Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Des manifestations d’étudiants ont entraîné des perturbations le 25 juillet à Santiago. Ces actions avaient pour but d’exiger la libération de prisonniers politiques. Les étudiants de l’Institut General Jose Miguel Carrera ont bloqué l’Avenida Libertador General Bernardo O’Higgins, l’une des principales artères de la ville. Des affrontements avec la police ont éclaté dans la zone, les manifestants lançant des cocktails Molotov et d’autres objets sur les agents. Plusieurs dizaines de manifestants avaient revêtus des combinaisons jetables blanches. Par ailleurs, les étudiants du Lycée Manuel Barros Borgono, située à proximité, ont bloqué la Calle San Diego à l’intersection avec la Calle Maule.

Dossier(s): Amérique Latine Tags: ,

Budh Ram Madkam, alias Mahangu Deva, était membre du comité régional Katekalyan du Parti Communiste d’Inde (Maoiste). Il a été tué  la forêt près du village de Jabrameta, vers 12h30, par un détachement des paramilitaires de  réserve du district (DRG). Il faisait l’objet d’un avis de recherche pour une douzaine de dossiers liés à l’activité de la guérilla maoïste et 500.000 roupies était offerte sur sa tête.

Opération anti-maoïste de la DRG (archive)

Dossier(s): Inde-Népal Tags: , ,

Moins de 24 heures après l’investiture du nouveau président Ranil Wickremesinghe, les forces de sécurité en tenue antiémeute, armées de fusils d’assaut automatiques, ont délogé les manifestants, démonté les barricades et encerclé le complexe du secrétariat présidentiel. Il avait été envahi par des milliers de manifestants, précipitant la chute du président Gotabaya Rajapaksa, il y a près de deux semaines (voir notre article). Les soldats ont interpellé plusieurs personnes et détruit les tentes dressées le long de l’avenue menant au palais présidentiel, tandis que la police bloquait les rues adjacentes pour empêcher de nouveaux manifestants d’arriver sur place. Les soldats ont agressé des individus, dont des journalistes, à coups de matraque, alors qu’ils avançaient vers de petits groupes de manifestants rassemblés sur le campement baptisé « GotaGoGama » (« Village Va-t-en Gota(baya) »).

Le nouveau président avait mis en garde mercredi soir « les fauteurs de troubles » et promis la sévérité s’ils tentaient de perturber son gouvernement. Lundi, alors encore président par intérim, Wickremesinghe avait instauré l’état d’urgence, accordant aux forces armées et à la police des pouvoirs étendus. Le pays est ravagé par une crise économique catastrophique, à court de devises, marqué par de longues pannes d’électricité, des pénuries de nourriture, de carburant et de médicaments depuis des mois.

A la mi-juillet, la police métropolitaine de Londres (MET) a déployé un système de reconnaissance faciale en direct (LFR) à Oxford Circus. Le système LFR monté sur un véhicule a été installé à l’extérieur de la station de métro et a scanné les données biométriques d’environ 15 600 personnes. Sur ces 15 600 personnes, quatre étaient des « vraies alertes », et trois personnes ont été arrêtées par la suite. La police a déclaré dans un communiqué : « Cette technologie contribue à la sécurité des Londoniens et sera utilisée pour retrouver les personnes recherchées pour des infractions violentes et graves, ainsi que celles faisant l’objet d’un mandat d’arrêt non exécuté émis par le tribunal ». L »utilisation de la LFR est depuis longtemps controversée, et son utilisation par les forces de police britanniques a déjà été jugée illégale.

Au moins six Palestiniens ont été blessés par les forces d’occupation israéliennes aujourd’hui lors de la manifestation hebdomadaire contre la construction et l’expansion des colonies israéliennes dans le village de Kafr Qaddum, dans la province de Qalqilia en Cisjordanie. Les soldats de l’occupation israélienne ont attaqué les manifestants avec des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes, blessant cinq d’entre eux par des balles en caoutchouc et provoquant de nombreux cas de suffocation par inhalation de gaz. Depuis de nombreuses années, les villageois de Kafr Qaddum et des villages voisins organisent chaque vendredi des manifestations hebdomadaires contre la construction de colonies israéliennes illégales.

