Secours Rouge

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Ce mercredi 23, nous vous invitons à notre troisième ciné-club, au cours duquel nous vous proposerons de découvrir ‘In Prison my Whole Life’, un documentaire consacré à Mumia Abu Jamal, détenu depuis près de 28 ans dans le couloir de la mort aux Etats-Unis. La projection sera suivie d’une discussion et d’un échange autour de l’histoire du prisonnier. Rendez-vous au Dolle Mol le mercredi 23 novembre à 20h30.

Consultez notre page spéciale consacrée à Mumia Abu Jamal

Cinéclub Mumia

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Cinéclub Mumia

L’an prochain, Londres accueillera les Jeux Olympiques. Plus la date approche, plus les autorités britanniques prennent des dispositions et adoptent des mesures de plus en plus répressives. En fin de semaine dernière, les ministres britanniques ont annoncé qu’ils projetaient de mettre en oeuvre une action judiciaire afin de limiter les manifestations publiques durant les JO. Leur crainte principale est que des rassemblements du type ‘Occupy’ ne viennent ‘perturber’ les Jeux. Il semblerait que le ministère de l’Intérieur soit si inquiet de l’impact de l’impasse actuelle dans laquelle se trouve les autorités face au campement ‘d’indignés’ devant la cathédrale St Paul que les fonctionnaires ont reçu l’ordre d’élaborer des plans pour éviter semblable situation l’an prochain. Ceux-ci comprennent l’identification de ‘zones d’exclusion’ autour des lieux clés, et la suppression expéditive des manifestations non-autorisées. Tous ces projets de texte devraient permettre à la police d’intervenir et de disperser les campements et rassemblements rapidement, à l’image de ce qui s’est passé la semaine dernière à New-York. Le ministre a décidé d’accorder des pouvoirs accrus à la police durant les JO pour agir contre toute forme de protestation, parmi lesquels le droit de pénétrer dans les domiciles privés, ou celui de saisir les affiches politiques.

Ce lundi, le gouvernement britannique a présenté les mesures de sécurité qui seront déployées autour des prochains Jeux Olympiques de Londres. Le nombre d’agents initialement prévu a été largement revu à la hausse, ils seront finalement 21000 au lieu de 10000. Ces effectifs supplémentaires seront constitués de soldats, d’agents de sécurité privés, de volontaires ayant les qualifications nécessaires, et d’une grande quantité de personnes nouvellement formées. Les autorités ont également affirmé que l’armée et la marine apporteront leur soutien à la police. A l’origine, elles ne devaient entrer en compte que dans certains lieux très précis, mais il a récemment été décidé qu’elles seraient déployées partout, et même à l’intérieur des stades, piscines, et autres bâtiments. Des missiles sol-air seront déployés autour de plusieurs sites situés dans la ville de Londres.

Par ailleurs, les Etats-Unis, dubitatifs quant au dispositif britannique, envisagent de déployer un millier de leurs agents, parmi lesquels 500 membres du FBI, dans la capitale. D’autres nations enverront également probablement leurs propres équipes de sécurité pour accompagner leur délégation d’athlètes et de politiciens.

Mardi matin, les autorités françaises avaient interpellé trois espagnols et les avaient placé en garde à vue. La police, en fouillant leur véhicule (ce qu’elle était autorisée à faire durant toute la semaine), avait découvert un piolet, des masques de ski, des paires de gants,… Inculpé pour ‘participation à un groupement en vue de commettre des dégradations’, ils ont été jugés en comparution immédiate jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Nice. Le parquet avait requis entre cinq et dix mois de prison ferme. Les trois hommes, âgés de 24 à 30 ans, ont chacun été condamné à quatre mois de prison, dont un ferme. Ils ont en outre été condamnés à une interdiction de séjour de trois ans dans les Alpes Maritimes. Ils ont été écroués dès la fin de l’audience.

Mardi matin, trois hommes d’origine espagnole avaient été arrêtés et placés en garde à vue pour ‘participation à un groupement en vue de commettre des dégradations’. Ils devaient être présentés à un juge ce matin et être jugés en comparution immédiate en début d’après-midi. Toujours hier avant la manifestation, deux Belges avaient été interpellés à proximité de la gare de Nice. Ils ont été relâchés peu après la manifestation. Dans le courant de la nuit, cinq manifestants espagnols ont été placés en garde à vue. Dans le cadre d’une patrouille, la police (autorisée à ouvrir les coffres de tous les véhicules jusqu’à la fin de la semaine) a trouvé des masques, des gants, des casquettes munies de coques de protection et plusieurs bouteilles de gaz. Elle devait décider ce matin si les cinq hommes interpellés ‘envisageaient ou non de troubler l’ordre public’.

