Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Mardi dernier, une brigade d’une soixantaine de soldats du Special Operation Group a été envoyé en opération dans un hameau du district de Gadchiroli (Maharashtra). Mercredi soir, vers 23h, une bombe a explosé dans une des classes de l’école dans laquelle ils avaient pris leurs quartiers. L’IED, probablement plantée par la guérilla quelques heures plus tôt, a été déclenchée peu après que les soldats se soient installés pour la nuit. Trois d’entre eux ont été tués tandis que trois autres ont été légèrement blessés. Deux classes du bâtiment ont été totalement soufflées dans l’explosion.

Des milliers de lycéens sont descendus hier dans les rues de Paris et d’autres villes de France pour protester contre l’expulsion d’une étudiante kosovare plus tôt dans la semaine. Réclamant la démission du ministre de l’Intérieur Emmanuel Valls, ils exigeaient également le retour d’un lycéen arménien également récemment expulsé. La police anti-émeute est intervenue à Paris pour disperser les 12.000 manifestants qui défilaient à travers la ville. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes contre les étudiants qui ont répliqué en lançant des pierres et des stylos.

Etudiants contre policiers à Paris

Etudiants contre policiers à Paris

Un civil a été tué et quatre autres ont été blessés lors d’une opération militaire visant la guérilla du PCP-SL dans la vallée de l’ Apurimac Ene et du Mantaro (VRAEM). Les renseignements de l’armée pensant que la guérilla allait attaquer la base militaire de Mazángaro, dans la région centrale de Junin, ont provoqué une opération aérienne pour « neutraliser la menace ». C’est in groupe de civils qui a été frappé.

D’autre part, la police a capturé deux membres présumée du PCP-SL dans la village de Mishollo (province de Tocahe, région de San Martín). Il s’agit de Román Cerna Arellano (45), alias «Chavo» et de Gregorio Cerna Arellano (48), alias «Chavo 2″.

Pérou: Bavure mortelle de la contre-guérilla

Vers 7h30, ce matin, au Nouveau-Brunswick, la gendarmerie canardienne est intervenue pour faire respecter une injonction prononcée plus tôt ce mois-ci pour mettre fin au blocus des autochtones visant à empêcher l’entreprise gazière SWN Resources d’effectuer des tests sismiques dans la région. Le blocus se tenait près de Rexton, à proximité de l’entrepôt où se trouve l’équipement d’exploration de l’entreprise.

La gendarmerie a arrêté des dizaines de personnes qui manifestaient contre l’exploitation des gaz de schiste. Pendant l’opération, des cocktails Molotov ont été lancés sur les forces de l’ordre, cinq autopatrouilles ont été incendiées et un civil a tiré au moins un coup de feu. Au moins 40 manifestants ont été arrêtés pour des gestes liés à des armes à feu, de l’intimidation et des violations de l’entreprise. Les écoles des environs ont été fermées par mesure de précaution. Des manifestations solidaires ont eu lieu Montréal et en Ontario où des manifestants autochtones bloquaient une route dans le sud de l’Ontario, entre les communautés de Hagersville et de Caledonia.

Nouveau-Brunswick manifestation

Nouveau-Brunswick manifestation

Toutes les peines de plus de six mois sont dorénavant exécutées que ce soit via la prison, les peines de travail, la probation ou le contrôle électronique, ont indiqué ce vendredi le Premier ministre et la ministre de la Justice. Ceux-ci ont également mis en avant la rapidité de l’exécution des peines. L’exécution sur mesure des peines de plus de six mois permet d’en finir avec le « sentiment d’impunité » et de mieux lutter contre la récidive, ont-ils dit.

Ce matin, l’ex-garage Renault à Anderlecht a été occupé. Des milliers de tracts ont été distribués ce matin pour annoncer l’occupation, préciser pourquoi les gens se battent contre la prison et contre les projets pour réaménager les quartiers en grande prison à ciel ouvert. Ils annoncent aussi le programme des trois jours à venir. Plusieurs grandes banderoles d’une dizaine de mètres sont accrochés : « Régime carcéral, rage viscérale », « brisons nos chaines », « contre la maxi-prison à Haren », etc. En début d’après-midi, la police est intervenue et a mis fin à cette occupation temporaire.

EDIT (info indymedia): Les gens qui étaient à l’intérieur sont montés sur le toit aux cris de révolte et n’ont pas pu être contrôlé ni arrêté.
Des fumigènes sont partis dans tous les sens. Très vite dehors, des gens se sont rassemblés devant le lieu et aux alentours. Des projectiles (pierres, œufs) ont été lancés vers la police, qui est venue en nombre (4 fourgons, boucliers, 4 chiens-flics, un hélicoptère, 3 voitures, deux voitures blindées). Aucune arrestation n’a eu lieu.

Six personnes ont été arrétées des policiers de la zone de Bruxelles-Ixelles et auditionnées suite à un rassemblement devant l’Office des Etrangers. Trois [EDIT: six] autres personnes qui s’étaient rassemblées en solidarité devant le Commissariat de l’Amigo ont été arrétées violemment. Tout le monde a finalement été relaché dans la soirée.

EDIT: Un photographe indépendant a été interpellé a été embarqué par des policiers comme témoin. Il aurait photographié des manifestants qui ont mis de la peinture rouge sur la porte d’entrée du bâtiment de l’Office des étrangers, situé chaussée d’Anvers à Bruxelles, entre la Gare du Nord et la station Rogier. Les policiers souhaitent identifier les auteurs de la dégradation à partir des photographies du journaliste freelance.

Le groupe sud-africain Shoprite qui avait licencié 3000 employés en Zambie en début de semaine, a annoncé ce vendredi les avoir réintégrés. Les dirigeants disent avoir fait l’objet de pression de la part du gouvernement qui aurait menacé Shoprite de révoquer son permis commercial si elle procédait à ces licenciements. La Zambie est le pays qui compte le plus de magasins (21) du distributeur dont le siège social est à Cape Town et qui logiquement pèse sur le marché de l’emploi. Konkola Copper Mines Plc, la filiale en Zambie de Vendeta Resources Plc, avait annoncé au mois de mai son intention de renvoyer 2000 employés et à la suite des discussions avec le gouvernement, l’entreprise était également revenu sur sa décision.

Sept personnes ont été tuées dans l’explosion d’un IED dans le district d’Aurangabad (Bihar) ce jeudi soir. D’après les autorités, il s’agit d’une action très bien planifiée et qui visait spécifiquement le véhicule Tata Safari dans lequel circulait les victimes. L’IED avait été planté au milieu de la route et a explosé dès le passage du véhicule, vers 18h. Parmi les victimes figure Susa Pandey, une membre du conseil du district d’Aurangabad et son mari, Sushil Pandey, un ancien commandant de la Ranveer Sena, une milice de propriétaires fonciers dont l’objectif premier était de mettre un terme aux aspirations des tribaux par des moyens violents et des massacres. Sushil Pandey était par ailleurs impliqué depuis plus de quinze ans dans la lutte contre la guérilla maoïste. Un détachement CoBRA de la CRPF ainsi que d’autres renforts ont été envoyés sur place pour ratisser la zone.