Sorti en 2021, Fedayin, le combat de Georges Abdallah a été projeté dans des centaines de lieux dans plus de vingt pays à travers le monde. Aujourd’hui, le Collectif Vacarme(s) Films rend disponible gratuitement ce documentaire sur l’histoire de ce militant communiste libanais emprisonné en France depuis 1984 pour son engagement en faveur de la Palestine.

Nous relayons ci-dessous le lien de la version française, mais il est également disponible en anglais, arabe, castillan, catalan, allemand et italien.

La date anniversaire de l’emprisonnement de Georges Abdallah est depuis des décennies une journée de mobilisation. Cette année, la mobilisation a été entravée par les interdictions de manifester pour la cause palestinienne. Néanmoins plusieurs initiatives ont eu lieu dans plusieurs pays (nos photos: rassemblement à Athènes et manifestation sauvage à Zurich où toute manifestation liée au Proche-Orient était interdite), et la revendication de la libération de Georges a été portées dans les manifestations de ce dimanche à Paris (30.000 manifestants) et à Bruxelles (20.000 manifestants).

 

Les interdictions continuent de tomber pour les manifestations en soutien avec la lutte du peuple palestinien, comme à Lille et  à Montpellier. Vendredi, les meetings en faveur de la libération de Georges Ibrahim Abdallah prévus à Paris et à Toulouse ont également été interdits. Par contre, ce samedi 21 octobre, la manifestation prévue en faveur de la libération de Georges Ibrahim Abdallah a pu se dérouler à Lannemezan (photo), malgré une interdiction émise par la préfecture des Hautes-Pyrénées. En début d’après-midi, le jour même donc, le tribunal administratif de Pau a suspendu l’exécution de l’arrêté d’interdiction. L’annonce de l’interdiction a naturerellement causé un grand tort à la mobilisation.

Le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’interdiction de la Préfecture de Gironde du rassemblement « pour la liberté d’expression et le droit de manifester pour la libération de Georges Abdallah ». Vendredi, le secrétaire général, Jean-Paul Delescaut et une secrétaire administrative de l’UD CGT 59 ont été placés en garde à vue pour un communiqué de soutien à la Palestine. Un rassemblement s’est tenu devant le commissariat central de Lille, quelques heures avant leur libération. Le secrétaire général de la CGT Nord 59 avait été interpellé dans la matinée à son domicile pour « apologie du terrorisme » suite à la publication d’un communiqué de l’UD en solidarité avec la Palestine, qui titrait : « La fin de l’occupation est la condition de la paix en Palestine ».

Le 8 juin dernier, Georges Abdallah a déposé une nouvelle demande – la 10e – de libération conditionnelle devant le tribunal d’application des peines de Paris. Rappelons que ce prisonnier politique, incarcéré depuis 1984 pour complicité dans des actes de résistance à l’invasion sioniste de son pays, le Liban, libérable depuis 1999, est maintenu en prison sur injonction du gouvernement étatsunien malgré deux libérations prononcées par le tribunal d’application des peines. Rappelons aussi que ce militant communiste révolutionnaire, tout au long de son incarcération, n’a jamais rien renié de son engagement anti-impérialiste, son attachement à la cause des peuples.  Rassemblement devant le ministère de la Justice pour exiger la libération de Georges Abdallah ce jeudi 28 septembre de 18h30 à 20h. A l’angle de la rue de la Paix et de la rue Danielle Casanova (Paris 2e)

Georges Abdallah est incarcéré depuis maintenant 39 ans, qu’il est libérable depuis 1999. Son avocat a introduit jeudi 8 juin, une demande de libération conditionnelle devant le juge d’Application des Peines. Demain dimanche 18 aura lieu à Paris, comme chaque mois de juin, une manifestation pour exiger la libération de Georges Abdallah. Rendez-vous au Métro Ménilmontant à Paris, demain dimanche 18 juin, à 14h. Cette manifestation clôture une semaine internationale d’action.

 

Georges Abdallah est incarcéré depuis maintenant 39 ans, qu’il est libérable depuis 1999, que deux libérations ont déjà été prononcées à son encontre mais rejetées par le parquet et que la dernière avait été conditionnée par un arrêté d’expulsion qui n’a pas été signé par le ministre de l’Intérieur. L’avocat de Georges, maître Chalanset a introduit aujourd’hui jeudi 8 juin 2023, une demande de libération conditionnelle devant le juge d’Application des Peines de Paris. Le dimanche 18 aura lieu à Paris, comme chaque mois de juin, une manifestation pour exiger la libération de Georges Abdallah. Rendez-vous au Métro Ménilmontant à Paris, dimanche 18 juin, à 14h. Cette manifestation courronnera une semaine internationale d’action du 10 au 18 juin.

