Aller au contenu principal
Catégorie

Actualités

Filtrer les articles — 22 643 résultats

Articles

Belgique : Co-voiturage pour le procès Stop-Elbit

Après un classement sans suite de l’affaire au pénal, sept militants sont poursuivis en justice civile par OIP, filiale du principal fabricant d’armes israélien Elbit, à la suite du blocage de son site d’Audenarde (entre Gand et Courtrai) en mars 2024 pour dénoncer la complicité de l’entreprise dans le génocide à Gaza. Elbit-OIP leur réclame plus de 65 000 euros de dommages et intérêts. Un événement solidaire aura lieu le 8 février à Bodeek (voir ici) et un rassemblement se tiendra le jour du procès, 17 février, à Audenarde.

Le Secours Rouge organise un co-voiturage le mardi 17 février pour une présence solidaire devant le palais de justice d’Audenarde. Rendez-vous à 8H pour un départ à 8H30 de la place Van Meenen, devant l’hôtel de ville de Saint-Gilles. Sur inscription: info@secoursrouge.org

France : Flop pour la marche de soutien à la police et répression de la contre-manifestation à Nantes

Le 31 janvier 2026, la marche organisée par le syndicat policier Alliance à Nantes pour soutenir la police a attiré moins de 100 participants, principalement des policiers hors service et des militants d’extrême droite, et n’a même pas pu se dérouler jusqu’à la préfecture. Parallèlement, un appel à contre-manifestation en hommage aux victimes de la police a été rendu impossible par un dispositif policier massif : contrôles de passants, barrages de rues et transports, et confiscation de pancartes.

France : Des gardes à vue prolongées pour un collage d’affiches contre les violences policières

À la suite de l’interpellation de plusieurs militants lors d’une action de collage vendredi 30 janvier dans la soirée, un appel au rassemblement est lancé pour ce dimanche 1er février à 12h devant le commissariat de Noailles. Ces gardes à vue, qui ont été prolongées samedi soir, font suite à une initiative militante organisée au kiosque des Réformés en réaction à la présence du syndicat de police Alliance au Vieux-Port. Leurs soutiens dénoncent une répression ciblée contre les collages antifascistes et appellent à un soutien massif aux personnes interpellées.

Turquie : Le club de football Amedspor sanctionné pour « propagande pro-kurde »

Le club de football Amedspor, basé à Diyarbakir et figure majeure du football kurde en Turquie, a été sanctionné par la Fédération turque de football pour « propagande idéologique » après la diffusion d’une vidéo sur ses réseaux sociaux reprenant le slogan kurde « Jin, jiyan, azadi » (« Femmes, vie, liberté »). La séquence, publiée en réaction à des images montrant un soldat syrien se vantant d’avoir coupé les cheveux d’une combattante kurde, a valu au club une amende de 802 500 livres turques et une suspension de quinze jours à son président. La décision, contestée par Amedspor, intervient alors que le club est leader de la deuxième division et en lice pour une montée historique en première division.

France : A Toulouse, le maire sortant veut une vidéosurveillance assistée par IA et une caméra par rue

En pleine campagne pour les municipales de 2026, le maire sortant de Toulouse, Jean Luc Moudenc, place la sécurité au cœur de son programme en proposant d’assister le réseau de vidéosurveillance par l’intelligence artificielle sans recours à la reconnaissance faciale, interdite pour le moment dans l’espace public. Il promet également l’installation d’au moins une caméra par rue, ce qui impliquerait de doubler voire de quadrupler le parc actuel de 710 caméras pour couvrir les 3 801 voies de la ville. Selon les estimations fondées sur les coûts actuels, cette extension représenterait un investissement compris entre 30 et près de 80 millions d’euros, ou entre 20 et 53 millions pour la commune après subventions, sans compter les frais de maintenance, de gestion des données et la création d’un centre de supervision centralisé. Cette orientation sécuritaire, au coût massif et à l’efficacité contestée, contraste avec les fortes réductions budgétaires opérées dans les politiques sociales locales.

