La contestation au Liban se poursuit en même temps que la répression qui l’accompagne. Des dizaines de personnes ont été blessées dans des heurts survenus samedi 14 décembre, dans la soirée, à Beyrouth. Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser des manifestants antipouvoir. A deux jours de consultations parlementaires organisées pour tenter de nommer un nouveau premier ministre, les manifestants s’étaient rassemblés samedi dans le centre de la capitale pour dénoncer l’ensemble de la classe politique. Les heurts ont éclaté lorsque des manifestants ont tenté de franchir un barrage de police bloquant l’entrée d’une avenue qui mène au Parlement, avant de se poursuivre ailleurs en centre-ville. La Croix-Rouge libanaise a transporté quinze blessés vers des hôpitaux et soigné trente-sept personnes sur place. De son côté, la défense civile libanaise a annoncé avoir transporté trente-six blessés vers des hôpitaux, tandis que cinquante-quatre personnes ont été soignées sur place.

Les affrontements de samedi à BeyrouthLes affrontements de samedi à Beyrouth

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Dans la soirée du 5 décembre, dans le quartier de Holargos, à Athènes, un anarchiste belge a été intercepté par deux policiers en uniforme effectuant apparemment un contrôle d’identité au hasard. Comme il figurait dans la base de données de la police (la police belge l’avait accusé d’incendie) et que les policiers ont trouvé sur lui des objets qu’ils jugeaient suspects, il a été emmené au commissariat de Holargos. Après quelques tentatives infructueuses d’interrogatoire par les policiers locaux, des policiers de la sécurité de l’État sont arrivés et ont fait plus de pression, toujours sans résultats. Les policiers de la sécurité de l’État ont emmené le prisonniers dans leurs bureaux du commissariat principal (GADA ), dans le centre d’Athènes.

Quelques heures plus tard, trois perquisitions ont été effectuées chez le prisonnier et ses proches. Un proche a été emmené aux bureaux de la sécurité d’État et a été libéré au bout de deux heures. Plus tard dans la journée, l’anarchiste arrêté a comparu devant un procureur qui a confirmé l’accusation de “possession d’explosifs” formulée par la sécurité de l’État, faisant référence aux objets trouvés au moment de l’arrestation (allumes-feu et produits inflammables). Le lendemain (samedi 7), le prisonnier a comparu devant le tribunal où il a été décidé de reporter le procès ce jeudi 12 décembre. Après l’audience de 7, il a été remis en liberté.

Le GADA, siège de la police à Athènes

 

 

Dossier(s): Grèce Non classé Tags: ,

L’Union européenne a décidé vendredi de renforcer l’agence Frontex, qui comptera d’ici 2027 un contingent de 10 000 gardes-frontières et gardes-côtes. Jamais l’UE n’avait investi autant pour fermer ses frontières. Frontex disposera donc d’ici 2027 d’un contingent permanent de 10 000 gardes-frontières et gardes-côtes, dont 700 agents recrutés directement par l’agence. Une première puisqu’il s’agira du tout premier service en uniforme propre à l’Union européenne. Ces agents disposeront d’un mandat élargi. Ils auront l’habilitation pour contrôler les documents d’identité, surveiller les frontières et expulser les migrant·es. De plus, le nouveau règlement permettra pour la première fois à des agents employés par Frontex elle-même de recourir à la force.

Frontex a d’ores et déjà lancé sa campagne de recrutement. Le contingent de permanents sera mis en place progressivement à partir de 2021 et sera composé de membres du personnel opérationnel de Frontex (3 000 à l’horizon 2027), ainsi que de personnes détachées par les États membres pour de longues et de plus courtes durées. Une force de réserve de réaction rapide sera maintenue jusqu’à fin 2024. Les plus gros contingents seront fournis par l’Allemagne avec plus d’un millier d’agents à l’horizon 2027. Parmi les trente pays participants, la France prêtera près de 800 agents et l’Italie près de 600.