Alors que les contrôles à la frontière franco-italienne ont débuté vendredi en marge du G20 qui commencera jeudi à Cannes, les anti-G20 ont commencé à arriver à Nice où se tiendront diverses activités. Une grande manifestation était programmée aujourd’hui, et jusqu’à la fin de la semaine auront lieu de multiples animations de rue et conférences-débat. Plus de 12.000 hommes ont été déployés à travers tout le département depuis hier, et la ville de Nice a obtenu un renfort de 2500 policiers. Ce matin, trois Espagnols ont été interpellés et placés en garde à vue. Selon le ministère de l’intérieur, ils étaient en possession de boulons, de piolets, de cagoules, de masques à gaz, de T-shirts et de badges sur lesquels était écrit ‘black cross’. 10.000 personnes sont attendues à Nice dans les jours qui viennent, et les autorités ont prévenu que tout militant de la mouvance anarchiste ou autonome sera remis à la justice.

Vendredi matin, les autorités françaises ont commencé les opérations de contrôle à la frontière franco-italienne afin de refuser l’accès en France à toute personne susceptible de ‘menacer l’ordre public’ durant le sommet du G20 programmé les 3 et 4 novembre à Cannes. Vendredi, une centaines d’hommes étaient déployés aux points de passages frontaliers, et dès lundi, ils seront trois fois plus. Bruxelles a accordé à la France le droit de rétablir le contrôle systématique aux frontières (article 23 du Code frontière de Schengen) jusqu’à la fin de la semaine prochaine. Dans ce cadre, et jusqu’au 5 novembre à minuit, les policiers et gendarmes mobiles sont habilités par la justice à ouvrir les coffres de voiture. Outre l’autoroute, la route côtière et les trains seront passés au peigne fin. Aux postes de péages autoroutiers, les forces police disposent de lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation avec caméra. Un ordinateur fait retentir une alarme lorsqu’une plaque figure dans un fichier de voitures recherchées. En cas de besoin, les autorités françaises peuvent également prendre contact avec la police italienne qui vérifiera les fichiers italiens. Il est également prévu que des équipes mixtes franco-italienne patrouillent munies de terminaux embarqués avec leurs fichiers respectifs.

Le prochain G20 est programmé à Cannes les 3 et 4 novembre. Hier, les autorités ont dévoilé le dispositif de sécurité qui entourera le sommet, mais également la venue de tous les opposants altermondialistes et autres manifestants. Avec l’accord des autorités européennes, des contrôles ont été rétablis aux frontières. Des patrouilles mixtes franco-italiennes vont circuler de part et d’autre de la frontière pour refouler les ‘éléments indésirables’. Les membres des forces de l’ordre et de sécurité seront mobilisées dès la fin du mois à Cannes, mais aussi autour de la ville, à Nice et dans l’est du département. Le préfet a annoncé que la FIPN (Force d’Intervention de la Police Nationale), le GIGN, la cellule nationale nucléaire radiologique, biologique et chimique de la gendarmerie, ainsi que les trois armées et les unités militaires de la sécurité civile avaient été réquisitionnés. Au total, pas moins de 12.000 hommes seront à pied d’oeuvre à partir de la semaine prochaine. Enfin, outre le périmètre de sécurité entourant la ville, l’aéroport de Cannes-Mandelieu sera fermé du 1 au 5 novembre et des interdictions de navigation et d’activités nautiques seront prononcées.

Ce mercredi 12 octobre, le Secours Rouge vous invite à venir assister à la projection du documentaire ‘Les raisons de la colère’. Celui-ci traite des désordres civils et de leur recrudescence en ce début de 21ème siècle. Des journalistes sont allés à la rencontre de jeunes qui ont pris part à ces révoltes afin d’entendre leur discours et de les laisser partager leurs aspirations et leurs réflexions. Rendez-vous au Dolle Mol, rue des Eperonniers ce 12 octobre à 20h30.

Affiche Cinéclub

Bruxelles: Ciné-club mensuel
Affiche Cinéclub

Ce mercredi soir, à 20h30, le Secours Rouge vous invite à la projection du documentaire ‘WE’. Celui-ci met en image le célèbre discours d’Arundhati Roy ‘Voici venu septembre’ qu’elle a prononcé aux Etats-Unis peu après les attaques du 11 septembre. Elle y évoque notamment la guerre contre le terrorisme, la mondialisation, la justice et l’agitation civile croissante. La musique de ce qui s’apparente à un clip vidéo sert de fond sonore aux mots d’Arundhati Roy et aux images de l’humanité du monde dans lequel nous vivons tous aujourd’hui. Rendez-vous au Dolle Mol, rue des Eperonniers, le mercredi 21 septembre à 20h30.

Projection WE

Consultez notre page spéciale consacrée aux textes d’Arundhati Roy

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