Sécurité IT : La publicité des smartphones devient une balise policière permanente

Des États et des entreprises de surveillance développent des outils d’« Advertising Intelligence » (AdInt) permettant aux services de police et de renseignement de localiser des smartphones à partir de données publicitaires ordinaires collectées par des applications courantes dans une opacité quasi totale. Une quinzaine de sociétés, majoritairement israéliennes mais aussi européennes et états-uniennes, proposent ces services déjà exploités par des agences telles que l’ICE aux États-Unis qui y a investi plusieurs millions de dollars.

Présentés comme des alternatives aux méthodes classiques de pistage, ces dispositifs font peser de graves menaces sur les libertés individuelles d’autant qu’ils peuvent être croisés avec des bases de données fuitées et servir à des opérations de désanonymisation. Ce risque concerne également les utilisateurs du réseau Tor dont la robustesse a récemment été remise en question suite à une opération de la police allemande (voir notre article). Malgré certaines limites techniques, cette industrie prospère en exploitant le consentement de façade des usagers et souligne l’urgence de l’autodéfense numérique face à une surveillance globale de plus en plus intrusive.

Italie : Affrontements à Turin lors d’une manifestation contre l’expulsion du centre social Askatasuna

Le 31 janvier 2026, une manifestation organisée à Turin en réaction à l’expulsion du centre social Askatasuna (voir notre article) a été marquée par des affrontements avec la police, après qu’une partie du cortège a dévié de l’itinéraire autorisé pour se diriger vers l’ancien site occupé. Des projectiles, fumigènes et engins pyrotechniques ont été lancés, tandis que les forces de l’ordre ont riposté par des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Plusieurs blessés sont à déplorer. La mobilisation a rassemblé, selon les sources, entre 20 000 et 50 000 personnes. Des scènes de violence ont suscité de vives réactions au plus haut niveau de l’État : la Première ministre et le président de la République ont exprimé leur soutien aux forces de l’ordre tout en appelant à une réponse judiciaire ferme.

Belgique : La déchéance de nationalité désormais possible pour les binationaux condamnés

Jeudi soir, la Chambre des représentants a adopté une loi instaurant la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour crimes graves, une mesure qui ne s’applique qu’aux Belges disposant d’une double nationalité. Le texte introduit de fait une différence de traitement entre citoyens : une personne condamnée pour terrorisme ou criminalité organisée conserve sa nationalité si elle est uniquement belge, mais peut la perdre si elle est binationale.

USA : Des armes belges FN 303 seraient entre les mains de la police migratoire

Selon une enquête du journal Le Soir, la FN America, filiale à 100 % de la FN Herstal, aurait fourni depuis 2009 des armes « à létalité réduite » FN 303 à des agences états-uniennes chargées du contrôle migratoire, notamment la Customs and Border Protection (CBP), pour un montant cumulé de plusieurs millions de dollars. Un contrat d’un million de dollars aurait notamment été signé en septembre 2025 avec la CBP, impliquée dans les expulsions de migrant·es sous l’administration Trump. La FN Herstal dément toutefois toute vente d’armes ou de lanceurs FN 303 à l’ICE, affirmant que les seuls contrats concernent des projectiles inertes ou de peinture, tout en reconnaissant des accords récents avec la police aux frontières et d’autres agences relevant du département états-unien de la Sécurité intérieure.

France : Enquête pour « outrage » après la destruction d’une piñata « voiture de police » à Mulhouse

Le 27 janvier 2026, une performance artistique organisée lors d’une soirée étudiante à la Haute École des Arts du Rhin (HEAR) de Mulhouse a entraîné l’ouverture d’une enquête judiciaire pour « outrage » aux forces de l’ordre et au drapeau français. Au cours de l’événement, des étudiants ont frappé une piñata représentant un véhicule de police, tandis qu’un drapeau tricolore marqué de l’inscription « Police nationale » a été exhibé déchiré. Signalés par le préfet, ces faits ont suscité de vives réactions au sein de la droite et de l’extrême droite, qui dénoncent une « idéologie antiflics » et réclament des sanctions contre l’établissement. De leur côté, les participants défendent une performance politique et artistique visant à critiquer l’institution policière et les violences qui lui sont associées à l’échelle internationale.

Recherche avancée