Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Mardi, un véhicule des Assam Rifles transportant des décorations pour le festival Durga Puja (grande fête religieuses célébrée en Inde et au Bangladesh) a été détruit par l’explosion d’un IED. L’assaut a eu lieu ce 14 octobre après-midi le long de la route Imphal-Ukhrul, dans le district de Ukhrul (Manipur). Cette attaque a été revendiquée par la People’s Liberation Army au travers d’un communiqué dans lequel Bangkim, chef du département de la propagande, a déclaré qu’elle faisait partie de l’offensive globale de la guérilla contre l’armée indienne.

Toujours mardi mais dans la soirée, un présumé commandant maoïste poursuivit dans le cadre de dizaines d’affaires dans l’état du Bihar, a été arrêté à Calcutta. L’homme, identifié comme étant Nepal Yadav, a été directement emmené à Gaya (Bihar) pour y être entendu.

Considéré comme l’opposant numéro un de Vladimir Poutine, Alexei Navalny est régulièrement l’objet d’interpellations et autres détentions provisoires suite à ses multiples prises de parole et participations aux manifestations anti-gouvernementales. Dans ce qu’il avait considéré comme une ‘affaire motivée politiquement’, il avait été condamné le 18 juillet dernier à cinq ans de camp pour détournement de fonds. A l’époque, il avait réagi en affirmant: ‘Il s’est produit quelque chose de totalement absurde et très étrange, car la fable des accusations contre moi a complètement changé par rapport à ce que c’était avant’. Aujourd’hui, la cour d’appel a confirmé sa culpabilité mais a commué la peine de prison ferme en sursis. Navalny a immédiatement déclaré qu’il allait formuler un recours contre sa condamnation, affirmant, ‘Je pense que la motivation politique de cette affaire est évidente pour tout un chacun. Les autorités essayent de toutes leurs forces de m’écarter de la bataille politique. Ils ne réussiront pas, nous continuerons.

Alexei Navalny

Alexei Navalny

La nouvelle prison de Marche-en-Famenne sera inaugurée demain jeudi. Pour le syndicat CSC Services Publics, les conditions de sécurité sont déficientes et il manque trop de gardiens pour rendre la prison fonctionnelle. Selon la CSC, le poste de commandement intégré, centre sur lequel repose toute la sécurité du bâtiment, n’est pas encore opérationnel, les détecteurs périmétriques sont défaillants, de nombreuses portes ne fonctionnent pas correctement. Un préavis de grève a été déposé.

La nouvelle prison de Marche-en-Famenne a été conçue, construite, financée et entretenue par le consortium Eiffage Benelux – Eiffage – DG Infra+. La Régie des Bâtiments est le maître de l’ouvrage et paiera pendant 25 ans une indemnité de disponibilité au consortium. Les travaux qui ont débuté fin octobre 2011, ont duré moins de deux ans et se sont achevés le mois passé. La prison peut accueillir 300 hommes et 12 femmes. Elle devrait accueillir ses 40 premiers détenus le 4 novembre.

La nouvelle prison de Marche-en-Famenne

La nouvelle prison de Marche-en-Famenne

Djaber Kalibi s’est établi au Canada en 2005 en compagnie de Parvaneh et de ses filles. Militant communiste de longue date, il a pris part au renversement du Chah d’Iran, puis à la résistance contre le régime de la République islamique. Exilé en France, il est condamné à 4 ans d’emprisonnement pour ses activités politiques. Après des années d’acharnement judiciaire, il finit par obtenir la citoyenneté française.

Mais son arrivée en sol canadien pose problème. Le gouvernement ne sait pas s’il doit le considérer comme un ennemi ou un ennemi de ses ennemis. Après huit ans de tergiversation, il rend sa décision : interdiction du territoire et expulsion vers la France. Le cas de Djaber expose d’importantes contradictions: comment peut-on considérer un gouvernement terroriste et responsable de crime de guerre contre l’humanité et en même temps vouloir expulser les personnes qui auraient essayé de le combattre?

Assemblée pour Djaber Kalibi

Une assemblée publique sera une occasion d’en discuter avec Djaber et des militantes et militants qui le soutiennent, et de réfléchir à des moyens concrets pour renverser la décision d’expulsion. Un repas léger sera servi. Garderie disponible. 21 octobre 2013 à 19h00 au Café L’Artère, 7000 Avenue du Parc, Montréal.

Le site du comité de soutien au Canada

Assemblée pour Djaber Kalibi

La police colombienne a arrêté hier soir le gouverneur de l’État de La Guajira soupçonné de trois meurtres et de complot. Le gouverneur est lié à des gangs criminels et à milices paramilitaires dans la région de La Guajira, dans le nord du pays à la frontière du Venezuela. Il est accusé de trois meurtres, dont celui d’un conseiller municipal de Barrancas. Il avait a également été inculpé plus tôt dans la semaine dans cinq affaires de corruption.

