Aller au contenu principal
Catégorie

Actualités

Filtrer les articles — 23 931 résultats

Articles

Bologne : Une grève dans la logistique après la mort d’Abderrahim Fakir lors d’une intervention policière

La mobilisation après la mort d’Abderrahim Fakir, 43 ans, lors d’une intervention policière dans le quartier de Pilastro à Bologne, s’est déplacée vers l’Interporto, principal pôle logistique de la ville où il travaillait. Le syndicat Si Cobas a lancé une grève dans les entreprises de transport et de logistique à partir du 20 juillet à 22 heures, accompagnée de blocages et de ralentissements autour de la zone industrielle. Le syndicat affirme vouloir « bloquer les marchandises » afin de provoquer un impact économique et réclame vérité et justice pour le travailleur décédé.

La mobilisation bénéficie également du soutien de la CGIL de Bologne (principal syndicat italien), qui a appelé à une grève symbolique de deux heures et à un rassemblement sur la piazza Nettuno. Les syndicats dénoncent les conditions de travail précaires dans le secteur de la logistique et estiment que la mort de Fakir révèle des problèmes plus larges liés à l’exploitation des travailleurs, en particulier migrants. La CUB (syndicat italien autonome et de lutte) a également apporté son soutien à la grève et dénoncé une série de violences policières. Des initiatives de solidarité sont également annoncées dans d’autres villes, notamment à Gênes et Naples.

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

Grenoble : La mairie porte plainte après l’interruption du concert de Barbara Butch par des propalestiniens

La mairie de Grenoble a annoncé le dépôt d’une plainte après l’interruption, le 18 juillet, du concert de la DJ Barbara Butch par des militants propalestiniens opposés à sa venue. Environ 150 personnes se sont rassemblées devant le concert, brandissant des drapeaux palestiniens et protestant contre l’artiste, qui a finalement dû interrompre sa prestation après une vingtaine de minutes. La mobilisation s’inscrivait dans une campagne de boycott visant Barbara Butch, notamment en raison de sa signature d’une tribune soutenant la proposition de loi Yadan de criminalisation de l’antisionisme, ainsi que de critiques liées à sa participation à des événements à Tel Aviv dans le contexte du génocide à Gaza.

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

Bolivie : Des dirigeants syndicaux et paysans arrêtés dans un contexte d’état d’urgence

Un mois après l’instauration de l’état d’urgence par le gouvernement du président Rodrigo Paz, la répression contre des dirigeants sociaux, syndicaux et paysans s’intensifie en Bolivie. Le 17 juillet, les autorités ont arrêté David Mamani, dirigeant de la Fédération Tupac Katari, qui était entré dans la clandestinité, ainsi que David Quispe Machaca, membre de la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie (CSUTCB). Tous deux sont accusés de « terrorisme », une qualification utilisée comme un moyen de criminaliser les mobilisations et les blocages organisés en mai et juin. Le dirigeant paysan Vicente Salazar, également issu de la Fédération Tupac Katari, reste détenu dans la prison de haute sécurité de Chonchocoro et risque jusqu’à 20 ans de prison. Selon les autorités judiciaires, plus de 100 procédures pénales ont été ouvertes à la suite des mobilisations, avec plusieurs dizaines de personnes placées en détention préventive.

Suruç : Des mobilisations internationales pour la justice et des messages de solidarité depuis les prisons

À l’occasion du 11e anniversaire de l’attentat de Suruç, des rassemblements ont été organisés en Turquie et dans plusieurs villes d’Europe pour rendre hommage aux 33 jeunes militants tués en 2015 lors d’un attentat-suicide de Daesh à Suruç, alors qu’ils se rendaient à Kobané pour participer à des projets de reconstruction. Des actions ont notamment eu lieu à La Haye, Londres, Édimbourg, Paris, Grenoble, Rennes, Lyon, Bordeaux, Vienne, Zurich, Berne, Bruxelles, Berlin, Hambourg, Wuppertal, Stuttgart, Leipzig, Duisbourg et Cologne, ainsi qu’à Antalya, Bodrum, Çanakkale, Bursa, Eskişehir, Samsun et Dersim en Turquie et au Bakur. Les participants ont manifesté autour du slogan « justice pour Suruç, justice pour tous », dénonçant l’absence de condamnations des responsables et appelant à la poursuite de la mobilisation.

Les rassemblements ont également été marqués par des messages envoyés depuis les prisons par des survivants de Suruç et des militants détenus. À Istanbul, lors de la veillée de justice organisée à Halitağa, les messages d’Uğur Ok, blessé lors de l’attentat et militant de la Fédération des associations de jeunesse socialiste (SGDF), ainsi que de Hatice Deniz Aktaş, coprésidente du Parti socialiste des opprimés (ESP), et de l’avocate Sezin Uçar, membre de la Plateforme Justice pour Suruç, ont été lus devant les participants. Depuis la prison de Silivri, Uğur Ok a salué les mobilisations en Europe et appelé à poursuivre la lutte pour la justice. En Allemagne, son message a également été transmis lors du rassemblement de Berlin, où les participants ont demandé la libération des prisonniers liés à l’affaire de Suruç, notamment Pınar Gayıp, journaliste et militante de l’ESP, Şahin Tümüklü et Emrah Topaloğlu, ainsi qu’Uğur Ok. Les militants ont souligné que, malgré les arrestations et les restrictions, la mémoire des 33 victimes et leur engagement internationaliste continuent d’être portés dans les rues et les prisons.

