Les journalistes Ahmed Polat, rédacteur pour Kurdistana Azad et animateur sur Özgür TV, et Eva Maria Michelmann, journaliste internationale, sont portés disparus après des affrontements à Raqqa impliquant des cellules dormantes de Daesh et des groupes armés liés à HTŞ. Présents dans la ville pour couvrir la situation, ils auraient été encerclés avec une quarantaine de civils dans un bâtiment affilié à l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie. Ahmet Polad a transmis des vidéos faisant état de tirs nourris et d’attaques contre leur position avant que les coupures d’électricité et d’internet ne mettent fin aux communications. Malgré des négociations ayant permis l’évacuation d’une partie des civils vers les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), les deux journalistes ne figuraient pas parmi les rescapés arrivés à proximité de la prison d’El Aqtan. Des témoignages évoquent leur possible enlèvement par des groupes armés, sans confirmation officielle. À ce jour, aucune information fiable ne permet de déterminer s’ils ont été capturés, remis à d’autres acteurs ou tués.
La possibilité d’arrêter une voiture à distance n’est plus de la science-fiction : grâce à la connectivité cellulaire, aux unités de contrôle électroniques (ECU), au GPS et à des logiciels sécurisés, certains véhicules modernes peuvent recevoir des commandes externes permettant de réduire progressivement la puissance du moteur, activer le freinage ou bloquer l’allumage. Cette technologie est déjà utilisée dans des cas précis comme la récupération de véhicules volés, l’assistance d’urgence, la gestion de flottes ou la sécurité des véhicules autonomes. Elle soulève aussi d’importantes préoccupations liées au piratage, à la protection des données personnelles et à la fiabilité des systèmes.
À Montpellier, une vidéo tournée dans un quartier populaire a déclenché une controverse après la diffusion d’images montrant une intervention violente d’agents de sécurité privée, présentés comme mandatés par des bailleurs sociaux. À ce stade, aucune communication officielle des autorités locales ni des bailleurs concernés n’a précisé les circonstances exactes de l’intervention. Si le recours à des sociétés de sécurité privée par des organismes HLM est légal en France, il alimente régulièrement le débat sur une possible « privatisation du maintien de l’ordre » dans les quartiers populaires, les bailleurs invoquant de leur côté la lutte contre les incivilités et occupations illicites.
L’Irish Republican Prisoners Welfare Association (IRPWA) lance une campagne nationale pour obtenir la libération immédiate de Niall Sheerin, prisonnier républicain irlandais à Maghaberry Gaol. Bien qu’il ait purgé tous les jours de sa peine imposée par un tribunal britannique, il reste détenu, ce que l’IRPWA qualifie d’internement politique.
Le 15 mars 2025, à 14h place du Luxembourg à Ixelles, une marche est organisée pour la Journée internationale contre les violences et répressions policières. L’action, portée par le collectif Action Police Justice, appelle à la fin des pratiques dangereuses comme les courses-poursuites, le plaquage ventral et les fouilles à nu, ainsi qu’à l’automatisation des enquêtes et mises en instruction lors de décès impliquant des policiers. Les manifestants demandent également le retrait du Code pénal des infractions d’outrage et de rébellion, un récépissé obligatoire pour chaque contrôle d’identité, la réduction de la présence policière et l’interdiction des armes à létalité réduite et dispositifs de surveillance algorithmique, tout en renforçant le droit de filmer les interventions policières. La régularisation des personnes sans papiers fait aussi partie des revendications. L’événement vise à mobiliser largement pour dénoncer l’impunité policière et le racisme d’Etat.
Aux États‑Unis, 30 personnes ont été inculpées en plus des premières accusations liées à une protestation anti‑Immigration and Customs Enforcement (ICE) qui a perturbé un service religieux à Cities Church à Saint Paul, Minnesota, le 18 janvier 2026, portant à 39 le nombre total d’accusés dans cette affaire, a annoncé la ministre de la Justice Pam Bondi. Les manifestants avaient pénétré dans l’église pour protester contre l’implication alléguée de l’un de ses pasteurs dans les opérations locales de l’ICE, interrompant le culte et scandant des slogans contre l’agence fédérale. Tous les inculpés, dont l’ancien présentateur de CNN Don Lemon (qui a diffusé l’événement en direct et plaide non coupable), ainsi que d’autres journalistes et activistes, sont poursuivis au niveau fédéral pour complot contre la liberté religieuse et entrave à l’accès à un lieu de culte.
Entretien avec la sociologue, militante féministe et abolitionniste pénal Gwenola Ricordeau à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Tant qu’il y aura des prisons » (Le passager clandestin) à propos de l’abolitionnisme pénal et des perspectives révolutionnaires.
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Le comité de soutien aux inculpé·es du 15 juin 2021 organise une soirée d’information et de solidarité le 2 mars à La Chapelle, à Toulouse. Cette affaire concerne une série d’arrestations liées à l’incendie de huit véhicules d’ENEDIS et de deux antennes-relais de téléphonie et télévision (voir notre article), et les prévenus seront jugés pour « destruction ou dégradation de biens par moyens dangereux » et « association de malfaiteurs ». La soirée inclut une présentation de l’affaire et de ses enjeux, un repas chaud à prix libre à 20h et une chorale révolutionnaire à 20h30.
À Verden, le premier procès de Daniela Klette, lié à des activités de collecte de fonds, touche à sa fin, tandis qu’un second procès plus lourd est prévu cette année, portant sur les attaques de la RAF (Fraction Armée Rouge) contre l’ambassade états-unienne à Bonn en 1991 et la prison de Weiterstadt en 1993. Le mouvement de solidarité autour de Daniele Klette reste mobilisé malgré la pression des autorités : près de 50 convocations et environ cinq interdictions de visite ont été enregistrées à ce jour, visant à limiter le soutien de ses proches et des militants (voir notre article). Plusieurs audiences sont programmées à Verden début mars et mi-mars, et un rassemblement aura lieu à Vechta le 21 mars à l’occasion de la Journée des prisonniers politiques.
Le 25 février 2026, Tomás González s’est évadé avec un autre détenu de l’ancienne prison centrale de Santiago, connue sous le nom d’Ex Penitenciaría de Santiago (« ex-pénitencier »), en se faisant passer pour des gardiens. Il purgeait une peine de plus de 21 ans de prison, dont 16 ans pour avoir tiré sur des policiers lors d’une tentative d’arrestation en mai 2022 et 5 ans supplémentaires liés à la possession d’un cocktail Molotov. Après l’évasion, des appels à ne transmettre aucune information aux autorités ont circulé dans certains milieux de soutien, exprimant leur solidarité avec les évadés et les prisonniers toujours incarcérés.