Au moins six Palestiniens ont été blessés par les forces d’occupation israéliennes hier vendredi lors des manifestations hebdomadaires contre l’occupation dans le village de Kafr Qaddum, dans la province cisjordanienne de Qalqilia, et dans la ville de Beita dans la province de Naplouse. Les soldats israéliens ont attaqué les manifestants avec des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes, blessant quatre d’entre eux par des balles en caoutchouc et provoquant de nombreux cas de suffocation par inhalation de gaz. Tous les manifestants blessés ont été soignés sur les lieux des affrontements. Pendant ce temps, deux enfants palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc israéliennes lors de la manifestation hebdomadaire contre les colonies israéliennes, qui a eu lieu dans la ville de Beita, dans la province de Naplouse, en Cisjordanie.

Le télétravail connaît une croissance exponentielle depuis le début de la pandémie et s’accompagne d’un usage de plus en plus fréquent, par les employeurs, d’une cybersurveillance des salariés à distance. La vente de logiciels de contrôle à distance a ainsi augmenté de plus de 500% depuis le début de la pandémie. Un de ces logiciels, “Hubstaff”, peut prendre une capture d’écran de l’ordinateur du salarié toutes les cinq minutes, ou suivre les données GPS des téléphones des employés ciblés. Un autre, CleverControl, qui promet sur sa page d’accueil “d’augmenter la productivité et la détection des fainéants”, peut enregistrer les frappes et les clics de souris du télétravailleur, les sites visités, la durée de ces visites, les conversations des employés par l’intermédiaire du micro de l’ordinateur professionnel et même prendre des photos via la webcam. Ces logiciels sont souvent présentés comme faciles à (dés-)installer à distance et à l’insu du principal concerné.

La pratique est surtout répandue aux États-Unis, où elle est beaucoup moins encadrée qu’en Europe. L’usage de ces logiciels n’est pas légal au regard de la législation belge actuelle. En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) prévoit quelques garde-fous comme l’obligation d’informer les représentants du personnel en cas d’application de ces mesures de surveillance. En revanche, la messagerie Slack, très répandue au sein des entreprises belges et françaises, permet déjà de mesurer les échanges entre collègues et leur activité sur la plateforme et de conserver des statistiques précises sur son utilisation. Slack, en outre, ne supprime aucun message mais, pire, autorise les administrateurs “Plus” à consulter les données sur tous les canaux, dont les messages directs entre collègues, et à les exporter.

Kora Nageswara Rao (50 ans), alias Nagesh, membre dirigeant du comité régional de Pedabayalu-Korukonda du CPI (maoïste), a été arrêté. Membre d’une tribu autochtone, originaire de la région de Chintapalli, il avait un lien direct avec les habitants des régions de Galikonda, Korukonda et Pedabayalu, et bénéficiait d’un bon soutien de la part de la population tribale. Les forces de sécurité avaient mené plusieurs opérations pour tenter de le capturer. Avec l’arrestation de Kora, la responsabilité de la guérilla maoïste régionale incombe à un autre maoïste recherché, Ashok. Une opération de contre-guérilla mobilisant des forces spéciales « Greyhounds » et SOG (Special Operations Group) est en cours.

Kora Nageswara Rao

 

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Des affrontements ont eu lieu entre manifestants masqués, policiers municipaux et forces anti-émeutes (ESMAD) ce jeudi après-midi autour du campus Meléndez de l’Universidad del Valle, dans le sud de la ville de Cali. Les manifestants ont notamment utilisés des grenades artisanales. Ayant commencé à 14H, les affrontements ont cessés à 18 heures.

Un nouveau poste de commandement mobile a été produit pour la police de Montréal (SPVM) par PIERCE – FRONTLINE COMMUNICATIONS, fabricant de camions sur mesure spécialisés en communication depuis 1985, qui a plus de 2500 réalisations à son actif. Ce véhicule est équipé d’un drone FOTOKITE équipé de deux caméras (thermiques et numériques) donnant accès à des images de qualité et ce peu importe l’éclairage extérieur, et ayant une capacité d’enregistrement de 24h.

