Au moins treize Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens aujourd’hui alors que l’armée d’occupation israélienne a réprimé des centaines de manifestants dans le village de Beita, au sud de Naplouse, en Cisjordanie occupée. Sur les treize blessés, un Palestinien a été blessé par balles réelles, tandis que les 12 autres ont été blessés par des balles enrobées de caoutchouc. Depuis plus de quatre mois, le village de Beita est le théâtre de manifestations presque quotidiennes contre la construction d’un avant-poste de colonisation illégale près du village, appelé Evaytar.
Bien que les autorités d’occupation israéliennes aient évacué les colons juifs illégaux qui résidaient dans l’avant-poste pendant près de deux mois, Israël a gardé le site sous son contrôle et n’autorise pas les Palestiniens à accéder à leurs terres. Au moins six Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens lors des manifestations en cours à Beita au cours des derniers mois

Le nombre de personnes emprisonnées pour des motifs politiques en République fédérale d’Allemagne ne cesse d’augmenter. Les organes répressifs de l’État ont récemment augmenté leur recours aux arrestations et aux peines de prison. Findus, de Stuttgart, qui avait été condamné à deux ans et demi de prison pour son activisme contre les mouvements de droite, a vu sa peine de prison commencer le 19 juillet 2021.  Le 15 septembre, le militant de Nuremberg, Jan, devra aller en prison. Avec le rejet de l’appel, le verdict du « Jamnitzer Platz » de février 2021 est devenu juridiquement contraignant : bien que Jan n’ait même pas été présent le jour en question, le tribunal régional de Nuremberg l’avait condamné à 14 mois de prison pour avoir participé à des manifestations spontanées contre la gentrification et la répression. On lui reproche d’avoir crié sur la police.

Par ailleurs, les deux antifascistes Dy et Lina ainsi que la militante pour le climat Ella sont en prison depuis novembre 2020, soit depuis neuf mois. Alors que Dy, de Stuttgart, est accusé d’avoir participé à une confrontation physique avec des membres du faux syndicat fasciste « Zentrum Automobil » et est inculpé dans l’actuel « procès Wasen », Lina, de Leipzig, et de nombreux-ses autres militant-e-s font l’objet d’une enquête au titre de l’article 129 (« organisation criminelle »). Ce paragraphe est fréquemment utilisé pour criminaliser des structures antifascistes. Le procès contre Lina doit commencer le 8 septembre.

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Un commandant adjoint de la Police des frontières indo-tibétaine (ITBP), ainsi qu’un autre paramilitaire de l’ITBP, un sous-inspecteur adjoint, ont été tués vendredi dans une embuscade de la guérilla maoïste dans le district de Narayanpur, dans l’état du Chhattisgarh. L’attaque a eu lieu vers 12h10 près du camp Kademeta du 45e bataillon de l’ITBP. Une escouade du 45e bataillon de l’ITBP, qui était en opération de contrôle de la zone, a été la cible de tirs d’un petit commando de guérilleros, alors qu’elle se trouvait à environ 600 mètres du camp. Après l’attaque, les maoïstes sont partis en emportant un fusil AK-47, deux gilets pare-balles et une radio.

policiers de l’ITBP

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La loi relative aux mesures de police administrative lors d’une situation d’urgence épidémique, connue sous le nom générique de « loi pandémie » a été publiée vendredi par le Moniteur belge, plus d’un mois après son adoption, le 15 juillet, par la Chambre. Cette loi donne au gouvernement fédéral la possibilité de déclarer une situation d’urgence épidémique pour une durée de maximum trois mois, par un arrêté royal. Chaque arrêté royal déclarant ou prolongeant cette situation prendra effet immédiatement, mais devra être confirmé par la Chambre dans un délai de quinze jours. À défaut de confirmation, l’arrêté devient caduc.

Dès la situation d’urgence déclarée, le gouvernement pourra adopter plusieurs mesures de police administrative concerneront l’accès au territoire belge, la limitation d’accès ou la fermeture d’une ou plusieurs catégories d’établissements ainsi que des lieux de réunion, la limitation ou l’interdiction des rassemblements, la limitation ou l’interdiction des déplacements, la fixation de conditions d’organisation du travail et la détermination de mesures de protection sanitaire. Le gouvernement pourra aussi définir des modalités pour des réquisitions. Lorsque les circonstances locales l’exigent, les gouverneurs et bourgmestres pourront prendre des mesures renforcées.

Les infractions constatées aux mesures édictées pourront être sanctionnées d’une amende d’un à 500 euros, d’une peine de travail de 20 à 300 heures, d’une peine de probation autonome de six mois à deux ans, d’une peine de surveillance électronique d’un mois à trois mois ou d’une peine d’emprisonnement de maximum trois mois. Ces condamnations seront retirées du casier judiciaire trois ans après la décision

Police Fédérale

Police Fédérale

La police enquête sur événement commémorant la mort d’un gréviste de la faim républicain. Deux hommes ont tiré une salve d’honneur à Derry pour marquer le 40e anniversaire de la mort d’un volontaire de l’INLA, Michael Devine. Cet hommage a été rendu devant une peinture murale de Devine, en présence de plusieurs autres participants. Michael Devine, qui venait du quartier Creggan de Derry, est décédé à la prison de Maze le 20 août 1981 à l’âge de 27 à 60 jours après avoir rejoint la grève de la faim (voir notre article). Voir la vidéo

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Un rapport du « Movement for Black Lives » (M4BL) démontre que le gouvernement fédéral a délibérément ciblé les manifestants du mouvement Black Lives Matter en engageant des poursuites pénales musclées dans le but de perturber et de décourager le mouvement. Les données empiriques démontrent qu’à mesure que les soulèvements de l’été 2020 augmentaient, la présence policière, le déploiement d’agents fédéraux et les poursuites contre les manifestants augmentaient également.

