retour en Allemagne. Maja avait été extradé·e le 28 juin 2024, avant d’être placé·e en détention en isolement, puis condamné·e en février 2026 à huit ans de prison à l’issue d’un procès politique visant à criminaliser l’antifascisme. Depuis, une procédure d’appel est en cours.

Les organisateurs dénoncent le maintien de conditions de détention très difficiles malgré une grève de la faim menée en 2025, et estiment que les améliorations obtenues restent insuffisantes. Ils appellent à multiplier les initiatives de solidarité (réunions publiques, projections, concerts, rassemblements ou actions militantes) dans plusieurs villes, afin de maintenir la pression pour une libération et un rapatriement rapide.

Pays basque : Vague d’arrestations après une mobilisation antifasciste à Iruñea contre Vito Quiles

La police espagnole a procédé à au moins 26 arrestations dans le cadre d’une enquête ouverte après une mobilisation antifasciste survenue le 30 octobre à Iruñea, visant l’intervention du militant d’extrême droite Vito Quiles dans la région. D’autres interpellations avaient déjà eu lieu auparavant : quatre personnes le 21 novembre et deux autres le 6 février, tandis que l’enquête reste toujours en cours avec de nouvelles convocations policières par téléphone. La mobilisation avait été organisée en réaction à un appel de Vito Quiles à tenir des rassemblements dans plusieurs universités, dont celle de Navarre. Le 30 octobre, des rassemblements antifascistes ont réuni de nombreuses personnes sous le slogan « prendre les rues face au fascisme », donnant lieu à des affrontements avec la police et à deux premières arrestations. Depuis, la répression judiciaire s’est intensifiée autour de ces événements.

France : Le gouvernement annonce la dissolution de l’organisation Front de Rue Antifasciste

Le gouvernement français a annoncé son intention de dissoudre simultanément deux organisations : le groupe identitaire d’extrême droite Patria Albiges, implanté dans le Tarn, et l’organisation antifasciste Front de Rue, active notamment à Lille et dans le Nord. Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement des politiques de dissolution visant divers mouvements politiques ou militants, en particulier issus de la gauche révolutionnaire.

Le cas de Front de Rue s’inscrit dans une série plus large de procédures visant des collectifs antifascistes, écologistes ou propalestiniens, déjà engagées ces dernières années. À travers cette répression administrative, le gouvernement impose une forme de censure brutale des contenus et pratiques politiques contestant sa politique et celle de l’extrême droite. En particulier, l’antifascisme est durement réprimé à travers ce nouvel épisode, mais aussi la confirmation de la dissolution de la Jeune Garde, plusieurs affaires judiciaires en cours dans différentes villes, ou encore l’emprisonnement de neuf antifascistes de Lyon après la mort du néonazi Quentin Deranque.

Allemagne : Une affiche de soutien aux YPJ recouverte par la police à Hambourg

Une affiche en soutien à la campagne « Nous sommes tous YPJ », installée sur le mur du centre autonome Rote Flora dans le quartier de Schanzenviertel à Hambourg, a été recouverte de peinture par la police quelques jours après son installation. Cette censure intervient alors même que les YPG et le YPJ ne sont pas interdits en Allemagne. Plusieurs militants ont saisi la justice administrative afin de contester ces pratiques et d’obtenir des éclaircissements sur les directives qui les encadrent.

Réalisée à l’occasion d’une journée internationale d’action dans le cadre d’une campagne internationale. Celle-ci vise à soutenir le maintien des Unités de protection des femmes (YPJ) au sein du futur système de défense syrien, dans le cadre de leur intégration à une Syrie démocratique après l’accord conclu le 29 janvier 2026 entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS). Cette campagne estime que la reconnaissance institutionnelle et constitutionnelle des YPJ est essentielle pour garantir les droits des femmes, la sécurité et l’égalité dans la future Syrie.

Belgique : Le gouvernement envisage de recourir à des détectives privés pour contrôler les allocataires sociaux

Le gouvernement fédéral belge étudie la possibilité de renforcer les contrôles visant les bénéficiaires d’aides sociales, notamment par des visites domiciliaires obligatoires et le recours à des détectives privés chargés d’enquêter sur d’éventuelles fraudes. La ministre chargée de la lutte contre la fraude sociale, Anneleen Van Bossuyt, souhaite mettre en place un cadre juridique permettant ces pratiques d’ici la fin de l’année 2026. Ces choix politiques suscitent de vives critiques de la part de nombreuses organisations, qui dénoncent un durcissement de la surveillance des personnes les plus précaires alors que plusieurs aides sociales font déjà l’objet de restrictions.