Frontex compte actuellement 700 employés permanents au siège et déploie aux frontières extérieures en Italie, en Grèce, en Espagne et dans les Balkans occidentaux entre 1 200 et 1 500 agents mis à disposition par les pays membres et associés à l’espace Schengen. Frontex dispose en outre d’une réserve de 1 500 agents fournis par les États membres et mobilisables en cas d’urgence.

Affichette contre Frontex

Affichette contre Frontex

Vendredi 15 novembre, à Cochabamba, fief politique de l’ancien président Evo Morales, des violents affrontements ont opposé des milliers de manifestants aux forces de l’ordre tuant 5 personnes et faisant de nombreux blessés. À La Paz, ce sont 4 personnes qui ont été tuées par les forces de l’ordre. Depuis le coup d’état, au moins 24 personnes ont été tuées lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Les manifestant.e.s demandent le retour de Morales, exilé au Mexique depuis sa démission dimanche dernier et dénoncent un coup d’Etat fomenté par l’opposition. La sénatrice issue de l’extrême-droite chrétienne, Jeanine Añez, s’est, depuis, auto-déclarée présidente de la Bolivie, en l’absence de la majorité parlementaire nécessaire pour le faire, et après que les quatre autres personnes en ligne pour la succession aient été contraintes à la démission.

Affrontements à Cochabamba

1° Introduction

Lors d’arrestations de masse, les deux endroits les plus utilisés sont “Les casernes” (complexe de la police fédérale) et “L’amigo” (commissariat central de la police de Bruxelles).
A ces deux endroits s’ajoutent parfois: Le “RAC” (siège notamment de la police judiciaire) et le palais de justice qui disposent de nombreuses cellules.
En cas d’arrestation judiciaire un transfert peut vite avoir lieu vers la prison de Saint-Gilles, de Forest ou de Berckendael (pour les femmes).
Des détentions peuvent aussi se produire dans un des commissariats de la zone de police où l’arrestation a été opérée.
Voici la répartition des zones de police:

2° “L’Amigo”

C’est le commissariat central de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles. Il se situe près de la Grand Place, 30 rue du Marché au charbon.
C’est un immeuble assez ancien, partie pierre, partie brique, les personnes arrêtées y pénètrent souvent par le garage.
Il y a un accueil téléphonique: 02 279 79 79

3° “Les casernes”

La Caserne Lieutenant Général Baron de Witte et la Caserne Major Geruzet sont des anciennes casernes de cavalerie du XIXe siècle, en briques ornées de pierres. Excentrées, elles sont occupées par la Police fédérale et recèlent un complexe de vastes cellules équipé et adapté aux arrestations de masse.
294 boulevard Général Jacques, 1040 Bruxelles (Etterbeek).

3° Le “RAC”

C’est le siège de la police judiciaire, mais il s’y trouve un complexe cellulaire exploité par la zone de police locale Bruxelles-capitale/Ixelles.
C’est un bâtiment moderne de la dite “cité administrative”, dans le centre ville.
Bâtiment “Polis”, 202 rue Royale 202A à 1000 Bruxelles.

4° Le Palais de justice

Dispose aussi de nombreuses cellules, dans lesquelles sont transférées les personnes en arrestations judiciaires devant être entendues par un juge d’instruction.
Place Poelaert 1, 1000 Bruxelles.

5° La prison de Forest

La prison de Forest est principalement une maison d’arrêt.
Elle comporte une section psychiatrique pour les internés.
Avenue de la Jonction 52, 1190 Forest
Accueil téléphonique: 02 349 74 11
Lien pour renseignements supplémentaires (heures des visites etc.)

6° La prison de Saint-Gilles

La prison de Saint-Gilles est une maison d’arrêt.
Toutefois, elle héberge également un nombre limité de condamnés.
Avenue Ducpétiaux 106, 1060 Saint-Gilles
Accueil téléphonique: 02 543 58 26
Lien pour des renseignements supplémentaires (heures des visites etc.)

7° La prison de Berkendael

C’est la prison pour femmes.
Rue de Berkendael 42-44, 1190 Forest
Accueil téléphonique: 02 349 32 11
Lien pour renseignements supplémentaires (heures des visites etc.)

