Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Plus de 400 manifestants de l’opposition s’étaient rassemblés devant l’hôtel de ville de Kiev alors que s’y tenait une audience visant à prolonger l’autorité de l’actuelle législature de la ville. Cela fait plusieurs mois maintenant que l’opposition réclame de nouvelles élections. Hier, les manifestants ont tenté de forcer le barrage policier à l’entrée du bâtiment mais en ont été violemment empêchés par les forces de sécurité. Celles-ci ont tiré des gaz lacrymogènes et fait usage de leurs matraques pour disperser la foule. Quatre membres de l’opposition et un journaliste ont été interpellés en marge des affrontements qui ont fait plusieurs blessés.

Manifestation de l’opposition à Kiev

Manifestation de l'opposition à Kiev

Hospitalisée dimanche et mise sous perfusion, Nadejda Tolokonnikova a mis un terme à sa grève de la faim mardi à 11 heures. Depuis le 23 septembre, la détenue avait cessé de s’alimenter pour dénoncer les conditions de détentions dans le camp de travail de Mordovie où elle purge une peine de deux ans pour avoir chanté une ‘prière punk’ dans une cathédrale moscovite. Outre des changements dans les conditions de vie de la colonie pénitentiaire, elle réclamait son transfert vers un autre camp. C’est pour des raisons de santé qu’elle a été contrainte d’arrêter sa grève, mais les autorités pénitentiaires ‘examineront avec bienveillance sa demande d’être transférée dans une autre colonie’.

Suite à leur action contre la plateforme pétrolière de la société russe Gazprom dans l’Artique et à l’arraisonnement de leur navire le 19 septembre, 30 militants de Greenpeace ont été placé en détention préventive par un tribunal de Mourmansk (nord-ouest). Les procédures d’inculpation par le comité d’enquête ont débuté ce mercredi et cinq militants se sont vus signifier leur inculpation pour ‘piraterie en bande organisée’, ce qu’ils réfutent en bloc. En Russie, le crime de piraterie est passible de quinze ans de prison. De son côté, l’ONG accuse la Russie d’avoir illégalement pris d’assaut le bateau dans les eaux internationales.

Cela fait aujourd’hui 47 jours que les enseignants de Rio mènent un vaste mouvement de grève. Ils s’opposent à la récente proposition salariale du maire de la ville dont le vote devait avoir lieu hier à l’hôtel de ville. Ils dénoncent le fait que celle-ci ne rencontre pas l’ensemble de leurs revendications et demandent son retrait avant de recommencer de nouvelles négociations. Dans l’après-midi d’hier, les grévistes s’étaient réunis devant le bâtiment. Lorsqu’ils ont tenté d’y pénétrer afin de faire entendre leur voix lors du vote, la police est intervenue pour les en empêcher en utilisant des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des projectiles en caoutchouc. Plus tôt dans la journée, elle était déjà intervenue de la même manière pour tenter de disperser le rassemblement des grévistes.

Gaz lacrymogènes contre enseignants à Rio

Une centaine de demandeurs d’asile afghans occupaient depuis lundi l’église Sainte-Croix située à proximité de la place Flagey, à Ixelles. Il s’agit d’une partie du groupe d’Afghans qui ont été expulsés vendredi dernier de leur squat de la rue du Trône, à Ixelles. Le curé a appelé les autorités communales de la présence de réfugiés afghans dans l’édifice et a exigé aux occupants de quitter les lieux pour 16h00. La police te un huissier sont venus. Parmi les Afghans présents se trouvent des familles avec des enfants. Tous ont quitté l’église. Le dispositif policier a été levé.

Une centaine de syndicalistes se sont regroupés ce vendredi devant le tribunal d’Annecy, pour soutenir deux membres de la CGT accusés de diffamation, envers le patron d’une entreprise haut-savoyarde de Rumilly, dans un tract datant de janvier 2011. Les manifestants demandent l’arrêt immédiat des poursuites.

manif CGT Annecy

manif CGT Annecy

Les opérations conjointes de la police et de l’armée péruviennes contre les réseaux logistiques du PCP-SL dans la région VRAE se poursuivent. Le bilan provisoire est 23 arrestations, parmis lesquels des paysans, d’anciens maires, des salariés des municipalités.

pérou contre-guérilla

pérou contre-guérilla

Les marins de Sidi Mansour (Sfax) ont manifesté, hier tard dans la nuit, pour demander la libération de l’un des leurs arrêté par la police maritime. Très vite un accrochage a lieu puis des confrontations avec la police, obligeant les agents de l’ordre à tirer des coups de feux en l’air pour calmer les manifestants. Aujourd’hui, les manifestations ont repris de plus belle, les manifestants soutenus cette fois par les habitants de Sidi Mansour, accusant la police d’avoir tué la veille l’un des leurs.

sidi mansour affrontements

sidi mansour affrontements

Herrira est l’organisation de défense des prisonniers de la gauche nationaliste basque. En 2012 et en 2013, à Bilbao, plus de 100 000 personnes étaient sorties dans la rue à l’appel de Herrira. Hier matin, ce même mouvement a fait l’objet d’une opération policière d’envergure qui s’est déroulée dans les quatre provinces du Pays Basque Sud. En plus d’avoir fermé les locaux du mouvement à Hernani, Iruñea, Bilbo et Gasteiz, la police a interpellé 18 personnes.

La justice espagnole les accuse d’avoir fait “l’apologie du terrorisme” et d’avoir “intégré” et “financé une bande armée”. Dans le cadre de cette opération, la justice espagnole a bloqué les comptes bancaires de Herrira et a ordonné la fermeture de 32 profils sur Twitter, 125 profils sur Facebook et 38 pages Web. Créé il y a un an et demi, Herrira a centré son travail sur la reconnaissance des droits des prisonniers issus du conflit basque. La justice espagnole l’accuse notamment d’avoir “pris la relève d’Askatasuna/Gestoras Pro-Amnistia dans la convocation et le soutien de manifestations faisant l’apologie des prisonniers de l’ETA et de leurs idéaux”.

La police au siège d’Hernani de Herrira

La police au siège d'Hernani de Herrira