La police tunisienne a procédé vendredi à des arrestations musclées de manifestants protestant contre le président Kais Saied et la nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum lundi. Cette nouvelle Constitution accorde de vastes pouvoirs au président. Les  manifestants s’étaient rassemblés devant le Théâtre municipal sur l’avenue Habib Bourguiba, l’artère centrale de la capitale, encadrée par un important dispositif policier. Les manifestants, qui scandaient: «nous, peuple tunisien, n’avons pas écrit cette Constitution», se sont dirigés vers le siège du ministère de l’Intérieur et ont tenté de retirer des barrières de sécurité. Des policiers, matraques et bombes de gaz lacrymogène à la main, leur ont barré la route et ont arrêté une dizaine de manifestants.

Un membre recherché de la Nouvelle Armée Populaire a été tué par les militaires du 70e bataillon d’infanterie (IB) de l’armée philippine dans la province de Rizal. Il s’agit de Jovel Agudez, alias « Ka Loward ». Agudez et neuf camarades ont été surpris par les troupes gouvernementales au pied d’une colline vers 7 h 10 du matin à Barangay Kaybanban. Les militaires ont ouvert le feu, et ont trouvé sur le terrain le corps d’Agudez avec un fusil M-16, des munitions pour la même arme, un sac à dos contenant de la nourriture, des condiments et des documents politiques. Le détachement d’Agudez était recherché pour l’enlèvement et l’exécution d’un garde forestier de Dumagat dans un site montagneux près du barrage d’Ipo à Norzagaray le mois dernier.

Combattants maoïstes

Combattants maoïstes

Le 19 juillet, huit syndicalistes, dont quatre du syndicat SI Cobas et quatre de l’USB (Unione Sindacale di Base) ont été joints à leur domicile pour une notification d’assignation à résidence. A la tête de l’opération le parquet de Piacenza, qui a produit 350 pages d’ordonnances à l’encontre de plusieurs dirigeants syndicaux locaux et nationaux de deux syndicats. C’est un nouveau mode opératoire judiciaire contre les luttes ouvrières dans la logistique, qui cible à nouveau le coordinateur national du SI Cobas, Aldo Milani. Les chefs d’accusation sont nombreux et graves : résistance à un agent public, blocage d’un service public, violence privée, association de malfaiteurs, et autres.

En réponse, les deux syndicatss ont proclamé une journée complète de grève générale entre mercredi 19 juillet et le lendemain. Des secteurs entiers du personnel logistique étaient déjà en grève et mobilisés ce jour, convergeant notamment devant la préfecture de Piacenza pour exiger la libération immédiate des syndicalistes arrêtés. Plusieurs rassemblements de protestation sont organisés ces jours-ci dans plusieurs villes italiennes, et une manifestation nationale est prévue ce samedi à Piacenza.

 

Dossier(s): Italie

Plusieurs actions de blocage du Pays basque ont été organisées ce samedi 23 juillet pour réclamer la libération de deux prisonniers basques septuagénaires, anciens membres d’ETA incarcérés depuis 32 ans, Jakes Esnal et Ion Parot. Environ 1700 personnes selon les organisateurs se sont réparties samedi sur dix points de blocage d’axes de circulation, sur la côte basque comme à l’intérieur des terres. Ces opérations avaient été interdites par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Vers 8h30, un groupe a réussi à pénétrer sur le tarmac de l’aéroport de Biarritz avant d’en être délogé par la police et d’être placé en garde à vue pour «introduction non autorisée dans la zone côté piste d’un aéroport». À Biarritz, vers midi, le boulevard qui relie autoroute, gare et aéroport a été bloqué. Des militants se sont enchaînés dans la matinée aux voies de chemin de fer à Boucau, au nord de Bayonne. Le trafic ferroviaire a été interrompu vers 11H00 dans les deux sens de circulation. Il y a eu au moins six arrestations.

voir le fil info

EDIT: il y a eu au total 26 arrestations.

Dossier(s): Pays-Basque

Un nouveau manifestant a été tué par balle jeudi 21 juillet, portant à 115 le bilan de la répression depuis le coup d’État du général Abdel Fattah al-Burhane le 25 octobre 2021. Ce manifestant a été tué à Omdourman, la banlieue nord-ouest de Khartoum.

Dossier(s): Afrique