Palestine : L’avocat Hassan Abbadi témoigne des conditions de détention de Wafaa Abu Ghalmeh

Wafaa Abu Ghalmeh est détenue depuis le 9 février 2024 après un raid de l’armée israélienne à son domicile de Ramallah. Épouse d’Ahed Abu Ghalmeh, dirigeant du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) condamné à la réclusion à perpétuité depuis 2008, elle est privée de visites régulières avec son mari depuis plusieurs années. Lors d’une visite rapportée par l’avocat et écrivain Hassan Abbadi et relayée par la campagne Dismantle Damon, elle a décrit des conditions de détention difficiles, marquées par des fouilles répressives répétées, un manque de produits d’hygiène et une forte dégradation de son état physique, avec une perte de 13 kilos.

Selon son témoignage, Wafaa Abu Gholmeh partage sa cellule avec plusieurs détenues palestiniennes et joue un rôle de soutien auprès des autres prisonnières, en tant que plus âgée du groupe. Elle affirme que les conditions restent très dures malgré les annonces d’amélioration, et dénonce notamment les restrictions imposées aux détenues. Elle a demandé de transmettre un message de solidarité à son mari Ahed, estimant qu’ils vivent « les mêmes circonstances, mais dans des lieux différents », avant de conclure : « Je veux que cela se termine. »

Inde : La contestation étudiante s’étend malgré la répression

La police indienne a dispersé, lundi à New Delhi, une manifestation organisée par le « Parti du peuple des cafards » (Cockroach Janata Party, CJP), un mouvement né sur les réseaux sociaux et devenu le symbole de la colère d’une partie de la jeunesse. Les manifestants réclamaient notamment la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan, après les scandales de fraude aux examens nationaux. Malgré l’interdiction de manifester, des milliers de personnes ont défilé de manière déterminée en s’affrontant aux policiers. Les forces de l’ordre sont intervenues avec des gaz lacrymogènes et des matraques, tandis que plusieurs personnes ont été arrêtées.

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

En un mois, le mouvement a essaimé dans plusieurs villes du pays, notamment à Calcutta, où des étudiants et organisations de gauche ont organisé une importante manifestation de soutien dans le quartier de Jadavpur, ainsi que dans d’autres grandes villes. Les participants dénoncent les fraudes aux concours, le chômage, le manque de perspectives et la répression des mobilisations. Les organisateurs assurent vouloir poursuivre le mouvement malgré les interventions policières. Dans les cortèges, plusieurs portraits de dirigeants historiques du mouvement naxalite, tels que Kanai Chatterjee et Charu Majumdar, sont également visibles. Leur présence souligne que certains secteurs de la mobilisation établissent un lien avec les régions marquées par la guerre populaire menée par le Parti communiste d’Inde (maoïste), confronté depuis plusieurs années à d’importantes campagnes de contre-insurrection menées par les autorités.

USA : Libération sous caution de Lucy Fowlkes, militante poursuivie dans l’affaire Prairieland

Lucy Fowlkes, poursuivie dans le cadre de l’affaire du centre de détention pour migrants de Prairieland, au Texas, a été libérée sous caution. Ses soutiens ont annoncé sa sortie de détention et demandé l’arrêt temporaire des envois de courriers de soutien à son intention. Lucy Fowlkes avait été arrêtée en janvier et accusée notamment d’entrave à une enquête liée au terrorisme et de destruction de preuves, dans le cadre des poursuites visant des militants ayant participé à une mobilisation de solidarité avec les personnes détenues par l’ICE. Sa caution avait été réduite en juin de 5 millions à 150 000 dollars. L’affaire concerne plusieurs dizaines de personnes poursuivies après une action organisée en juillet 2025 devant le centre de détention de Prairieland.

International : Sortie du numéro 4 de la revue Material consacrée aux prisonniers politiques

Le numéro 4 de la revue Material, consacré aux prisonniers politiques, rassemble notamment des contributions du Secours Rouge International et du Secours Rouge Toulouse, ainsi qu’un entretien avec Georges Ibrahim Abdallah après sa libération au terme de 41 années de détention. Dans cet échange, le communiste arabe développe une position abolitionniste pénale, remettant en cause le rôle de la prison. La publication revient également sur les liens entre répression judiciaire, détention politique et luttes révolutionnaires à travers plusieurs contributions venues des Philippines, d’Inde, de France et des États-Unis.

YouTube

Charger la vidéo

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

France : Cinq étudiants de CentraleSupélec convoqués en conseil de discipline, une cagnotte de soutien lancée

Cinq étudiants de CentraleSupélec font l’objet d’une procédure disciplinaire après une action menée lors d’une table ronde avec des entreprises partenaires de l’école. Ils sont accusés de « trouble au bon fonctionnement du service public » après avoir dénoncé la présence de groupes comme Dassault Aviation et Safran, en raison de leurs liens avec l’armée israélienne responsable du génocide à Gaza.

Les étudiants contestent cette procédure et dénoncent une réponse répressive à leurs revendications, qui portaient notamment sur la suspension de certains partenariats, une prise de position de l’école sur la situation palestinienne et la mise en place de débats internes. Une cagnotte a été ouverte pour financer leurs frais d’avocats, estimés à environ 4 000 euros au total.

Mulhouse : Répression policière lors d’une mobilisation pro-palestinienne autour du Tour de France

Samedi 18 juillet, à Mulhouse, les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises en marge du Tour de France lors d’une mobilisation de militants pro-palestiniens de la campagne BDS France. Selon les organisateurs, plus de 200 drapeaux palestiniens, une banderole et plusieurs pancartes ont été confisqués ou détériorés lors d’une intervention dans un café puis sur le lieu du rassemblement. L’action était pacifique et visait à dénoncer le génocide toujours en cours en Palestine. La mobilisation avait également pour objectif de célébrer le retrait de l’équipe cycliste israélienne Israel-Premier Tech du Tour de France, résultat d’une campagne populaire et internationale.

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
Recherche avancée