8° Les commissariats de la zone de police Bruxelles Capitale et Ixelles

Outre l’Amigo déjà cité:
Direction de Proximité et d’intervention “Laeken”, 246 Boulevard Emile Bockstael à 1020 Laeken: plus d’info
Direction de Proximité et d’intervention “Ixelles-Louise”, 1 rue du Collège à 1050 Ixelles: plus d’info
Direction de Proximité et d’intervention “Neder-over-Hembeek/Haren”, 130 avenue de Versailles: plus d’info
Commissariat de quartier “Europe”, 10 boulevard Clovis: plus d’info
Commissariat de quartier “Dansaert”, 6 rue du Houblon: plus d’info
Commissariat de quartier “Vieux Marché”, 15 rue de l’Hectolitre: plus d’info
Commissariat de quartier “Nicolay”, 8 rue Nicolay: plus d’info
Commissariat de quartier “Houba”, 141 avenue Houba de Strooper: plus d’info

9° Les commissariat de la zone de police “Midi” (Saint-Gilles, Anderlecht et Forest)

Commissariat central de Saint-Gilles, 104 rue Antoine Bréart: plus d’info
Commissariat central d’Anderlecht, 36 rue Démosthène: plus d’info
Commissariat central de Forest, 30 rue du Curé: plus d’info
Commissariat de quartier, 2C avenue des Droits de l’Homme à 1070 Anderlecht: plus d’info
Commissariat de quartier, 2 rue Van Lint à 1070 Anderlecht: plus d’info
Commissariat de quartier, rue Victor Rauter à 1070 Anderlecht: plus d’info
Commissariat de quartier, 1 Parvis Saint-Gilles à 1060 Saint-Gilles: plus d’info

10° Les commissariats de la zone de police “Nord” (Schaerbeek, Saint-Josse et Evere)

Commissariat de police 1 “Rodenbach”, 15 avenue Georges Rodenbach à 1030 Schaerbeek: plus d’info
Commissariat de police 2 “Hoedemaekers”, 9 Square S. Hoedemaekers à 1140 Evere: plus d’info
Commissariat de police 3 “Roodebeek”, 66 avenue de Roodebeek à 1070 Anderlecht: plus d’info
Commissariat de police 4 “Bériot”, 2A rue de Bériot à 1210 Saint-Josse-ten-Noode: plus d’info
Commissariat de police 5 “Brabant”, 82 rue de Brabant à 1210 Saint-Josse-ten-Noode: plus d’info
Antenne “Koban-Brabant”, 2 rue Brichaut à 1030 Schaerbeek: plus d’info
Antenne “Haut-Evere”, 52  v. du Cimetière de Bruxelles à Evere : plus d’info

11° Les commissariats de la zone de police “Ouest” (Molenbeek, Jette, Ganshoren, Berchem-Sainte-Agathe et Koekelberg)

Commissariat “Centre”, 2 rue du Facteur à 1080 Molenbeek-Saint-Jean: plus d’info
Commissariat “Canal”, 30A quai des Charbonnages à 1080 Molenbeek-Saint-Jean: plus d’info
Commissariat “Marie-José”, 3 avenue De Rooveres à 1080 Molenbeek-Saint-Jean: plus d’info
Commissariat “Maritime”, 22-24 rue François Mus à 1080 Molenbeek-Saint-Jean: plus d’info
Commissariat “Mettewie”, 535 chaussée de Gand à 1080 Molenbeek-Saint-Jean: plus d’info
Antenne de quartier “Liverpool”, 33 rue de Liverpool à 1080 Molenbeek-Saint-Jean: plus d’info
Commissariat de Jette, 11 place Cardinal Mercier à 1090 Jette: plus d’info
Commissariat de Ganshoren, 163 avenue Van Overbeke à 1083 Ganshoren: plus d’info
Commissariat de Berchem-Sainte-Agathe, 15 rue des Alcyons à 1082 Berchem-Sainte-Agathe: plus d’info
Commissariat de Koekelberg, 4 rue de la Sécurité à 1081 Koekelberg: plus d’info