Dans la nuit du 3 au 4 mai, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisés dans tous les Etats-Unis pour le droit à l’avortement après la fuite d’un document confirmant que la Cour suprême prévoit de revenir sur la jurisprudence Roe v. Wade (un arrêt de 1973 qui garantit le droit à l’avortement à l’échelle fédérale). À Los Angeles, plus d’un millier de personnes ont participé à des rassemblements et à des manifestations. Alors qu’ils marchaient du palais de justice fédérale sur la 1ère rue Ouest jusqu’à Pershing Square, des escouades de policiers se sont abattues sur les manifestants. Les policiers ont agressé un manifestant, le frappant, ainsi que d’autres personnes. Alors que les policiers prétendent avoir été attaqués par les manifestants, les vidéos montrent le contraire. Il est clair que les policiers ont attaqué les manifestants.

Mardi, des membres de la police de Catamarca sont arrivés à bord de sept véhicules dans la zone montagneuse de Capillitas avec l’objectif d’expulser le campement des habitants qui avaient bloqué la route pour empêcher l’entrée de machines et de carburant pour le projet minier de la société Agua-Rica. Après avoir été expulsés, les habitants de Choya sont retournés dans cette petite ville de moins de 500 habitants pour protester contre l’action de la police. La police a réprimé la manifestation avec des balles en caoutchouc : plusieurs personnes ont été blessées, dont des femmes et des personnes âgées, qui ont été emmenées à l’hôpital local.

Les enseignants ont manifesté dans plusieurs villes du pays à l’occasion de la Fête du travail, pour revendiquer des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail. Des affrontements ont éclaté dans les provinces de Fars, Kermanshah, Kurdistan, Markazi, Ardabil, Isfahan et Bushehr, où la police est intervenue violemment contre les manifestants. Dans le port de Bushehr, la police aurait arrêté au moins six enseignants. Les enseignants iraniens ont observé une grève nationale de plusieurs jours en décembre dernier, obligeant le Parlement à adopter une loi prévoyant une augmentation de leurs salaires.

Les manifestations de dimanche avaient pour but de faire pression sur le président Ebrahim Raisi et sur Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, pour qu’ils prennent les mesures nécessaires à l’application de cette loi. D’autres revendications ont été formulées par les manifestants, portant notamment sur l’assurance maladie et les prestations de retraite, la limitation des privatisations et le maintien de l’enseignement public gratuit, le recrutement d’enseignants pour les maternelles et la libération des dirigeants syndicaux et des enseignants emprisonnés.

En Turquie, à Istanbul, des incidents ont éclaté aux abords de la place Taksim, où 34 personnes avaient été tuées lors du 1er-Mai 1977, et où les manifestants tentent chaque année d’affluer, malgré l’interdiction des autorité. Au total 164 personnes ont été appréhendées «pour rassemblement interdit et refus de se disperser», pour avoir voulu rejoindre la célèbre place, épicentre des grandes protestations anti-gouvernementales de 2013, fermée au trafic et aux défilés. Plusieurs milliers de personnes ont simultanément rejoint dans le calme la manifestation officielle des syndicats et organisations professionnelles, autorisée loin de Taksim, sur la rive asiatique de la mégapole.

 

Le Comité contre la torture de l’ONU (CAT) a condamné le Maroc pour des faits de torture et de mauvais traitements sur Mohamed Bourial, un prisonnier politique sahraoui du groupe de Gdeim Izik. Mohamed Bourial avait été arrêté le 8 novembre 2010, le jour du démantèlement du campement pacifique de protestation de Gdeim Izik dans la banlieue de Laâyoune au Sahara occidental (voir notre article). Il a été condamné par une Cour militaire en 2013 et confirmé en appel en 2017, à 30 ans de prison. C’est la troisième fois que cette instance de l’ONU condamne le Maroc, la première décision concernait Naâma Asfari, lui aussi prisonnier du groupe de Gdeim Izik, (décision prise le 16 novembre 2016) et la deuxième Omar N’dour (décision prise le 19 novembre 2021).

Détenus depuis 12 ans sur base de procès fondés sur la torture, la situation des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik est encore plus difficile depuis le dernier procès en appel de juillet 2017. Au nombre de 19, ils sont dispersés dans 6 prisons, loin de leurs familles. Ils ont été privés de toute visite familiale pendant les deux ans du Covid, mesure toujours en vigueur à ce jour. Deux prisonniers, Hassan Dah et Zaoui Elhoussine, ont entamé une nouvelle grève le 1er avril pour réclamer leur droit au transfert auprès de leurs familles, ce que les prisonniers demandent depuis 2017, date de la fin du procès en appel.