En Turquie, la situation des détenus politiques dans les prisons dites de « type puits » suscite de vives dénonciations, après plus de deux ans de mobilisations contre les conditions d’isolement carcéral. Le prisonnier révolutionnaire Gürkan Türkoğlu, engagé dans une grève de la faim de 265 jours pour protester contre ces établissements de haute sécurité, se trouve actuellement en soins intensifs et dans un état critique après une intervention médicale forcée à l’hôpital d’Antalya. Selon des sources militantes, il aurait été transféré et intubé après une dégradation rapide de son état de santé, tandis que d’autres détenus impliqués dans le mouvement de protestation ont été victorieux en arrachant des transferts vers d’autres établissements pénitentiaires. Cette situation s’inscrit dans une lutte plus large autour des prisons de type S, R et Y, dénoncées comme des dispositifs d’isolement extrême, et relance les appels à leur fermeture immédiate.
À Metz, un rassemblement est annoncé devant la DDETS le 7 mai dès 8H30 à l’initiative de soutiens syndicaux et politiques pour dénoncer acharnement anti-syndical. Le cas concerne Alexandre, représentant syndical Solidaires-Informatique chez l’entreprise Pelico, menacé de licenciement après avoir critiqué les liens commerciaux de son entreprise avec un fabricant d’armement américain associé à Israël. Déjà rejetée une première fois par l’inspection du travail puis par le ministère, la demande de licenciement fait désormais l’objet de nouvelles procédures, dont un recours devant le tribunal administratif et une nouvelle audition prévue par l’inspection du travail.
En Iran, la répression s’intensifie avec une hausse marquée des exécutions, touchant notamment des prisonniers politiques kurdes. Au moins 25 détenus auraient été exécutés ces derniers mois, tandis que plusieurs autres risquent une mise à mort imminente, dont cinq Kurdes : Pakhshan Azizi, Hatem Ozdemir (accusé d’être membre du Parti des travailleurs du Kurdistan), Yousef Ahmadi, Raouf Sheikh-Maroufi et Mohammad Farajii. Condamnés par des tribunaux révolutionnaires pour des chefs d’accusation tels que « rébellion armée » ou « inimitié envers Dieu », certains ont déjà vu leur peine confirmée par la Cour suprême. Cette situation s’inscrit dans une politique plus large de répression visant des minorités et opposants, où la peine capitale est utilisée comme instrument de contrôle, en particulier dans les régions kurdes, baloutches et arabes.
Le Collectif des prisonniers politiques antifascistes et communistes appelle à rompre leur isolement en diffusant un répertoire actualisé au 1er mai 2026. Cette initiative vise à visibiliser la situation de ces détenus et à encourager les échanges épistolaires comme moyen de soutien.
Juan García Martín, Prisión de A Lama, 36830 A Lama (Pontevedra)
Victoria Gómez Méndez, Prisión de A Lama, 36830 A Lama (Pontevedra)
Marcos Martín Ponce, Prisión de Murcia II, Pasaje de los Charcos, 30191 Campos del Río (Murcia)
Israel Torralba Blanco, Prisión de A Lama, 36830 A Lama (Pontevedra)
Pablo Rivadulla Duró, C.P. de Lledoners, C-55 km 37, 08250 Sant Joan de Vilatorrada (Barcelona)
Israel Clemente López, Prisión de Mansilla de las Mulas, 24210 Mansilla de las Mulas (León)
Mónica Refoxos Pérez, Prisión de Mansilla de las Mulas, 24210 Mansilla de las Mulas (León)
Ignacio Varela Gómez, Prisión de A Lama, 36830 A Lama (Pontevedra)
Daniel Pastor Alonso, Prisión de Zaballa, Portillo de San Miguel 1, 01230 Langraiz Oka (Álava)
Dans la région de Kanker, dans l’État indien du Chhattisgarh, une explosion provoquée par une bombe placée par la guérilla maoïste de l’Armée de Guérilla de Libération Populaire (PLGA), liée au Parti communiste d’Inde (maoïste), a tué quatre soldats lors d’une opération militaire. Cette attaque s’inscrit dans un contexte d’affrontements persistants, alors que les autorités indiennes mènent depuis deux ans des offensives contre-insurrectionnelles continues contre les groupes maoïstes, lesquels ripostent par des actions ciblées. Malgré les déclarations officielles affirmant avoir éliminé ce mouvement révolutionnaire, les maoïstes maintiennent leur capacité d’action et poursuivent leur lutte face aux pressions internes et externes.
Samidoun Paris Banlieue a annoncé la sortie de son nouveau magazine intitulé « Al Awda » en mai 2026. Il est lancé afin de mettre en lumière les écrits et les expériences des prisonniers palestiniens et des personnes incarcérées pour la cause palestinienne, dans un contexte marqué par un durcissement des politiques carcérales israéliennes, incluant la légalisation de la peine de mort. La publication affirme son objectif de diffuser, traduire et valoriser une littérature carcérale riche (témoignages, essais, poésie, analyses), issue de parcours militants variés et marquée par l’expérience de l’emprisonnement. Le projet vise à rendre ces textes accessibles au public francophone, à préserver leur mémoire et à contribuer à la compréhension des dynamiques de lutte, en abordant dans chaque numéro des thématiques centrales liées à la résistance face à l’emprisonnement.
Le 1er mai 2026 à Bayonne, trois militants du mouvement indépendantiste et socialiste Jardun ont été arrêtés après s’être enchaînés aux grilles de la sous-préfecture dans le cadre d’une action contre le nouveau service militaire envisagé par l’État français. Interpellés puis placés en garde à vue, ils ont été transférés à Irun (Gipuzkoa) avant d’être libérés dans la soirée. Des rassemblements de soutien ont eu lieu dans la journée à Bayonne pour protester contre ces arrestations et la répression de la mobilisation.
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Le 29 avril 2026, l’anarchiste et mathématicien Azat Miftakhov a été transféré à la colonie pénitentiaire IK-18 située à Harpe, dans le district autonome de Iamalo-Nénétsie, un établissement connu pour son isolement extrême et ses conditions strictes. Selon ses soutiens, il est actuellement en quarantaine dans un secteur de régime sévère.
Le 3 mai 2026, la justice israélienne a prolongé de deux jours la détention du militant brésilien Thiago Avila et le syndicaliste hispano-palestinien Saif Abu Keshek, deux activistes de la Global Sumud Flotilla kidnappés en mer au large de la Grèce puis transférés en Israël, où ils sont détenus à Ashkelon. Présentés au tribunal après leur arrestation lors de l’interception de 22 bateaux, ils doivent être interrogés par les services de renseignement pour soupçons d’« affiliation à une organisation terroriste », des accusations contestées par leurs avocats et les autorités espagnoles et brésiliennes.
Le 1er mai 2026, des groupes paramilitaires liés à de grands propriétaires terriens ont attaqué à l’aube la reprise de terres de Kaa’Jari, située dans le territoire indigène Iguatemipeguá II, avant que les forces de police, dont le Département des opérations frontalières (DOF) et la police militaire, n’interviennent pour expulser les paysans. Six paysans autochtones, dont un mineur de 14 ans, ont été arrêtés, tandis que la zone reste encerclée par des groupes armés et contrôlée par les forces de sécurité. L’opération policière a entraîné le déplacement de plusieurs familles vers le village de Limão Verde, lui-même visé par des tirs et des explosions, alors que d’autres restent sur place. Les représentants guarani-kaiowá dénoncent plus largement les retards persistants dans la reconnaissance de leurs terres, certaines en attente depuis plus de vingt ans.