Bruxelles : Banquet populaire contre la répression policière et les prisons

À l’approche de la Journée internationale de solidarité avec les prisonniers anarchistes, un banquet populaire gratuit est organisé le 6 juin 2026 au Parc Ouest de Molenbeek, à Bruxelles. Les organisateurs invitent habitants et militants à partager un repas collectif, cuisiner ensemble ou apporter des plats à mettre en commun, dans une démarche de solidarité et de renforcement des liens communautaires. L’événement se veut un espace de rencontre et d’échange autour des questions de répression policière, de militarisation et d’incarcération. Prévu de 14h à 19h, il proposera également de la musique, des activités ouvertes à tous les âges et des discussions avec des personnes engagées dans les luttes contre la répression étatique et le système carcéral.

Grèce : Dispersion des six prévenus dans différentes prisons dans l’affaire de l’expropriation à Kato Tithoréa

Le 11 mai 2026, un groupe d’anarchistes a revendiqué l’expropriation d’une banque à Kato Tithoréa, un village de la région de Grèce-Centrale. Quelques heures plus tard, cinq personnes ont été arrêtées lors d’une opération policière accompagnée de perquisitions, portant à huit le nombre total de prévenus dans cette affaire. Poursuivis notamment pour braquage de banque et détention d’armes, six d’entre eux ont été placés en détention provisoire après leur audition du 15 mai.

Ces six détenus ont été répartis dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays. Une femme a été incarcérée à la prison de Korydallos, tandis que les cinq autres prévenus ont été répartis entre les établissements de Korydallos, Tríkala, Larissa, Malandrino et Nauplie. Les collectifs de soutien dénoncent cette dispersion géographique qui est une mesure visant à isoler les prévenus et à limiter leurs communications.

Kenya : Deux morts lors de manifestations contre un centre de quarantaine lié à Ebola

Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors de manifestations organisées à Nanyuki, au Kenya, contre un projet de centre de quarantaine destiné à accueillir des citoyens états-uniens exposés au virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Les protestataires dénoncent un risque sanitaire pour le pays, alors qu’aucun cas d’Ebola n’y a été recensé. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont éclaté et plusieurs arrestations ont également eu lieu à Nairobi lors d’un rassemblement similaire.

Soutenu par le président William Ruto et les États-Unis, le projet fait l’objet d’une contestation croissante. La Haute Cour kényane a prolongé la suspension de son ouverture et ordonné au gouvernement de rendre publics les accords conclus autour de cette infrastructure. Parallèlement, des élus démocrates états-uniens ont critiqué cette initiative, estimant que les ressortissants états-uniens exposés au virus devraient être pris en charge aux États-Unis plutôt qu’à l’étranger.

France : Campagne des services israéliens contre Salah Hamouri et interdiction d’une conférence à Besançon

L’avocat et militant franco-palestinien Salah Hamouri est au cœur d’une nouvelle controverse après la publication, le 25 mai 2026, d’accusations du Shin Bet, le service de renseignement intérieur israélien. Celui-ci l’accuse d’avoir organisé et dirigé depuis la France une cellule liée au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation de gauche palestinienne considérée comme terroriste par Israël et l’Union européenne. Salah Hamouri rejette ces accusations, tandis que ses avocats dénoncent des allégations « artificielles et infondées » visant un opposant au gouvernement israélien. Afin de le soutenir, de très nombreuses personnalités ont publié une tribune de soutien dans les colonnes de Médiapart.

Dans ce contexte, la préfecture du Doubs a interdit une conférence que Salah Hamouri devait tenir le 4 juin à Besançon dans le cadre du « Besac Antifa Fest ». Les autorités ont invoqué un risque de troubles à l’ordre public soit disant lié à la situation actuelle en Palestine et au Liban. Déporté de Palestine vers la France en 2022 après plusieurs périodes de détention, Hamouri poursuit depuis son engagement en faveur des droits des Palestiniens depuis l’Europe.

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