Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

La police sud-africaine a eu recours dimanche à des canons à eau et à des grenades assourdissantes pour disperser des manifestants dans la “ceinture du platine” près de Johannesburg après une visite mouvementée d’un ministre venu faire campagne en vue des élections du 7 mai.

Le ministre des Sports, Fikile Mbalula, (ANC) a été caillassé par des adhérents de l’AMCU (Association of Mineworkers and Construction Union), le syndicat à l’origine d’une grève de trois mois dans les mines de la région. Le ministre a dû être évacué sous escorte policière après avoir été confronté à une foule hostile dans le bidonville de Freedom Park au nord-ouest de Johannesburg. La manifestation a ensuite tourné en émeute: deux salles municipales et le domicile d’un élu de l’ANC ont été incendiés. L’AMCU exige un doublement du salaire minimum pour les mineurs pour le porter à 850 euros. Malgré 13 semaines de grève, les discussions la semaine passée avec les dirigeants des groupes miniers se sont soldées par un échec.


Afrique du Sud: Affrontements après la visite d’un ministre
Afrique du Sud: Affrontements après la visite d’un ministre

Ricardo H., un étudiant chilien, se rendait avec un ami au festival Steenrock 2011 organisé devant le centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel lorsqu’ils se sont fait contrôler par la police. Ricardo H. s’était opposé verbalement au contrôle d’un agent de police de Zaventem qui lui a assené plusieurs coups à l’aide d’une matraque télescopique, lui fracturant la mâchoire. L’agent a affirmé que l’étudiant qui lui semblait menaçant ce qui était démenti par plusieurs témoins. Ce lundi, le tribunal correctionnel de Bruxelles a estimé que Ricardo H. avait bien insulté l’agent de police et lui avait manqué de respect. La violence dont a fait preuve le policier a été déclarée « réelle et excessive », mais le policier a bénéficié d’une suspension du prononcé de la condamnation de la part du tribunal. Ricardo H. a écopé de 8 jours de prison pour insulte.

La grève chez Dimequip, entreprise spécialisée dans les équipements médicaux jetables, avait commené mardi et faisait suite à la non-reconduction d’un contrat à durée déterminée pour une travailleuse présente sous CDD successifs depuis neuf ans. Selon la CSC la direction abuserait des contrats CDD afin de pousser à la production. Un huissier de justice et les forces de l’ordre sont intervenus au piquet et la CSC a informé aujourd’hui qu’elle suspendait la grève.

Belgique: Huissiers et policiers chez Dimequip

Un commandant maoïste dont la tête avait été mise à prix a été capturé lundi dans le district de Kanker (état de Chhattisgarh). Les autorités présentent la capture de Suraj Patel, alias Mohit Kumar, comme une reddition. Journaliste progressiste, Suraj Patel avait rejoint le PCI(m) en 2005 et était devenu l’éditeur du magazine maoiste Bhumkal.

Quatre étudiants, soupçonnés d’avoir participé aux violents affrontements qui ont eu lieu jeudi à l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès, faisant un mort (un militant islamiste) et deux blessés, ont été interpellés dimanche. Ces nouvelles interpellations portent à huit le nombre d’étudiants qui ont été arrêtés dans le cadre de ces incidents ayant opposé à la faculté des sciences les islamistes d’Attajdid Tollabi aux communistes de Voie Démocratique Basiste (Annahj Dimocrati Al Qaidi). 

Dimanche, quatre étudiants ont été déférés par la police judiciaire devant le procureur général près la cour d’appel de Fès qui a décidé de les présenter au juge d’instruction.

 Trois d’entre eux, accusés notamment d' »homicide volontaire avec préméditation », ont été placés en détention préventive à la prison Ain Kadous, alors que le quatrième mis en cause a été libéré.

Les affrontements à l’arme blanche ont éclaté quand les étudiants de la Voie Démocratique ont voulu empêcher une table ronde organisée par les islamistes qui avaient invité un islamiste impliqué dans l’assassinat de Benaissa Ait Eljid, un étudiant communiste, tué au début des années 90.

La capture des sous-officiers a été opérée par un commando armé pendant une manifestation de masse contre la construction d’une nouvelle caserne de gendarmerie dans la province kurde de Diyarbakır. Dans un autre incident, un unité de l’armée a subi un tir nourri dans la province d’Hakkari, dans une région montagneuse proche de la frontière irakienne. Une opération de ratissage a été lancée avec l’appui d’avions et d’hélicoptères. Le PKK a déclaré un cessez-le-feu l’année passée, mais les incidents se sont multipliés ces derniers jours.

Combattants du PKK

Combattants du PKK

Le 7 novembre 2012, quelques 250 ouvriers grévistes et syndicalistes de chez Ford Genk se sont rendus sur le site de l’usine Ford à Cologne où se tenait le conseil d’entreprise européen de Ford, pour protester contre la fermeture de leur usine. La police est rapidement intervenue pour les empêcher d’accéder au site et a chargé à plusieurs reprises en direction des manifestants, lesquels ont lancé des pétards. Les policiers ont répliqué à coups de matraque avant de parvenir à encercler la délégation belge.

Le tribunal de Cologne vient de fixer le premier procès des travailleurs belges Ford au 11 juin. Contre la criminalisation des conflits du travail, une manifestation est organisée le samedi 7 juin dans le centre de Cologne (RV 16H00 Alte Feuerwache Köln, Melchiorstr. 3, 50670 Köln)

Les policiers sont intervenus hier vers 6 heures pour évacuer une douzaine de squatteurs, qui occupaient l’ancienne gendarmerie de Pantin, située rue Lakanal, depuis un an environ. Le tribunal administratif de Montreuil avait ordonné leur expulsion le 18 décembre. Le collectif de squatteurs, composé d’étudiants, de jeunes travailleurs ou de sans-emploi venus de toute l’Ile-de-France, contestait cette décision de justice. L’évacuation s’est achevée sans violence vers 11 h 30. Un des occupants a été interpellé, après avoir tenté de franchir les grilles entourant la mairie avec sa camionnette, dans laquelle se trouvaient les ruches présentes dans le squat.

Le président du troisième tribunal pénal national, a ordonné samedi après-midi la mise en détention de six membres de la direction du Mouvement pour l’amnistie et les droits fondamentaux (Movadef) accusés le liens avec le PCP-SL, y compris l’avocat Alfredo Crespo , qui représente Abimael Guzman, le Président Gonzalo du PCP-SL.

Restent donc emprisonnés Alfredo Crespo, Carlos Gamero (le sous-secrétaire aux affaires juridiques), Apac Olmert Vega, Walter Huamanchumo, Fernando Olórtegui Crispin et Cindy Soto Raimondi. Les autres des 28 membres du Movadef arrêtés ont été mis en résidence surveillée. Certains des accusés, y compris Crespo, ont décidé de faire appel.