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Turquie: Un militant kurde meurt au commissariat

A Idil, les forces spéciales de la police sont tenues pour responsable de la mort de Resul Ilçin, membre du DTP (Parti pour une Société Démocratique, un parti politique défendant les droits des Kurdes). Resul Ilçin, membre du DTP, serait décédé d’un traumatisme crânien 15 minutes après être entré dans le poste de police. L’homme aurait reçu plusieurs coups sur la tête. ‘Ils l’ont emmené à l’intérieur et 15 minutes plus tard ils m’ont dit que mon oncle était mort. Je suis parti le voir, il baignait dans son sang‘ a déclaré Mehmet Ilgin, membre du conseil municipal de Idil (Şırnak) arrêté en même temps que Resul Ilçin.

L’homme âgé de 52 ans et père de 8 enfants partait, en compartie de Mehmet Ilgin, à Batman quand ils se font arrêtés, à 23h30, par les forces spéciales de la police qui, les jugeants suspects, décident de les emmener au poste de police d’Idil où ils seront séparés. 15 minutes plus tard, Resul Ilçin meurt à la suite des coups qu’il aurait reçu sur le corps et la tête. Après une autopsie à la morgue de l’hospital public de Diyarbakir, le corps du défunt a été envoyé à sa famille, à Batman, pour y être enterré. Le corps du défunt présentant la trace des coups portés sur son corps et sa tête, les membres de la famille de Mr Resul Ilçin contestent la version des forces de police et dénoncent son assassinat.

Resul Ilçin
Resul Ilçin
Resul Ilçin

Inde: Affrontements police-guérilla

Quatre policiers de la Central Industrial Security Forces (CISF) ont été tués dimanche par une mine alors d’une attaque maoïste « naxalite » à environ 250 km de Raipur, la capitale de l’Etat de Chhattisgarh. Deux autres policiers ont été tués dans l’explosion de leur jeep. Dans un autre combat avec la police, six guérilleros présumés, dont une femme, ont été tués au cours d’une fusillade avec la police. Une cache d’armes et d’explosifs a été découverte. Les dispositifs de sécurité ont été renforcés dans Raipur. Les autorités croient savoir que les maoïstes se sont dotés de lance-roquettes et qu’ils pourraient lancer des raids contre les zones urbaines pour perturber les opérations contre eux dans la région du Bastar.

Véhicule de contre-guérilla

Pérou: Une base de contre-guérilla attaquée par les maoïstes

Trois soldats ont été blessés dimanche lors d’une attaque de la guérilla maoïste contre la base contrasubversiva Nº 42 de Unión Mantaro. Le village d’Union Mantaro (un peu plus de 500 habitants) et est situé 335 kilomètres au sud-est de Lima, dans la province de Huanta-Ayacucho. La garnison « antiterroriste » de la base Mantaro compte un peu plus de 50 soldats de l’Armée. Les combats ont durés plusieurs heures. Un hélicoptère militaire a décollé de la base militaire de Pichari, dans la région Cusco, mais il n’a pas pu atterrir en raison des tirs des guérilleros. Cette garnison avait déjà été attaquée en août; deux soldats avaient alors été blessés. Depuis un an, le gouvernement reconnait la perte de 40 soldats dans les combats avec la guérilla maoïste dans cette région. 154 militaires attaqués entre morts et blessés. Le PCP revendique pour la même période et dans la même région avoir mis hors de combat (tués ou blessés) 154 militaires.

Patrouille de l’armée

Grande-Bretagne: Une police mercenaire de l’industrie nucléaire

L’industrie nucléaire finance à hauteur de 57 millions de £ (62 millions d’euros) la police spéciale qui garde ses installations à travers la Grande-Bretagne. Cette force de 750 agents est autorisée à effectuer des opérations secrètes de renseignement contre des protestataires anti-nucléaires. La Civil Nuclear Constabulary (CNC – Gendarmerie Nucléaire Civile) est ainsi financée par les sociétés qui opèrent 17 réacteurs nucléaires, y compris Dounreay dans Caithness, Sellafield dans la Cumbria et Dungeness dans le Kent. Autres bailleurs de fonds: le consortium privé gérant Sellafield, qui appartient en grande partie aux sociétés américaines et françaises. Presque un cinquième du financement est effectué par British Energy, la société privatisée appartenant à la société française EDF.

La plupart des agents de la CNC sont puissaments armés (photo): en trois ans, la CNC a dépensé pour 1.500.000 euros en armes et munitions. Ils patrouillent autour des réacteurs nucléaires, mais leur juridiction s’étirant à trois milles au-delà du périmètre des installations. Ils ont les mêmes pouvoirs que les autres policiers britanniques et peuvent, par exemple, arrêter et arrêter et fouiller les passants.

L’organisme qui contrôle la CNC est aussi financé par l’industrie nucléaire! Quatre des huit membres de l’Autorité Nucléaire Civile de Police sont nommés par l’industrie nucléaire comme ses représentants. Ces quatre sont directement employés dans l’industrie. Les autres sont principalement d’anciens policiers… La CNC est autorisée à envoyer des informateurs pour infiltrer des organisations et conduire la surveillance secrète conformément au Règlement de la Loi 2000 sur les pouvoirs d’enquête (RIPA). Cela permet aussi d’obtenir des données de communications comme des numéros de téléphone et des adresses électroniques. Le commissaire en chef de la CNC a reconnu que les buts stratégiques de la CNC étaient la menace du terrorisme et les manifestations contre les installations nucléaires.

