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Articles

Irlande du Nord : Mobilisation pour la libération de Niall Sheerin et contre le dispositif MARA

Samedi 27 juin devant la caserne de Strand Road à Derry, un rassemblement était organisé par l’Irish Republican Prisoners Welfare Association (IRPWA) pour réclamer la libération immédiate du prisonnier politique républicain Niall Sheerin et l’abolition du dispositif Multi-Agency Review Arrangements (MARA)

Les organisateurs dénoncent le MARA, un mécanisme britannique de suivi multi-agences destiné à évaluer et gérer les personnes considérées comme présentant un risque après leur libération. Selon l’IRPWA, ce dispositif se traduit par des restrictions de déplacement, une surveillance renforcée et un harcèlement administratif ciblant d’anciens prisonniers républicains.

Turquie : Deux bergers iraniens arrêtés et torturés dans la région frontalière avec l’Iran

Deux bergers iraniens détenus à Hakkari, dans le sud-est de la Turquie, affirment avoir subi de graves actes de torture lors de leur garde à vue puis en prison après leur arrestation en mai. Leurs témoignages, recueillis par le barreau de Hakkari ainsi que des associations de défense des droits humains, évoquent notamment des violences physiques, des agressions sexuelles, des menaces et des pressions visant à obtenir des informations sur le PKK. Les organisations dénoncent également des obstacles à l’accès des avocats et des irrégularités lors des examens médicaux. Ces pratiques sont récurrentes contre des ressortissants iraniens arrêtés dans la région frontalière. Une enquête judiciaire a été ouverte après le signalement des faits.

Pays basque : Une enquête sur une action armée relancée contre d’anciens dirigeants de l’ETA

Un nouveau rapport de la Police nationale a relancé l’enquête de l’Audience nationale sur la responsabilité présumée de plusieurs anciens dirigeants de l’ETA dans l’attaque à la voiture piégée au terminal T4 de l’aéroport de Madrid-Barajas en 2006, qui avait fait deux morts. Le document affirme que seule la direction de l’organisation pouvait autoriser une telle attaque, menée alors que des négociations étaient en cours avec le gouvernement espagnol. Le rapport identifie huit membres de la direction de l’époque, dont quatre déjà visés par une plainte déposée par une association de victimes. Il s’inscrit dans une stratégie judiciaire visant à établir la responsabilité des anciens chefs de l’ETA en tant qu’auteurs indirects des actions armées commis sous leur commandement, en raison de la structure hiérarchisée de l’organisation.

Cameroun : 500 personnes toujours détenues huit mois après les manifestations post-électorales

Huit mois après les manifestations qui ont suivi l’élection présidentielle d’octobre 2025, environ 500 personnes restent détenues dans plusieurs villes du sud du Cameroun sans avoir été jugées. Ces détentions provisoires anormalement longues sont largement dénoncées comme une « punition collective », et affirme que deux détenus sont morts en juin à la prison de Kondengui, faute de soins. Par ailleurs, le recours à la justice militaire pour juger ces civils est largement contestées. Ils sont poursuivis pour des faits allant de l’insurrection à des infractions mineures.

Inde : La police saisit des armes, des explosifs et de l’argent dans d’anciennes caches maoïstes

Les forces de sécurité indiennes ont découvert deux caches attribuées aux guérillas maoïstes dans les forêts du district de Narayanpur, au Chhattisgarh. Elles y ont saisi un important arsenal (fusils, munitions, explosifs et matériel de communication) ainsi que 2,4 millions de roupies (environ 22 335 €) en espèces. Ces opérations s’inscrivent dans l’intensification des recherches menées dans la région du Bastar afin de tenter de neutraliser l’insurrection armée naxalite dans l’État.

