Depuis le dimanche 15 septembre, près de 50.000 travailleurs de 34 sites du constructeur automobile General Motors (GM) sont en grève à l’appel du syndicat United Auto Workers (UAW). La grève s’est déclenchée suite à l’échec des négociations d’une nouvelle convention collective pour les 4 prochaines années. Ils réclament des augmentations de salaire, une meilleure couverture santé, le redémarrage d’une usine dont l’activité a été arrêtée en mars à Lordstown, dans l’Ohio et empêcher la fermeture programmée d’une chaîne d’assemblage à Detroit.
Depuis le début du conflit, les travailleurs des usines situées au Mexique, Canada, Brésil et en Corée du Sud (où les travailleurs sont également en grève partielle depuis début septembre) s’organisent en soutien aux grévistes états-uniens. Sur le site de Silao (Mexique), au moins 8 travailleurs organisés et solidaires ont été licenciés pour leur soutien, refusant entre autre de faire des heures supplémentaires. Des pressions avaient été exercées dans les usines des différents pays pour reconstituer la production de véhicules. Les grévistes ont maintenu la communication avec les travailleurs et travailleuses des autres pays et fait un «appel à la solidarité».
Samedi 28 septembre, aux alentours de 16 heures, un militant du collectif « Désarmons-les », qui travaille sur les violences policières et les armes de la police, a été arrêté à Montpellier. Il devait animer le soir même une conférence dans la ville. Lors de son arrestation, il était posté devant un magasin durant l’acte 46 des Gilets Jaunes (voir notre article) en compagnie d’une observatrice de la Ligue des Droits de l’Homme et de personnes mutilées à vie par la police pour alerter sur les violences d’état. Le groupe a alors filmé et protesté contre une charge policière qui avait blessé et gazé des manifestant·e·s et des passant·e·s. Le groupe de policiers s’est retourné contre les observateurs et un des policiers a fait chuter le militant pour ensuite l’arrêter. Celui-ci est accusé de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », d' »outrage », de « participation à un groupement en vue de commettre des violences » (des faits requalifiés plus tard) ainsi que de « refus de se soumettre à un prélèvement biologique ». Il est sous contrôle judiciaire jusqu’à son procès le 28 octobre, impliquant une interdiction de se rendre dans le département de l’Hérault et une interdiction de participer à une manifestation sur tout le territoire national.
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Arrestation d’un militant du collectif « Désarmons les »
Le Parlement européen a l’intention d’interdire les symboles communistes. Dans une résolution votée le 19 septembre dernier, l’institution condamne, dans une belle démonstration totalitaire, « toute démonstration et toute propagation d’idéologies totalitaires ». Dans le texte abordant la question de « l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe » le Parlement européen « condamne toute démonstration et toute propagation d’idéologies totalitaires, telles que le nazisme et le stalinisme, dans l’Union européenne » et se dit “préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes. » L’Union Européenne rejoindrait ainsi un club assez fermé constitué de l’Iran et de l’Indonésie (ce dernier pays ayant interdit les symbole communistes après avoir massacré en 1965 des centaines de milliers de membres et sympathisants supposés du parti communiste)
Vendredi 27 septembre, aux alentours de 21 heures, un groupe de six à huit personnes cagoulées et habillées en noir a mené une action contre la prison de Nancy-Maxéville. Les militant·e·s ont endommagé la vitre de sécurité de la prison à coups de marteau (une vitre supposée résister aux impacts de balle) et tagué le mur du centre pénitentiaire avec les mots « Feu aux prisons » et « ACAB ». Le groupe a également essayé d’abîmer le poste de surveillance de la porte d’entrée. Des pneus ont été incendiés et un fumigène a été jeté pour faire un écran de fumé lors de l’action.