Le rapport analyse 326 affaires pénales ouvertes par des procureurs fédéraux américains concernant des comportements présumés liés aux manifestations organisées dans le cadre de Black Lives Matter. Dans 92,6 % des cas, il existait des délits équivalents au niveau de l’État qui auraient pu être utilisés pour poursuivre contre les accusés, la plupart avec des peines potentielles moins sévères. L’une des principales conclusions du rapport est que la poussée pour utiliser des accusations fédérales contre les manifestants est venue de directives de Donald Trump et de l’ancien procureur général William Barr. Le rapport souligne également la différence flagrante dans la manière dont le gouvernement a traité les manifestations liées au Covid-19 contre les fermetures des administrations locales et l’obligation de porter un masque pendant la même période.

Black live matter

Black live matter

De violents affrontements ont eu lieu dans la nuit du mercredi 18 août dans la commune de Suba, à Bogota, entre les forces anti-émeutes (Esmad) et des manifestants anti-gouvernementaux. Les manifestants ont érigé des barricades et allumé des feux de joie, forçant la suspension des transports publics dans ce quartier de la capitale. Ils ont affrontés la police avec des cocktails Molotov, des gourdins et des machetes. La même nuit, des barricades ont été édifiées dans d’autres endroits de Bogota.

La localité de Foulata a été le théâtre de violents heurts entre forces de l’ordre et populations locales. A l’origine, des manifestations de femmes pour exiger des emploi pour leurs enfants à la société minière AngloGold Ashanti. de Guinée. Durant trois jours, elles campaient devant le bloc 2 de la société empêchant toute activité. L’intervention des forces de sécurité, mardi 17 août, a fait 28 blessés, dont plusieurs par balle. Face à l’ampleur de la répression, ses habitants ont même déserté leur maison pour se réfugier en brousse, de peur d’être arrêtés. Plusieurs blessés dont des femmes ont été enregistrés dans ces accrochages qui ont débuté mardi. Il y aurait eu au moins 36 arrestations. Les personnes arrêtées n’ont pour le moment pas été déférées. Les habitants ont incendié 3 bulldozers, une voiture personnelle, le groupe électrogène du garage, ainsi qu’un dépôt de pétrole de la société minière.

Une victime de la répression, hospitalisée

 

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Le 16 août, un haut responsable des Unités de résistance de Sinjar, la force d’auto-défense des Yézidis, Saeed Hassan Saeed a été touché par un raid mené par les forces turques dans la région du Sinjar. Il a ensuite été admis dans une ancienne école transformée en clinique, située précisément dans le village de Sekaina. Cette clinique a été visée le lendemain par des drones turcs. Ce raid, qui a fait huit morts et huit blessés, est un crime de guerre puisque la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre précise, dans son article 18, que « les hôpitaux civils organisés pour donner des soins aux blessés, aux malades, aux infirmes et aux femmes en couches ne pourront, en aucune circonstance, être l’objet d’attaques ».

Précisions/Corrections
Le 16 août, Saeed Hassan Saeed a en fait été tué par le raid turcs. Ce sont d’autres membres des YBŞ, blessés lors de ce raid, qui ont ensuite été admis dans la clinique de Sekaina, visée le lendemain par des drones turcs.

Les huit victimes du bombardement de la clinique

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Les talibans ont pu mettre la main sur des dispositifs biométriques américains qui pourraient les aider à identifier les personnes étant venues en aide aux forces de coalition. Connus sous l’acronyme HIIDE (pour « Handheld Interagency Identity Detection Equipment »), ces appareils auraient été saisis il y a quelques jours seulement, dans le cadre de l’offensive des talibans. Or, ces dispositifs contiennent de nombreuses informations stratégiques, y compris des empreintes digitales et des scans d’iris de populations afghanes, regroupés au sein de bases de données centralisées.

Servant notamment sur le terrain pour l’usage de cartes d’identité, elles pourraient aujourd’hui permettre aux talibans de retrouver les populations ayant travaillé avec l’ancien régime ainsi que les armées étrangères sur place. Si ces données ne sont pas immédiatement accessibles dans les systèmes HIIDE, les talibans n’auront pas beaucoup de mal à y accéder in fine, peut-être avec l’aide de l’agence de renseignements pakistanaise, qui a déjà collaboré avec les talibans. La plateforme HIIDE contiendrait les données biométriques d’une majorité d’Afghans, utilisées par l’armée américaine il y a plusieurs années dans le cadre de la traque d’Oussama Ben Laden et d’autres personnes.