Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Quelques 200 étudiants s’étaient massés à proximité de l’entrée du campus de la Middle Eastern Technical University de Ankara où doit commencer la construction d’une autoroute. Les étudiants dénonçaient également les descentes de police menées le 30 septembre dernier contre des militants de gauche. Les travaux entraîneront la destruction, entre autre, de plus de 3000 arbres sur le terrain de l’université. Depuis le 6 septembre, les manifestations d’opposants au projet se multiplient et sont invariablement réprimées par les forces de l’ordre. Hier, la police n’a pas dérogé à la règle. Elle a eu recours à des canons à eau et à des gaz lacrymogène pour disperser le rassemblement. Une grenade lacrymogène a, en outre, mis le feu à une zone boisée du campus.

Incendie à cause d’une grenade lacrymogène

Incendie à cause d'une grenade lacrymogène

Hier, les ouvriers de l’usine Liberty Fashion Wears Ltd devaient recevoir leurs arriérés de salaire ainsi qu’une prime de vacances. Or, à 9h du matin, ils ont trouvé le bâtiment fermé et une note sur la porte disant qu’ils ne seraient pas payés avant dimanche. Révoltés, ils sont allés bloquer la route menant à l’usine, mettant le feu à des troncs d’arbre. La Industrial Police est rapidement intervenue pour les disperser. Elle a tiré des gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc, blessant au moins trente manifestants.

Cet après-midi, des centaines de personnes ont marché vers le palais des congrès de Montréal où ont lieu les audiences de l’Office national de l’énergie sur un des oléoducs qui doit transporter du brut synthétique issu des sables bitumineux de l’Alberta. Ce n’est pas la première fois que des opposants manifestent contre le projet de la société Enbridge. Le 11 juillet, au parc d’Oka, des Mohawks de Kanehsatake ont organisé un rassemblement pour dénoncer la présence d’Enbridge sur leur territoire sans leur consentement. La manifestation avait été déclarée illégale par les policiers et a donné lieu à au moins deux arrestations.

manifestation montréal pipeline

Mardi, une quinzaine de manifestants avaient été expulsés de la salle d’audience. Vêtus de tee-shirts arborant le slogan « Non au pétrole sale », ils ont interrompu, tour à tour, les présentations des intervenants en lisant un texte intitulé « M. Enbridge et le déluge ».

manifestation montréal pipeline

Mercredi matin, Bahar Kimyongür était convoqué devant l’Audiencia Nacional de Madrid. Une audience technique où le prévenu a dû formellement répondre à deux questions préalables: «Souhaitez-vous être extradé vers la Turquie ?» (sic) et «Souhaitez-vous renoncer au « principe de spécialité » ?» (dans l’affirmative, le Tribunal ajoute alors aux incriminations figurant dans le mandat d’extradition turc d’autres condamnations qui auraient éventuellement frappé l’intéressé). Bahar Kimyongür a chaque fois répondu «non».

Ses avocats ont demandé un délai de 30 jours pour verser au dossier la traduction des jugements ayant innocenté Bahar en Belgique et aux Pays-Bas. Ce mercredi, Bahar a pu prendre connaissance des deux «nouvelles» pièces avancées par la partie turque: D’abord, une liste reprenant différentes actions, protestations et manifestations ayant eu lieu jusque ces tout derniers jours en Turquie imputés par les autorités d’Ankara au DHKP-C. Ensuite, une lettre de Kimyongür adressée en mai 2007 à l’ambassadeur de Turquie en Belgique et que le CLEA avait rendu publique… Selon ses avocats espagnols la première véritable audience devrait avoir lieu dans un mois et demi.

La police dispose d’une base de données de plus en plus imposante. Ce fichage se fait aujourd’hui de manière numérisée via la Banque Nationale Générale. Et à l’heure qu’il est, un Belge sur cinq figure dans ce fichier. Celui-ci est tellement vaste qu’il en devient ingérable pour les services de police. Ceux-ci expliquent le phénomène par les progrès de la numérisation des données personnelles. De nombreux observateurs dénoncent cette dérive.

Un maoïste aurait été abattu hier au cours d’une fusillade dans le district de Narayanpur (Chhattisgarh). Le combat se serait déroulé à proximité du village de Malingwar, dans une zone boisée. Une brigade composée d’hommes de force de réserve de l’état et d’hommes de la police locale effectuaient une opération de ratissage depuis l’aube. Dans la journée, ils se seraient retrouvés face à un groupe de guérilleros entraînant une longue fusillade durant laquelle un maoïste aurait été tué. Les autorités ont immédiatement envoyés des effectifs en renfort sur place. Un pistolet 9mm, une arme artisanale, des munitions et des objets de la vie quotidienne ont été retrouvés sur place.

La justice belge a, aujourd’hui, une dette de plus de trente millions d’euros à l’égard des opérateurs télécoms. Les autorités judiciaires font plus que régulièrement appel à Base, Mobistar et Belgacom pour des missions de traçabilité des appels et SMS. La facture totale de celles-ci depuis février 2012 s’élève à trente millions d’euros qu’elles sont dans l’impossibilité de payer pour l’instant. Les opérateurs pointent en outre avec inquiétude le fait que l’élargissement récent du stockage des données aux e-mails va faire augmenter le nombre des requêtes.

Depuis plusieurs semaines, le processus de paix entre le PKK et le gouvernement fait du sur place. Dans le sud-est du pays, la population kurde descend dans la rue quotidiennement pour dénoncer le manque d’action du gouvernement et surtout, le manque d’ampleur de ses potentielles réformes. Hier, un des membres du parti pro-kurde BDP (Peace and Democracy) a en outre souligné l’importance du rôle d’Abdullah Ocalan, le leader du PKK. Il a dès lors exigé que soient améliorées ses conditions de détention. Il a déclaré que sa participation dans les négociations et sa mission politique étaient primordiales pour le dialogue et que tant que sa santé et sa sécurité n’étaient pas assurées, cela serait difficile.

Hier, près de 300 salariés d’un abattoir de la société Gad se sont rendus, à Rennes, près d’un hôtel Mercure où se tenait le comité d’entreprise du groupe. Dans quelques jours, les 930 salariés de l’abattoir situé à Lampaul-Guimiliau seront au chômage. Certains d’entre eux ont fait le déplacement pour demander de meilleures indemnités. En tentant d’entrer dans l’hôtel, ils ont été brutalement repoussés par les gendarmes mobiles avec jets de gaz lacrymogène et coups de matraque.

Le membre présumé du PCP-SL Gonzales Rolando Rivera (38 ans), alias « camarade Rolando », a été arrêté à une gare routière de Lima. Il était recherché depuis 2010 pour une embuscade dans le village de Kiteni, (Cusco) qui avait coûté la vie à trois policiers. Selon l’anti-terrorisme péruvien, « Rolando » venait à Lima pour chercher des armes et des munitions pour la guérilla maoïste de la vallée de l’Apurimac Ene et du Mantaro.