Attaque de la prison de Nancy-Maxéville par un groupe anticarcéral
Dans le cadre de la Journée mondiale d’action pour la légalisation de l’IVG, plus de 2.000 femmes sont descendues dans les rues de Mexico avec des écharpes vertes et un vêtement violet, sous le slogan « Avortement oui, avortement non, j’en décide! ». La marche a commencé à 17h00 à partir du Monument à la Mère. Des manifestantes cagoulées ont tagué plusieurs bâtiments. Pusieurs journalistes ont été pris à parti. Un groupe de plusieurs dizaines de personnes cagoulées a mis le feu à la porte de la Chambre de commerce. En arrivant à Avenida Juarez, la manifestation s’est arrêtée à l’ « antimonument » féministe dédié aux femmes victimes de féminicide et à celles qui sont décédées suite à un avortement clandestin. La manifestation, menée par un groupe de mères, avec leurs enfants dans les bras, et favorables à la décriminalisation de l’avortement, s’est avancé jusqu’à la Plaza de la Constitución. Devant la cathédrale, des personnes ont allumé un feu, qui a été étouffé par la police. Au Mexique, l’IVG n’est autorisé qu’à Mexico et, depuis une semaine seulement, dans l’État d’Oaxaca. Des femmes sont encore emprisonnées au Mexique pour avoir pratiqué un IVG.
Vendredi à l’aube, cinq coups de feu ont été tirés dans la rue Trikoupi, à Exarcheia, en direction du check point de la police anti-émeute (MAT). Aucun policier n’a été touché. Un communiqué des Combattants Armés Anarchistes Révolutionnaires (GANA) a revendiqué l’action: « Ceci est un avertissement pour ceux qui militarisent et occupent notre quartier, puisqu’une armée est dans notre voisinage, la réponse devrait donc également être armée; ce que nous faisons, c’est rendre la violence que nous avons déjà reçue. Les vrais terroristes sont des États, pas nous en tant que mouvement de résistance sociale. »
Des affrontements ont marqué samedi des manifestations de l’Acte 46 des gilets jaunes à Toulouse et Montpellier, deux bastions du mouvement. A Toulouse, le cortège s’était élancé à 14h, comme tous les samedis sans interruption depuis le début du mouvement, derrière une banderole proclamant « Marre de survivre. On veut vivre ». Les premières salves de gaz lacrymogènes ont été lancées peu après leur arrivée sur la place du Capitole, où se déroulait une manifestation dédiée aux seniors. L’intervention, qui a noyé la place sous un épais nuage de fumée, a créé des mouvements de panique parmi les badauds. Aux cris de « Anticapitaliste », les 2000 manifestants s’étaient auparavant arrêtés devant un Mc Donald’s, où un parasol a été enflammé. Des tags, « Toc Toc Moudenc » (Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse), « Nos désirs sont désordre » ont aussi été inscrits sur la façade de l’hôtel de ville. Les gilets jaunes ont ensuite repris leur marche, avant que les forces de l’ordre ne tirent à nouveau des gaz lacrymogènes, puis fassent usage du canon à eau pour les disperser. Dans un communiqué, l’Observatoire des pratiques policières (OPP) de Toulouse, co-parrainé par la Ligue des droits de l’homme, a fait part d’un nouveau blessé parmi ses membres, par les forces de l’ordre.
Des heurts se sont aussi produits à Montpellier, où selon la police, quatre policiers ont été légèrement blessés et neuf manifestants interpellés, pour jets de projectiles, outrages, menaces, injures et rébellion. Les échauffourées ont opposé dans le centre les forces de l’ordre à quelques centaines de gilets jaunes. Des poteaux métalliques arrachés, ainsi que des chaises de bars et de restaurants, ont été utilisés comme projectiles. À Bordeaux, des Gilets jaunes, pour la plupart sans gilet, ont défilé samedi dans le sillage de la manifestation pour le droit à l’avortement. À Paris, des centaines de Gilets jaunes se sont glissés devant la 21e Techno Parade à Paris, ralentissant le cortège de « teufeurs » dédié cette année à Steve, le jeune homme mort à Nantes lors d’une Fête de la musique, suite à une charge policière.
Les forces de sécurité israéliennes ont annoncé mercredi avoir réussi à arrêter une cellule de combattants du Front Populaire pour la Libération de la Palestine en Cisjordanie occupée qui aurait organisé plusieurs actions de résistance et en aurait préparé d’autres. Quatre palestiniens ont été arrêtés : Samer al-Arabeed, Qassam Barghouthi, Yazan Maghames et Nizam sami Awlad Mohammed. Cette cellule auraient notamment réalisé l’attaque à l’explosif d’un réservoir d’eau près de la colonie de Dolev, qui avait tué le 23 août dernier une personne et blessé deux autres. Les arrestations auraient eu lieu plusieurs jours avant cette annonce mais ont été gardées secrètes.