Le ministre de l’Intérieur a critiqué aujourd’hui la décision de la justice de libérer hier un groupe de personnes qui sont été accusés de collaborer avec le PCP-SL dans la vallée des fleuves Apurimac Ene et du Mantaro ( Vraem ). 16 inculpés (qui restent inculpés) ont été mis en liberté provisoire par la seconde cour provinciale national. L’accusation a fait appel, mais cet appel n’est pas suspensif.

Des heurts ont opposé mardi soir à Rio des manifestants et la police, à l’issue d’une manifestation d’enseignants d’écoles publiques en grève depuis plus de deux mois. C’est 45 minutes après que le syndicat des professeurs a annoncé la fin de la manifestation (qui avait réuni 10.000 personnes) que le Black Bloc a attaqué avec des pierres et des cocktails Molotov la police qui a riposté avec des tirs nourris de bombes lacrymogènes et sprays de poivre pour les disperser. Trois manfirestants ont été arrêtés, une voiture de police a été incendiée et une agence bancaire saccagée.

La grève dure depuis 61 jours. Les professeurs exigent la reprise des négociations avec la municipalité qui gère les écoles et le retrait d’un plan carrière qui ne concerne que ceux qui travaillent 40 heures par semaine dans la même école, soit 7% d’entre eux. Actuellement, ils gagnent à peine 25 réais (8 euros) de l’heure. Les écoles publiques sont fréquentées par les couches pauvres de la population. Les enfants des classes plus aisées sont scolarisés dans le privé.


A Sao Paulo, une manifestation de paysans sans terre a dégénéré en saccages de banques et affrontements violents de manifestants masqués avec la police. Elle avait été précédée d’une manifestation d’étudiants réclamant la «démocratisation» de l’université.

Vendredi 11, la Cour d’Appel de Rennes a rendu sa décision. Les magistrats confirment la relaxe du policier qui, volontaire pour expérimenter le LBD40, un flashball nouvelle génération, avait fait usage de son arme lors d’une manifestation lycéenne le 27 novembre 2007. À la suite de ce tir, un lycéen alors âgé de 16 ans, perdait l’usage d’un œil.

S’en suivent six années de bataille juridique afin que ce policier réponde de son acte. Mais en avril 2012, il est relaxé dans un tribunal de Nantes encerclé de policiers. Vendredi 11, au Parlement de Bretagne de Rennes, une dizaine de personnes venues soutenir Pierre n’ont pu entrer dans la salle d’audience où est prononcé le délibéré. Ni Pierre ni la Ligue des Droits de l’Homme, partie civile, ne pourront assister au délibéré. Ils apprenont par une secrétaire que la Cour d’Appel de Rennes confirme la relaxe du policier.

LBD 40

LBD 40

L’audience du 11 a commencé par le rejet de la requête de la défense de Sonja contre l’expert Haag, en la déclarant sans fondement. Haag avait déclaré en avril Hermann F. apte à être cité comme témoin et avait prétendu qu’il n’y avait pas dans les expertises médicales de 1978 et 1981, d’éléments indiquant que Hermann F. aurait pu souffrir d’un syndrome de stress post-traumatique, alors même qu’il avait perdu la vue et ses deux jambes suite à l’explosion sur lui d’un engin explosif. Le tribunal suit l’expert, bien que celui-ci n’ait pas de qualification dans le domaine de la post-traumatologie.

Le tribunal ne peut cependant conclure la procédure car il a commis une erreur de forme lors du rejet de la demande de la partie civile de faire citer comme témoin Carlos, cette erreur devant être réparée avant que le parquet puisse lire son réquisitoire. Peu avant la fin de cette audience d’à peine une heure et demie, le tribunal a fait inscrire au protocole que le chef d’accusation retenu pour le Point 1 (l’OPEP) et le point 2 (MAN) pourrait être la complicité et concernant l’action contre le Château d’Heidelberg la tentative d’incendie criminel.

L’US Army vient de présenter son futur projet pour la fabrication d’un équipement de combat permettant de décupler les capacités du simple soldat. Elle a lancé il y a quelques semaines un appel aux chercheurs pour qu’ils participent à l’élaboration d’une ‘armure de combat intelligente’. Baptisée ‘Tactical Assault Light Operator Suit (TALOS), celle-ci disposera d’un squelette externe pour permettre aux soldats de porter des équipements lourds, d’un puissant ordinateur et d’une protection pare-balles accrue. De multiples idées ont déjà filtré, comme celle d’un ‘bouclier liquide’ (le liquide deviendrait solide avec une charge magnétique ou électrique) ou de l’affichage des positions des forces sur le champ de bataille dans le casque du soldat. Toutes ces technologies sont actuellement en cours de développement. L’US Army a tout de même tenu à souligner que cette armure, contrairement à celle de Iron Man, ne permettra pas de voler…

Soldat du futur dans l’US Army

Soldat du futur dans l'US Army