Le procès du rappeur et réalisateur marocain El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom de scène Mehdi Black Wind, a été reporté au 31 juillet lors de sa première audience à Casablanca. Arrêté le 13 juillet, l’artiste, qui réside à Marseille depuis plusieurs années, est poursuivi en raison de ses prises de position en faveur du mouvement de contestation Gen Z 212, notamment exprimées dans ses textes. Sa demande de libération provisoire a également été rejetée. Le report de l’audience intervient dans un contexte marqué par une grève des avocats au Maroc, qui a empêché l’artiste de préparer sa défense dans les conditions souhaitées.
Lors de l’audience ce mercredi 22 juillet, une mobilisation de soutien a rassemblé de nombreuses personnes, dont des défenseurs des droits humains de l’AMDH, des artistes et des sympathisants, devant le tribunal d’Aïn Sebaa à Casablanca. Les participants ont réclamé sa libération et dénoncé une procédure qu’ils affirment être une atteinte à la liberté d’expression. Parallèlement, la mobilisation se développe avec notamment un rassemblement de soutien ce 23 juillet à Paris.
Des dizaines de Palestiniens détenus par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie sont maintenus en détention de manière arbitraire, selon des témoignages recueillis par plusieurs organisations. Parmi les personnes concernées figurent des journalistes, des militants et des opposants politiques arrêtés pour des motifs dits « sécuritaires ». Plusieurs détenus affirment avoir subi des mauvais traitements, notamment des passages à tabac, des privations prolongées d’isolement, des positions forcées douloureuses et des pratiques assimilées à la torture. Ces accusations mettent en cause les méthodes des forces de sécurité palestiniennes, y compris le maintien en détention de personnes malgré des décisions judiciaires de libération, ainsi que leur collaboration avec les autorités israéliennes.
La Cour d’appel de Berlin a rejeté la demande d’extradition vers la Hongrie de six militants antifascistes poursuivis dans le cadre de l’affaire dite de Budapest suite à des affrontements avec des groupes néonazis dans la capitale hongroise en 2023. Les autorités hongroises avaient émis des mandats d’arrêt européens en 2023, avant de demander leur remise après leur arrestation en Allemagne début 2025. La justice allemande a estimé que la procédure engagée contre eux en Allemagne devait primer sur la demande hongroise, empêchant leur extradition.
Les poursuites engagées pour outrage au tribunal contre l’avocat Rajiv Menon KC, après sa plaidoirie lors du procès de militants de Palestine Action, suscitent de vives inquiétudes. La Criminal Bar Association (CBA), l’organisation professionnelle représentant les avocats pénalistes en Angleterre et au pays de Galles, estime que cette procédure crée un « effet dissuasif » et pourrait conduire des avocats à limiter leurs interventions par crainte de poursuites.
Rajiv Menon est accusé d’avoir enfreint les consignes du juge lors du procès de six militants de Palestine Action poursuivis pour une action menée en 2024 contre une usine d’Elbit Systems UK, filiale britannique du principal fabricant d’armes israélien. Lors de sa plaidoirie finale, il aurait évoqué devant le jury le fait que ses clients n’avaient pas pu présenter certains éléments sur les activités d’Elbit Systems et affirmé que l’entreprise bénéficiait d’une forme de protection politique, des propos que la justice considère comme susceptibles de remettre en cause son impartialité.
Plusieurs figures du droit, dont les avocates Shami Chakrabarti et Helena Kennedy, dénoncent une décision jugée « glaçante » et une menace pour l’indépendance de la défense. Les soutiens de Rajiv Menon estiment que cette affaire risque de limiter la liberté des avocats de présenter pleinement les arguments de leurs clients dans des dossiers à forte dimension politique.
La famille du défenseur des droits humains et prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari alerte sur l’absence totale de nouvelles de ce dernier depuis le 13 juillet, alors qu’il poursuit une grève de la faim illimitée entamée le 8 juin. Malgré de multiples démarches, l’administration de la prison de Kénitra n’a fourni aucune information sur son état de santé. Sa famille tient les autorités marocaines pour responsables de toute atteinte à son intégrité physique ou à sa vie. Ainsi, ses soutiens appellent à interpeller l’administration pénitentiaire de Kenitra afin de rétablir ses droits de visite et les appels à son épouse et sa famille.
Dans un appel publié le 22 juillet, elle demande une intervention urgente des Nations unies, du Comité international de la Croix-Rouge et des organisations de défense des droits humains. Elle rappelle que le Comité de l’ONU contre la torture a reconnu que Naâma Asfari avait été victime de torture, tandis que le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a jugé sa détention arbitraire et demandé sa libération, ainsi qu’une réparation conforme au droit international.