Agent de la CNC

Le site de la CNC

Le dossier du Guardian sur la CNC

Liège: Action d’hommage aux victimes d’Oaxaca mardi 27

Le mardi 27 octobre, cela fera trois ans que Bradley Will, médiactiviste d’Indymédia, a été assassiné à Oaxaca au Mexique par des paramilitaires à la solde du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz. Un petit évènement est organisé à Liège ce jour-là pour rendre hommage aux nombreuses victimes (plus de 27 tués) du mouvement social de 2006 et dénoncer publiquement le sort de Juan Manuel Martinez Moreno, injustement accusé du meurtre de Brad et emprisonné depuis un an à Ixcotel, Oaxaca. Rendez-vous sous le Perron à 18 heures.

USA: Proche décision pour l’activiste-Twitter anti-G20

Le 24 septembre, un assistant social anarchiste avait été arrêté lourdement armé dans une chambre de motel de Pittsburgh par le FBI. Les policiers l’accusaient d’écouter les communications de la police sur un scanner pour les communiquer sur Twitter et ainsi informer en temps réel les manifestants anti-G20. Une semaine plus tard, le Joint Terrorism Task Force (une force conjointe du FBI et des polices locales), muni d’un mandat de perquisition et soutenu par un jury d’accusation fédéral a investit la maison communautaire où habite l’activiste. Les policiers ont saisit des ordinateurs, cartes mémoire, livres, masques anti-poussière, autocollants et affiches politiques. Ceci dans le but de prouver que l’assistant social de 41 ans avait violé la loi fédérale anti-émeute – ce qui peut lui valoir cinq ans en prison. L’activiste a entamé des démarches légales et soutient que les autorités ont violé la Constitution américaine. Un Juge régional à Brooklyn doit se prononcer sur la légalité de la recherche et a en attendant ordonné au gouvernement de s’abstenir d’examiner le matériel saisi.

Lire le dossier complet de cette affaire (en anglais)

Inde: Arrestation de 5 militants clandestins maoïstes

La police de l’état de Chhattisgarh a déclaré vendredi avoir arrêté ce jeudi 22 cinq militants du Parti Communiste de l’Inde-Maoïste dans un village forestier de la région de Bijapur (à 500km au sud de Raipur). La police aurait aussi saisi des explosifs et des publications maoïstes.

Paris: La police intervient contre les intérimaires grévistes

Ce matin vers 7h, l’agence Synergie située rue de Rome à Paris St Lazare, a été évacuée par les forces de l’ordre. Les 280 grévistes intérimaires qui se trouvaient sur place depuis le 12 octobre ont quitté l’agence Synergie et se sont répartis sur d’autres sites de lutte. Depuis 9h, l’agence Manpower du 37 rue de Rome à Paris St Lazare, est investie à son tour par des grévistes intérimaires portant la revendication d’une circulaire permettant la régularisation des travailleurs‐euses sans papiers de manière améliorée, simplifiée et appliquée partout sur le territoire sans discrimination.

Pays-Bas: Nouvelle législation anti-squatt

Jeudi 15 octobre 2009, le Parlement hollandais a voté une nouvelle loi assimilant le squatt au ‘crime’. Il n’y a plus que le Sénat qui puisse s’y opposer, mais, avec une majorité très à droite, les probabilités que les squats deviennent tous expulsables au 1er janvier 2010 sont grandes. Cela marquera un tournant, ce sera la porte ouverte à la destruction des centres sociaux et à la criminalisation des milliers de personnes sans domicile fixe, pour qui squatter a toujours été un moyen, légal aux Pays-Bas, pour avoir un toit au dessus de leur tête. Des journées d’actions décentralisées en solidarité avec les squatteur(euse)s néerlandais(e)s auront lieu du 30 octobre au 1er novembre 2009. Une occupation de la place du Parlement, à La Haye (Den Haag, siège du gouvernement des Pays-Bas), a eu lieu pendant le vote de cette nouvelle loi et s’est terminée avec une charge de la police.

Rassemblement contre la loi anti-squatt
Répression contre la manifestation anti-squatt
Répression contre la manifestation anti-squatt

France: Harcèlement policier contre les migrants de Calais

Depuis le démantèlement de la ‘jungle’ le mois dernier, 200 à 300 migrants se trouvent toujours à Calais, s’abritant sous les ponts ou dans les parcs. Malgré la nette diminution de leur nombre, la répression policière s’intensifie. Les associations présentes sur place distribuent de nouvelles tentes, des couvertures et prodiguent des soins aux malades. ‘Les policiers se sont remis à mettre les couvertures dans l’eau ou à les asperger de gaz lacrymogène pour qu’ils ne puissent plus y dormir‘ témoigne un membre d’un collectif. Et d’ajouter: ‘les policiers sont revenus aux moments des repas aussi, ça faisait un an qu’on n’avait plus vu ça. Leur provocation s’était calmée, elle a repris‘.

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