 

Chaque année, la jeunesse rebelle du Chili descend dans la rue pour commémorer la mort des frères Rafael et Eduardo Vergara Toledo. C’est  la « Journée du jeune combattant » qui débouche toujours sur des affrontements avec les forces de l’ordre.

Rafael (18 ans) et Eduardo (20 ans) Vergara Toledo sont devenus le symbole de la lutte contre la dictature civile et militaire d’Augusto Pinochet et contre les politiques néolibérales des gouvernements chiliens qui ont succédé au régime Pinochet, perpétuant son héritage. Dans un contexte de répression et de crise économique qui a laissé 35 % des travailleurs au chômage dans les années 1980, des milliers de jeunes pauvres et d’enfants de travailleurs licenciés avaient commencé à s’organiser pour faire face à la dictature de Pinochet.

Dès leur plus jeune âge, Eduardo et Rafael ont grandi dans une famille politisée. Avec leur frère aîné, Pablo, ils ont milité au sein du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR). Eduardo est entré à l’Universidad Metropolitana de las Ciencias de la Educación (UMCE), connue au Chili sous le nom de « el Pedagógico », pour étudier l’histoire, mais il a été expulsé par les autorités fascistes en raison de ses liens politiques. Rafael, élève de l’enseignement secondaire, avait également été expulsé de son école en tant qu' »agitateur politique ».

Rafael et Eduardo Vergara-Toledo,

Depuis 1982, la maison de la famille Vergara-Toledo a été constamment perquisitionnée et plusieurs de ses membres arrêtés. Au cours du premier semestre 1984, Eduardo et Rafael sont entrés dans la clandestinité. Le 29 mars 1985, à la tombée de la nuit, Eduardo et Rafael, ainsi que quatre autres militants du MIR, marchent dans les rues de Villa Francia, le quartier où ils habitent, et sont interceptés par les carabiniers.

Les jeunes gens prennent la fuite, mais les policiers tirent et atteignent Eduardo. Son frère, Rafael, retourne l’aider malgré l’insistance d’Eduardo pour qu’il s’échappe. La patrouille arrive bientôt. Rafael est sauvagement battu avant d’être abattu d’une balle dans la tête.

En mars 2004, un juge chilien Sergio Muñoz a ouvert une enquête en collaboration avec la cinquième brigade d’enquête du Chili. Après un long procès, les carabiniers Francisco Toledo Puente, Jorge Marín Jiménez, Mauricio Muñoz Cifuentes et le sous-lieutenant Alex Ambler Hinojosa ont été condamnés à des peines de 10 et 15 ans de prison pour le meurtre des frères Vergara-Toledo.

Ce sont en fait trois frères Vergara qui ont été tués par la dictature et le décès de leur mère, elle-même résistante,  le 6 juillet 2021, a donné lieu à une grande manifestation d’hommage (voir notre article)

Voir ici l’article sur la Journée 2023
Voir ici l’article sur la Journée 2022
Voir ici l’article sur la Journée 2017
Voir ici l’article sur la Journée 2016
Voir ici l’article sur la Journée 2014

 

Dossier(s): Feuilletons Antirep Tags:

Sous forme de « feuilleton de l’été » (2013 à 2016) ou sous forme d’épisodes séparés, le site du Secours rouge passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs.

Voici le récapitulatif des épisodes parus

2e épisode 2016: l'histoire du

2e épisode 2016: l’histoire du

2013
1. Louise Michel déportée et les Canaques insurgés
2. ACAB
3. « Free Angela Davis ! »
4. Les martyrs de Haymarket
5. Février 1958 : parution de « La Question »
6. L’assassinat de Rosa Luxemburg
7. « En el pozo María Luisa »
8. La grève de la faim en Irlande du Nord
9. L’arrestation de Nelson Mandela
10. « Le Sel de la terre »
11. L’exécution de Francisco Ferrer
12. Les chansons de Jean-Baptiste Clément
13. Le massacre des prisonniers politiques iraniens (1988)
14. Le street art antirep
15. La défense « de rupture »
16. L’insurrection de Buchenvald
17. L’affaire Sacco-Vanzetti

2014
1. Le Bloody Sunday
2. Le masque de Guy Fawkes
3. La grande évasion de Santiago
4. « Z »
5. Rubin « Hurricane » Carter
6. Le massacre des communistes indonésiens
7. « Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression » de Victor Serge
8. L’Opération Condor
9. Auguste Blanqui « L’Enfermé »
10. « Le Mur »
11. Le bagne de Poulo Condor
12. « Écrit sous la potence »
13. L’exécution d’Auguste Vaillant
14. « Per i morti de Reggio Emilie »