12° Les commissariats de la zone de police Uccle/Watermael-Boisfort/Auderghem

Commissariat central “Marlow” (Uccle), 17 rue Rouge à 1180 Uccle: plus d’info
Commissariat Tritomas (Watermael-Boisfort et Auderghem), 7 rue des Tritomas à 1170 Watermael-Boitsfort: plus d’info
Antenne Fort-Jaco, 22 avenue du Fort Jaco à 1180 Uccle: plus d’info

13° Les commissariats de la zone de police “Montgommery” (Etterbeek, Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert)

Maison de police Etterbeek, 122 chaussée Saint-Pierre à 1040 Etterbeek: plus d’info
Maison de police Woluwe-Saint-Lambert, 15 rue François de Belder à 1200 Woluwe-Saint-Lambert: plus d’info
Maison de police Woluwe-Saint-Pierre, 100 rue François Gay à 1150 Woluwe-Saint-Pierre: plus d’info

14° Hors Bruxelles

Les étrangers en situations irrégulières peuvent être placé (s’il ne leur est reproché que leur situation irrégulière) au:
Centre de rapatriement 127bis, 300 Tervuursesteenweg à 1820 Steenokkerzeel
Téléphone: 02 759 42 99

Considérant les manifestations qui s’y déroulent en raison de la proximité du centre 127 bis nous ajoutons à cette liste:
Commissariat de Zaventem, 20 Hoogstraat à 1930 Zaventem: plus d’info

L’aéroport international de Zaventem possède son propre commissariat.
Les services de police de l’aéroport sont joignables en permanence via le numéro de téléphone centralisé : 02 709 66 66.

 

Dossier(s): Non classé

Voici les initiatives prises lors du mois d’agitation pour Georges Abdallah: 30/10: Affichages en Seine-Saint-Denis ; 29/10: Tags à Bruxelles ; 29/10: Rassemblement à La Haye ; 29/10: Stand d’information à Paris ; 28/10: Initiative à Saïda ; 28/10: Affichages à Milan ; 27/10: Rassemblement à Beyrouth ; 26/10: Manifestation et tags à Lille ; 26/10: Rassemblement à Montréal ; 24/10: Rassemblement à Athènes ; 24/10: Tags à Clermont-Ferrand ; 24/10: Initiative à Toulouse ; 24/10: Rassemblement à Patra (Grèce)21-22-23/10: Trois journées solidaires à Bir-Zeit23/10: Soirée de soutien à Montréal23/10: Affichages à Paris et en Seine-Saint-Denis23/10: Rassemblement à Milan22/10: Initiative à Alger20/10: Intervention à Thessalonique20/10: Initiatives à Tripoli ; 19/10: Initiative à Göteborg ; 19/10: Soirée de soutien à Genève ; 19/10: Rassemblement et tags à Tunis ; 19/10: Initiatives à Beyrouth ; 19/10: 500 manifestants à Lannemezan ; 19/10: Initiative à Rafah ; 19/10: Rassemblement à Istanbul.

18/10: Tags à Milan ; 18/10: Grande soirée de soutien à Toulouse ; 18/10: Affichages et stickers à Zürich ; 17/10: Initiative à La Corogne ; 17/10: Soirée de soutien à Hambourg15/10: Stand d’information à Toulouse14/10: Tags à Genève14/10: Initiative à l’ambassade de France à Beyrouth13/10: Nouvelle vidéo “Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier des raisons d’Etats”12/10: Soirée de soutien à Montpellier11/10: Rassemblement à Bruxelles11/10: Soirée de soutien à Bordeaux11/10: Salut solidaire de Gaza10/10: Conférence à Nanterre9/10: Débat à Toulouse9/10: Intervention à Bruxelles6/10: Stand et expo à Charleroi5/10: Intervention à Zürich5/10: Rassemblement à Göteborg4/10: Banderole et fumi à Liège3/10: Soirée solidaire à Toulouse2/10: Tag géant et collages à Toulouse01/10: Manifestation à Zürich29/9: Brunch à Toulouse26/9: Conférence à Genève24/9: Stand d’information à Toulouse21/9: Collage géant à Bruxelles21/9: Conférence à Bruxelles.

