Âgé de 73 ans et secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Ahmad Sa’adat voit son état de santé se dégrader en détention. Emprisonné à Ramon puis à Megiddo, il est maintenu régulièrement à l’isolement, privé de visites familiales depuis octobre 2023 et soumis à des transferts au cours desquels il a été menotté, entravé et agressé physiquement selon des témoignages rapportés par ses soutiens.
Ses conditions de détention se sont fortement détériorées : pénuries de nourriture, accès insuffisant à l’eau, vêtements inadaptés et absence de suivi médical approprié ont entraîné une importante perte de poids et une aggravation de ses problèmes de santé. Ses soutiens dénoncent ces mesures et réclament un accès immédiat à des soins adaptés.
Une enquête a été ouverte après la mort d’Abderrahim Fakir, 43 ans, lors d’une intervention policière à Bologne. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’homme, immobilisé au sol, menotté dans le dos, criant à plusieurs reprises « Au secours, ça suffit ! » avant de perdre connaissance. Selon la police, les agents étaient intervenus après des signalements concernant un homme au comportement agité ayant endommagé un véhicule.
Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes du décès, tandis que les autorités sanitaires ont lancé une enquête interne sur la prise en charge médicale. À l’appel de la famille, une manifestation s’est tenue dans la soirée dans le quartier de Pilastro pour réclamer que toute la lumière soit faite sur cette affaire, qui a également suscité une vive émotion dans toute l’Italie.
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Deux ans après leur condamnation, le sort des « Talaingod 13 » continue de mobiliser défenseurs des droits humains et représentants des communautés autochtones aux Philippines. À l’occasion de cet anniversaire, plusieurs organisations ont réclamé l’annulation du verdict prononcé contre ce groupe de responsables politiques, d’enseignants et de militants, condamnés pour une mission humanitaire menée en 2018 auprès d’élèves d’écoles lumad, des écoles communautaires destinées aux enfants des peuples autochtones de Mindanao, tandis que leurs recours restent en cours devant la justice.
Israël a modifié sa réglementation afin d’autoriser l’élevage de crocodiles du Nil par des organismes de sécurité, ouvrant la voie à leur utilisation à des fins pénitentiaires. Cette décision fait suite à une proposition du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui souhaite déployer ces animaux autour de la prison de Ketziot, dans le sud du pays, afin de dissuader toute tentative d’évasion de prisonniers palestiniens.
Neuf personnes ont été tuées le 14 juillet lors d’affrontements entre les forces de sécurité et des partisans du Joint Awami Action Committee, groupe qui a récemment été interdit, au Cachemire administré par le Pakistan. Six manifestants et un policier ont été tués à Tararkhal, ainsi qu’un manifestant et un membre des forces de sécurité à Rawalakot, à la veille d’une marche prévue contre le système électoral régional.
La contestation porte sur les 12 sièges de l’assemblée régionale réservés à des réfugiés cachemiris installés dans d’autres régions du Pakistan. Les opposants estiment que ce système accorde une influence politique à des électeurs ne vivant pas dans la région et réduit le poids électoral des habitants du Cachemire administré par le Pakistan.
Le Collectif Solidarité Kanaky lance un appel aux dons de smartphones afin d’accompagner les prisonniers Kanak déportés récemment libérés afin de les aider dans leurs démarches. Les téléphones doivent permettre aux anciens détenus de rester en contact avec leurs proches en Kanaky, d’accéder aux services sociaux et de faciliter leur recherche d’emploi. Contactez les par mail à l’adresse presos-gtparis@riseup.net pour leur déposer à Paris ou leur envoyer les dons.
Le collectif appelle également à soutenir financièrement ses actions logistiques menées depuis plusieurs années en faveur des détenus et de leurs familles. Les dons visent à renforcer l’accompagnement matériel et social des personnes concernées après leur sortie de détention.
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À Mattie, dans le Val de Suse, une caméra dissimulée dans un boîtier installé sur un poteau électrique a été découverte devant une habitation. Le dispositif, comprenant une caméra, un système de contrôle à distance et une carte SIM, a été installé par des personnes se présentant comme des employés du fournisseur d’électricité ENEL. La découverte intervient dans une zone où plusieurs militants anarchistes avaient été arrêtés en juin dans le cadre d’une enquête sur des dégradations visant l’infrastructure ferroviaire à grande vitesse.
Sept militants ont été arrêtés fin juin devant l’usine Audi de Neckarsulm, dans le sud de l’Allemagne, alors qu’ils distribuaient un bulletin d’entreprise et soutenaient des travailleurs mobilisés. La police est intervenue à la demande de la direction d’Audi, procédant à des arrestations brutales, avec menottage, usage de la force physique et conduite au commissariat pour des procédures d’identification. Ces interpellations sont une tentative de criminaliser l’activité militante et la solidarité ouvrière dans les entreprises. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de mobilisations sociales autour des suppressions d’emplois, des fermetures d’usines et des mobilisations contre les restructurations dans l’industrie automobile allemande.
Un texte signé par des militants communistes et anarchistes états-uniens relance le débat sur la question de la coopération avec les autorités dans les affaires de répression politique. S’appuyant sur l’affaire de Prairieland, marquée par de lourdes condamnations contre des militants, ses auteurs critiquent notamment le collectif de soutien DFW Support Committee, ainsi que Fire Ant Movement Defense et la plateforme CrimethInc., qu’ils accusent d’avoir défendu la possibilité de réintégrer dans le mouvement des personnes ayant collaboré avec les forces de l’ordre. Ils contestent en particulier la position défendue par Fire Ant dans son texte « Manufactured Betrayal », qui évoquait la possibilité d’un « retour » pour certains militants ayant coopéré.
Les auteurs défendent une ligne stricte de non-coopération avec l’État, considérée comme un principe stratégique de protection collective face aux enquêtes et aux poursuites judiciaires. Ils rejettent l’idée d’une réintégration des personnes ayant fourni des informations aux autorités et appellent à renforcer les pratiques d’auto-défense politique, de transparence et de soutien aux militants refusant de collaborer.
À Gaza, de nouvelles méthodes de renseignement sont utilisées par les services israéliens pour confirmer l’identité de personnes visées et préparer de nouveaux assassinats ciblés. Des agents infiltrés participent aux funérailles, se rendent dans les hôpitaux pour identifier les victimes et les survivants, ou utilisent une fausse couverture de journaliste afin d’observer les opérations de secours et de transmettre des informations en temps réel. Ces pratiques permettent notamment de vérifier si une personne ciblée a survécu à une première frappe, conduisant, le cas échéant, à une nouvelle attaque. Face à ces risques, les services de sécurité des organisations palestiniennes ont diffusé des consignes de sécurité renforcées, appelant à limiter les déplacements des personnes recherchées et à éviter la diffusion d’images ou d’informations susceptibles de faciliter leur identification.