2015
1. L’Agence Pinkerton à Homestead
2. La défenestration de Guiseppe Pinelli
3. Le « Konzert für Chile » de 1974
4. La détention de Netchaiev
5. Reagan licencie 11.359 contrôleurs aériens
6. Le boycott
7. Le « Chant des marais »
8. Les camps de concentration finlandais
9. L’assassinat de Pierre Overney
10. « La Condition humaine »
11. Les photos de Tina Modotti
12. L’école française de contre-insurrection

2016
1. L’assassinat de Lumumba
2. Le « pepper spray cop »
3. Le massacre des bananeraies dans « Cent ans de solitude »
4. La prison de Khiam
5. L’enlèvement de Peter Lorenz
6. La commémoration Tayenne
7. « La Justice » de Breughel l’Ancien
8. Le procès de la Moncada
9. Le black bloc
10. Le siège de Wounded Knee (1973)
11. La fin de Vienne-la-rouge
12. Le manuel d’interrogatoire de la CIA (1ère partie)
13. Le manuel d’interrogatoire de la CIA (2e partie)
14. La barricade des « Misérables »
15. L’invention des gaz lacrymogènes
16. Les poèmes de prison de Ho Chi Minh
17. L’architecture contre-insurrectionnelle en Irlande du Nord

Episodes séparés
1. L’embuscade de la gare de Meenbanad (2018)
2. L’exécution du « Rat Roi » à la prison de Maze (1997) (2020)
3. Les frères Vergara et la « Journée du jeune combattant » (2023)

Le collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a organisé, comme chaque année, un rassemblement devant la centrale pénitentiaire de Lannemezan à l’occasion de l’anniversaire de son arrestation, en octobre 1984. Aujourd’hui âgé de 71 ans, Georges Ibrahim Abdallah est libérable depuis une vingtaine d’années…  Samedi 22, ce sont donc plus de 1000 personnes qui ont manifesté devant la prison de Lannemezan où est détenu Georges Abdallah. Grâce à la mobilisation de très nombreuses organisations venant de différentes villes, ce fut une très belle marche en soutien à ce militant communiste libanais emprisonné en France depuis 1984 pour son engagement résolument anti-impérialiste. En arrivant devant les portes de la prison de Lannemezan, la foule a scandé « Georges Abdallah, tes camarades sont là » en allumant des feux d’artifices afin d’être vus et entendus jusque dans l’intérieur du centre pénitentiaire.

Ce weekend à Saïda et Beyrouth au Liban, plusieurs rassemblements étaient organisés pour la libération de Georges Abdallah emprisonné en France depuis 1984. De nombreuses organisations palestiniennes et libanaises étaient présentes aux côtés de la famille de Georges Abdallah afin de dénoncer le maintien en détention de celui qui est devenu le plus ancien prisonnier politique d’Europe. L’ancien prisonnier et leader de la résistance libanaise Anwar Yassine était également présent à Saïda. D’autres initiatives ont eu lieu à Hambourg, à Charleroi, à Montréal et ailleurs

Lire ici toutes les initiatives

Lire ici (en trois langues) la Salutation d’un prisonnier de l’Organisation d’action anarchiste en Grèce pour les événements de solidarité internationale avec  George Abdallah

 

 

Depuis le 25 septembre, 30 prisonniers palestiniens emprisonnés sans inculpation ni procès dans le cadre de la « détention administrative » ont entamé une grève de la faim pour exiger la fin de cette politique, qui emprisonne actuellement plus de 740 prisonniers palestiniens en vertu de « preuves secrètes ». Samedi 1er octobre, le militant communiste libanais Georges Abdallah a annoncé faire une journée de grève de la faim en solidarité avec cette mobilisation. Dans un courrier adressé à la directrice du Centre Pénitentiaire de Lannemezan, il a déclaré : « En solidarité avec les Résistants Palestiniens embastillés dans les geôles sionistes qui sont en grève de la faim pour dénoncer leur détention arbitraire et exiger l’abrogation de la loi permettant ‘la détention administrative’, je fais la grève de la faim aujourd’hui 1er octobre ». Emprisonné en France depuis 1984, Georges Abdallah est un combattant de la résistance palestinienne qui est reconnu comme faisant partie du mouvement des prisonniers palestiniens. Régulièrement, il participe à des grèves de la faim ou des refus de plateau en solidarité avec ses camarades emprisonnés par l’occupation israélienne, notamment en 2016, 2017 et 2019.