Manifestation pour la libération de Georges Abdallah à Lannemezan

Lire l’appel au mois d’agitation

Au moins 69 Palestiniens ont été blessés vendredi lors d’affrontements avec des soldats israéliens dans l’est de la bande de Gaza. Ces affrontements ont éclaté dans l’après-midi entre des milliers de manifestants palestiniens et de soldats israéliens lors des manifestations hebdomadaires anti-israéliennes, également connues sous le nom de “Grande marche du retour”. Des manifestants de Gaza ont brandi des drapeaux palestiniens, se sont approchés de la clôture des frontières avec Israël, ont scandé des slogans contre Israël et lancé des pierres et des grenades artisanales sur les soldats et leurs véhicules stationnés à la frontière. Depuis le début des manifestations hebdomadaires à la fin du mois de mars de l’année dernière, l’armée israélienne avait tué 312 manifestants et en avait blessé plus de 19 000 par des tirs à balles de guerre.

Manifestant palestinien à Gaza (archive)

Quatre policiers de la zone de Bruxelles-Ixelles (qui les soutient) ont demandé jeudi matin devant la 4e chambre du tribunal civil de Bruxelles 20.000 euros de dommages-intérêts au collectif Krasny, à la Ligue des droits humains (LDH), à Zin-TV et au photographe Frédéric Moreau de Bellaing, auteur d’images illustrant, selon les organisateurs de l’exposition « Don’t Shoot », les violences policières. Une plainte antérieurement déposée au pénal avait été classée sans suite. Les policiers reprochent aux organisateurs et au photographe d’avoir porté atteinte à leur honneur, à leur réputation et à leur vie privée en exposant des images où ils sont identifiables. L’argument de leur avocat est que ses clients sont qualifiés d’auteurs de violences policières, ce qu’aucune décision judiciaire n’a établi. La prise de photos dans l’espace public de policiers dans l’exercice de leurs fonctions est un droit, sauf lorsqu’elle « participe à l’infraction » ou « incite à un trouble de l’ordre public ». Des restrictions existent aussi pour la prise d’images concernant des affaires soumises au secret de l’instruction.

L'affiche de l'expo

Mardi 8 septembre, le président équatorien Lenin Moreno a ordonné un couvre-feu nocturne autour des lieux de pouvoir suite à des émeutes massives à Quito. Les manifestant·e·s protestent contre la hausse massive du prix de l’essence décidée par le président en échange d’un prêt financier du FMI. La liberté de circulation a été restreinte entre 20h00 et 05h00 locales pour “les zones adjacentes aux bâtiments et aux installations stratégiques telles que les bâtiments qui abritent la puissance publique”. Face à l’ampleur de la mobilisation, Moreno avait déjà du déplacer lundi le siège du gouvernement dans la ville Guayaquil et avait proclamé l’état d’urgence pendant 60 jours pendant lesquelles les forces armées pourront réprimer le mouvement. Le couvre-feu s’étendra sur la même durée.

L’Équateur connaît depuis début octobre un mouvement social inédit depuis 2007, marqué par des blocages de routes et de puits pétroliers en Amazonie. Des manifestations, des émeutes et des grèves paralysent le pays. Ce mardi les affrontements ont continué dans la capitale et le Parlement a été brièvement envahi par les manifestant·e·s qui ont ensuite été repoussé·e·s par des policiers et des militaires. On compte 570 arrestations. Lundi, les manifestant·e·s avaient pénétré dans le bureau du contrôleur général et avaient incendiés plusieurs véhicules militaires. Des milliers de personnes continuaient d’affluer vers Quito pour participer mercredi à une grande manifestation aux côtés des syndicats.

Émeutes massives à Quito

Émeutes massives à Quito