Chili : Cinq militants mapuches reconnus coupables d’attaques incendiaires

La justice chilienne a reconnu coupables cinq membres de la Coordinadora Arauco Malleco (CAM), dont Pelentaro Llaitul, fils de l’ancien dirigeant Héctor Llaitul, pour leur implication dans deux attaques incendiaires contre des propriétés forestières commises en 2022 dans la commune de Lautaro. Ils ont également été condamnés pour divers délits, dont le vol d’un véhicule, un enlèvement et des vols, tandis que deux d’entre eux ont aussi été reconnus coupables de détention illégale de munitions. En revanche, les accusés ont été acquittés des chefs de détention illégale d’armes à feu et de tirs injustifiés. La peine sera prononcée le 13 juillet. Cette affaire s’inscrit dans le cadre des poursuites engagées contre la CAM, organisation mapuche qualifiée « d’association terroriste » par l’État chilien.

France : Relaxe pour le quatrième militant écologiste d’une action contre Stocamine

Le tribunal correctionnel de Mulhouse a relaxé le quatrième militant d’Extinction Rebellion poursuivi pour avoir participé à un rassemblement après sommation de se disperser lors d’une action menée en avril 2024 sur le site de Stocamine, à Wittelsheim. Les quatre militants s’étaient enchaînés à une grille pour dénoncer le confinement définitif de 42 000 tonnes de déchets dangereux dans d’anciennes galeries minières. La procureure avait elle-même requis la relaxe. Le tribunal a relevé qu’aucun incident n’avait été constaté lors de l’intervention des forces de l’ordre. La défense a fait valoir que cette action relevait de la liberté fondamentale de manifester face aux risques de pollution de la nappe phréatique. Le militant a également obtenu une indemnisation de 432 euros.

USA : Les poursuites fédérales contre une militante anti-ICE largement abandonnées

Aux États-Unis, les cinq chefs d’accusation fédéraux visant l’artiste et militante Isabel « Isa » Lopez, passible de plusieurs années de prison après son arrestation lors d’une mobilisation contre un raid de la police fédérale de l’immigration à Minneapolis en 2025, ont finalement été ramenés à une seule contravention pénale. Elle a été condamnée à une peine déjà purgée et à une amende administrative de 25 dollars, sans prison ni mise à l’épreuve. Présentée comme un revers pour le gouvernement fédéral, cette issue est saluée par ses soutiens qui dénoncent des poursuites à caractère politique visant à criminaliser la solidarité avec les communautés immigrées et à dissuader les mobilisations. Isabel Lopez, qui évoque les séquelles psychologiques de son arrestation, affirme vouloir poursuivre son engagement en faveur des droits des migrants.

France : La justice suspend l’annulation d’une soirée de soutien à Gaza à Aurillac

À Aurillac, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a suspendu la décision du maire, Patrick Casagrande, qui avait annulé deux jours avant sa tenue la mise à disposition d’une salle municipale pour une soirée culturelle de soutien à Gaza organisée par le Cantal Palestine Solidarité et Blouses Blanches pour Gaza 15. La justice a estimé que cette décision portait atteinte à la liberté de réunion et à la liberté d’expression, rappelant qu’un maire ne peut refuser l’accès à une salle communale au seul motif qu’une association aurait un caractère politique. La commune a également été condamnée à verser 1 000 euros au titre des frais de procédure. Bien que l’événement n’ait finalement pas pu se tenir, les organisateurs ont salué une victoire pour la liberté d’expression et le soutien au peuple palestinien.

Pays basque : La justice confirme le refus de la semi-liberté d’un ex-membre de l’ETA

La Cour nationale espagnole a confirmé le refus d’accorder un régime de semi-liberté à Juan Ramón Carasatorre, alias « Zapata », ancien membre de l’ETA. Remis en 2010 par la France à l’Espagne après son arrestation à Auch, il avait été condamné à 29 ans de prison pour l’assassinat en 1995 d’un militaire.

Les juges estiment que les conditions légales ne sont pas réunies, en raison de l’absence d’un programme individuel de réinsertion conforme aux exigences du règlement pénitentiaire et d’irrégularités dans la procédure ayant conduit à la proposition du gouvernement basque. La juridiction souligne toutefois que le détenu présente une évolution positive en prison (bonne conduite, participation à des programmes et reconnaissance du préjudice causé). Elle laisse ainsi ouverte la possibilité d’un nouvel examen si l’administration pénitentiaire présente ultérieurement un projet de réinsertion « complet et dûment motivé ».

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