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Un rapport du département d’État états-unien sur l’influence de Cuba dresse une liste de personnalités et d’organisations de gauche, parmi lesquelles le maire de New York Zohran Mamdani, le vidéaste Hasan Piker, la journaliste Amy Goodman, Ben Cohen (cofondateur de Ben & Jerry’s) et les Democratic Socialists of America. Le document les présente comme s’inscrivant dans la stratégie d’influence cubaine, sans fournir d’éléments probants établissant un lien direct avec le gouvernement cubain.
Cette initiative a été vivement critiquée pour ses méthodes, plusieurs observateurs la qualifiant de « liste noire » et y voyant une politique maccarthyste. Les détracteurs du rapport dénoncent une assimilation de positions politiques à une menace pour la sécurité nationale, faisant craindre une remise en cause de la liberté d’expression et de l’engagement politique.
Une cour d’appel américaine a annulé la décision d’un juge du Vermont qui avait ordonné la libération sous caution de Mohsen Mahdawi, militant palestinien et résident permanent aux États-Unis. Il est le cofondateur de l’Union des étudiants palestiniens à l’université Columbia et engagé dans les manifestations contre le génocide à Gaza. Arrêté en avril 2025 par les services de l’immigration alors qu’il se rendait à un entretien de naturalisation, il était détenu dans un centre de rétention pour migrants malgré son statut de titulaire d’une carte verte. Cette décision ouvre la voie à une nouvelle arrestation.
Avec l’avènement récent de modèles de LLMs (chatbots) extrêmement compétents pour le code et l’exploitation de vulnérabilités informatiques, on a pu assister ces derniers mois à la publication d’une quantité monumentale de failles critiques dans tous les systèmes d’exploitation ainsi que dans des logiciels utilisés quotidiennement par des milliards de personnes.
C’est à nouveau le cas cette semaine avec la découverte de deux vulnérabilités, nommées WP2Shell. Celles-ci permettent à un attaquant non-authentifié d’exécuter du code à distance sur n’importe quelle installation de WordPress tournant toujours sur les versions non-patchées de WordPress. Avant d’être patchée (versions 6.9.5 et 7.0.2), plus de 500 millions de sites internet étaient concernés.
La chaine d’exploitation a été élaborée par Searchlight Cyber, une société britannique de cyber-sécurité. La faille a été trouvée à l’aide de ChatGPT5.6 Sol Ultra, le dernier modèle haut de gamme d’OpenAI. Le LLM a pris 10 heures pour élaborer ces attaques, l’opération a couté 25$.
Vous pouvez vérifier si votre installation est vulnérable sur le site documentant la faille wp2shell.com, le site explique plus techniquement la manoeuvre même si les détails techniques sont encore volontairement évasifs pour éviter son exploitation. Malgré ces précautions, on rapporte que la faille a déjà été exploitée dans la nature.
Si vous pensez que votre site a pu être concerné, mettre à jour vers la version patchée ne résoudra pas vos problèmes. La faille est tellement critique que des attaquants auront aisément pu installer une backdoor (sous la forme d’un must-use plugin, par exemple).
Les plug-ins comme Wordfence qui sécurisent l’API de WordPress protègent à priori de ce type d’attaques.
La France a adopté une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe. Pour appliquer cette mesure, tous les utilisateurs devront prouver leur âge : dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes, puis à partir du 1er janvier 2027 pour les comptes existants. Cette vérification d’âge pourrait passer par une preuve d’âge numérique ou par d’autres dispositifs de contrôle, sans que la loi n’impose nécessairement la transmission d’une pièce d’identité aux plateformes. Le recours à ces mécanismes relance toutefois de vives inquiétudes sur la protection de la vie privée et le risque d’un recul de l’anonymat en ligne. Le texte prévoit également l’interdiction du téléphone portable dans les lycées, avec des exceptions définies par le règlement intérieur des établissements.
Un rapport de l’organisation People’s Union for Democratic Rights (PUDR) affirme que l’opération militaire Kagaar, menée entre janvier 2024 et mars 2026 dans la région du Bastar, a fait 607 morts, dont 516 personnes présentées comme des maoïstes, 55 civils et 36 membres des forces de sécurité. Le document recense également 487 arrestations et 1 496 redditions, alors que le gouvernement indien a déclaré en mars 2026 avoir rendu le pays « débarrassé du naxalisme ». Le rapport soulève des interrogations sur la transparence des opérations, affirmant que de nombreux cas de morts, d’arrestations ou de redditions n’auraient pas fait l’objet d’enquêtes publiques approfondies. Le rapport souligne également que le conflit dans le Bastar s’inscrit dans une longue histoire de luttes autour des droits des populations tribales Adivasi sur leurs terres et leurs forêts, dans une région riche en ressources minières. Il estime que l’expansion des projets miniers et d’infrastructures, combinée à une forte présence militaire, alimente les mobilisations locales sur la préservation des territoires et l’autonomie des communautés autochtones.