Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Le 6 octobre dernier, des hommes du 8ème bataillon d’infanterie effectuant une mission pour renforcer un contingent armé dans la province de Quezon ont été pris d’assaut par une brigade de guérilleros. Vers 17h30, les 53 soldats ont été la cible d’une attaque à l’explosif menée par une unité de la NPA dépendant du South Central Bukidnon (NPA-SCB) Regional Command. La patrouille d’éclaireurs s’est retrouvée face à des guérilleros armés qui ont ouvert le feu et lancé une grenade avant de faire exploser un IED à l’endroit même où se trouvait le gros du bataillon. Treize soldats ont été tués dans l’explosion, tandis que de nombreux autres ont été blessés. Les guérilleros ont eux battu en retraite sans avoir subi aucune perte.

Un quotidien américain a fait de nouvelles révélations hier, citant des documents d’Edward Snowden. Pour contourner l’interdiction, imposée par la loi américaine, d’intercepter des informations sur des Américains depuis le territoire américain, la NSA a mis au point un système d’interception de listes de courriels ‘au vol’. C’est-à-dire que l’agence collecte les informations lorsqu’elles sont en cours d’échange et pas lorsqu’elles se trouvent stockées sur les serveurs. En outre, les listes de contact ainsi collectées contiennent beaucoup plus d’informations que les métadonnées téléphoniques. On y retrouve des adresses physiques, des numéros de téléphone,… et même parfois les premières lignes du mail. Cette technique a permis à la NSA, en une seule journée en 2012, d’intercepter 444.743 listes de contacts de comptes Yahoo!, 82857 de comptes Facebook, 33.697 de comptes Gmail et 22.881 d’autres fournisseurs. En extrapolant ces chiffres, on se rend compte que des dizaines de millions d’Américains sont concernés par cette collecte.

Ce lundi 14 octobre , 40 jeunes de l’organisation, Segi, comparaissent devant un tribunal spécial espagnol. Ils sont accusés «d’intégration» à ETA. Le réquisitoire est de, 240 ans de prison, six pour chacun d’eux. Ce procès fait suite à une opération policière et judiciaire de grande envergure menée en 2009 contre le mouvement de la jeunesse basque. Dans ce raid effectué par la police espagnole et la Garde civile le 24 Novembre 2009, 35 jeunes ont été arrêtés. Les poursuites résultent de la décision de la Cour suprême espagnole de considérer comme «organisation terroriste» les groupes de jeunes de la gauche nationaliste. D’autre part, les opérations de police lancées en Navarre en 2008. Ce qui a conduit à l’élaboration de « listes noires »: jeunes dénoncés qui risquent une arrestation pour une activité politique publique. Sur les 40 jeunes basques accusés , 32 ont déclaré avoir été torturés . Un facteur décisif , car la plupart des accusations sont basées sur des déclarations obtenues pendant la période où les jeunes sont restés dans les mains de la police et de la Garde civile espagnole.

Les inculpés de SEGI

Le second procès qui commence jeudi est une nouvelle attaque contre les structures politiques et institutionnelles de la gauche nationaliste. Il vise des membres des organisations HB, EH et Batasuna, organisations toutes illégalisées par la volonté du pouvoir à Madrid de rentre invisible la dissidence, légitime, basque. Dans ce second procès il est demandé 372 années de prison, entre 8 et 12 ans pour chacun des inculpés.

Les inculpés de SEGI

Vendredi 11 a eu lieu à Bologne la première audience du procès des 21 anarchistes inculpés de l’opération « Outlaw » (avril 2011). Les inculpés sont accusés de former une « organisation criminelle visant à la subversion de l’ordre démocratique ». Lors de l’audience, le chef de la Digos Marotta, l’ actuel leader de l’enquête, va témoigner. Outre les arrestation, l’opération avait débouché sur la fermeture du local anarchiste Fuoriluogo. L’enquête a débuté suite à une série d’attaques contre des multinationales telles que ENI et IBM, et a été célébré par la presse comme un grand succès réalisés par les Digos contre le « terrorisme anarchiste ».

Alors qu’étudiants et syndicalistes comptaient se faire entendre par le conseil d’administration de l’ULB, ce dernier a fait affréter un car pour se réunir dans une endroit secret avant de rouler à travers un bloc d’étudiants qui se sont retirés de justesse. La police est arrivée sur les lieux avec chiens, matraques et gaz lacrymogènes. La police est actuellement en train de disperser les étudiants et syndicalistes.

La police est présente en nombre aux abords de l’université

La police est présente en nombre aux abords de l'université

Après avoir passé près de trois mois dans la clandestinité Luis Goñi , qui a été condamné à six ans de prison pour son appartenance à Segi, (organisation de la jeunesse basque illégalisée par Madrid) était réapparu sur la Place Nabarreria à Iruñea (Pampelune) en Navare.
Les gens décidés qui avaient formé un mur populaire autour de lui ont été chargés, brutalisés par la police espagnole, Après avoir pris Goñi , la police a fait au moins deux charges à balles pour disperser les militants solidaires Au moins trois personnes ont été blessées par l’action violente de la police .

Des policiers zimbabwéens ont dispersé à coups de bâtons une manifestation de femmes de mineurs protestant contre les salaires impayés de leurs époux, faisant quatre blessées graves, dont l’une est entre la vie et la mort dans l’unité de soins intensifs. Deux des manifestantes ont été arrêtées puis relâchées. Une centaine de femmes de mineurs de Hwange Colliery Company, la plus grosse société de charbonnage du pays, avaient organisé une marche pour réclamer les salaires en retard de plusieurs mois. Selon une radio d’information sud-africaine, les femmes avaient décidé de manifester elles-mêmes de peur que leurs maris ne soient licenciés s’ils participaient à une marche de protestation.

police zimbabwe

police zimbabwe

la direction du centre d’appels du Havre Ceacom, en grève depuis le début de la semaine, menace de faire appliquer une ordonnance de référé obtenue auprès du Tribunal de grande instance du Havre le jeudi 10 octobre. Elle ordonne  » à toute personne présente sans autorisation, devant ou dans les locaux de Ceacom, de cesser sans délai toute action ayant pour objet ou pour conséquence d’empêcher ou de perturber la circulation libre et l’activité des salariés de l’entreprise ». Les contrevenants s’exposant à des sanctions si le blocage de l’accès à l’entreprise se poursuit demain lundi 14 octobre.

grève à Ceacom

grève à Ceacom

Dans l’après-midi de samedi, des centaines de personnes s’étaient réunies dans le centre de Turin contre la politique menée par la Ligue du Nord et pour réaffirmer l’esprit de solidarité de la lutte contre le racisme. Une quantité impressionnante de policiers anti-émeutes avait été déployée. Ceux-ci ont chargé le cortège à plusieurs reprises et ont fait usage de gaz lacrymogène de façon indiscriminée sur la foule. Quatre manifestants ont été interpellés.

Répression à Turin

Samedi, plus de 4000 personnes s’étaient réunies dans le centre de Baku pour dénoncer les résultats des dernières élections. Celles-ci ont reconduit pour un troisième mandat le président Ilham Alijev. La population accuse le gouvernement d’avoir arrangé le scrutin et réclame l’organisation d’un nouveau vote. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser la foule. Selon des témoins, les policiers ont frappé et battu les manifestants. D’après certaines sources, au moins dix personnes ont été interpellées.

Répression à Baku

Répression à Baku